Tokio Hotel fans from Romania
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Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

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Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:01 pm







Chapitre 1


28 ans.
J’ai 28 ans.

« Toute la vie devant toi ! » me dit ma mère. Certes … mais plus maintenant. Tout a changé, les données ne sont plus les mêmes. Va falloir les remettre en ordre, ou dans un ordre différent de celui d’avant et … ça va pas être facile !

28 ans … et je suis … veuve …


**** Flash-back ****




_ Madame Kalt, veuillez me suivre s’il-vous-plaît, me demande l’agent de police new-yorkais.

Je comprends pas ce qu’il me veut, celui-là ! C’est la soirée la plus importante de toute ma vie et il me demande de quitter une salle pleine de gens venus rien que pour moi. Je dois savoir si je me suis plantée ou pas. Le reste de ma vie et de celle de ma famille en dépend.

_ Ça ne pourrait pas attendre 2 ou 3 heures, monsieur l’agent ?? (Faut toujours rester poli avec les forces de l’ordre ! Ça passe mieux.)
_ Non, madame !

Bon.
Alors je le suis après avoir demandé à Mathew, mon agent, de faire patienter la salle si je ne suis pas revenue dans 10 minutes.
Ça m’énerve de ne pas savoir ce qu’il me veut.
Et puis il est où ce crétin de mari ?? « Non, keep cool, ma grande ! Avec le monde qu’il y a, il doit avoir du mal à arriver jusqu’à son siège. »

_ Madame ? s’interroge l’agent.
_ Oui, excusez-moi, je pensais à quelque chose. Vous disiez ?
_ Votre mari s’appelle bien … Kalt Fabio ??
_ Euh … oui. Pourquoi ?
_ Et votre fils … Kalt Léo ?
_ Oui. Pourquoi ?!
Je commence à m’énerver. Quelque chose ne va pas, je le sens au fond de mes tripes. Une boule me noue le ventre. Des films défilent dans ma tête … mais ce ne sont pas les miens.
_ Bien, me répond-il. Vous allez devoir me suivre à …
Mais qu’est-ce qu’il me raconte celui-là ?? Le suivre ? Mais où ? Et pourquoi ces questions sur Fabio et Léo ?? Il leur est arrivé quelque chose ou quoi ?
J’aime pas sa tête, enfin le masque qu’il colle sur son visage : trop compatissant, trop solidaire, trop … mortuaire !
_ Maintenant vous allez me dire ce qui se passe ou je ne vous suis pas ! Ma voix devient stridente et tremble. Je sens que ça va être un mauvais moment à passer, un très mauvais moment même …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:02 pm

**** De nos jours ****



Alors, qu’est-ce qu’il me dit ce billet ?
Classe affaire : « Au moins j’aurai de la place. »
2 places : « Pour pas être dérangée par un voisin. »
Destination : Sydney, Australie. « Surfeurs, kangourous, bush, aborigènes, requins, opéra … »

Je traverse le hall d’embarquement.
Seule.
Je vais tout droit.
Seule.
Je compte les carreaux du sol pour m’aider à avancer.
Seule.

J’ai 28 ans et je suis SEULE !

« Tu t’en remettras, me dit ma mère. J’y suis bien arrivée, moi ! »
Ouais. Mais t’avais 46 ans. Moi, je n’en ai que 28 !!

_ Les passagers à destination de Sydney sont priés de se présenter à la porte 23, pour l’embarquement ! dit la madame de l’aéroport.

« Allez, ma vieille, dernière ligne droite et après tout recommence ! »
Je crois même pas à ce que je suis en train de me dire. Quelle connerie !
« Que veux-tu que je recommence, pauvre cloche ?! J’ai plus rien … plus rien … »

Une larme coule sur ma joue. Je ne l’essuie même pas. Je suis contente : je croyais que j’en avais plus, des larmes. Finalement, je n’arriverai pas à arrêter de pleurer pour oublier.
Mais je ne pourrai jamais oublier, jamais…

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:02 pm

**** Flash-back ****


_ Tu sais, Murielle, au boulot y a un jeune maintenant.
_ Hum …
_ Et bien, si j’avais 20 ans de moins, je crois que je l’aurai dragué !

Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle me bave ma mère ? Elle veut se taper un jeune du boulot ? Elle va pas bien, là ! Depuis que Papa est parti, elle disjoncte ou quoi !

« Papa, t’entends ça ? Maman veut se taper un jeune !! »

_ Tu peux me répéter ce que tu viens de dire ?? J’ai pas tout compris ?
_ Y a un jeune au boulot qui est pas mal. Et si j’avais ton âge, je crois que j’essaierai de sortir avec.
C’est bien ce que j’avais entendu.
_ Eh bien, ramène-le à la maison et on verra ça !

Et elle l’a invité un soir à manger avec nous.
Et il m’a plu.
Et on est sortis ensemble.
Et on s’est mis ensemble.
Et on s’est marié.
Et on a eu un fils.
Et …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:02 pm

**** De nos jours ****



_ Les passagers à dest…

« Ouais, ouais, j’arrive ! T’affole pas, mémère, j’arrive ! »

Je dois ressembler à une folle.
J’arrive à peine à éviter de rentrer dans les gens que je croise. Un vrai slalom. Plus forte que Sébastien Loeb, tiens !

Mais qu’est-ce que c’est ce bazar, là-bas ??
Non, ce vacarme plutôt. On égorge quelqu’un ou quoi ?

_ Biiiiiiiiill !
_ Tooooooooooom !
_ Gustavvvvvvvvvv !
_ Geoooooorg !!!!!!!!!
Et tout ça en même temps. Le b*rdel !

Tiens, ça me rappelle quelque chose ces prénoms. Mais c’est tellement le brouillard dans ma tête que je ne rappelle pas qui !

Va falloir que j’évite de passer à côté de ces furies, ou je vais péter les plombs, moi !
J’ai pas besoin de ça en ce moment.
La tête qu’elles ont, ces folles. Y en a avec les cheveux en l’air, comme un hérisson. Et d’autres … oh ! non ! Avec des dreadlocks et des fringues 10 fois trop grandes pour elles : mais elles ne ressemblent à rien, ces pauv’es filles !
Y a même des mecs … habillés comme des filles (Indochine est de retour ou quoi ??). Oh mais dans quoi je suis tombée là ??

Vite ! Faut que j’arrive à cette fichue porte 23 pour échapper à ce bazar !
« Oh, des Van’s… » (les chaussures)


**** Flash-back ****



Je suis assise à l’arrière de la limousine louée pour l’occasion. Et je vis un rêve…non ! un cauchemar qui ne va pas tarder à s’arrêter parce qu’il est vraiment pas cool.

_ Madame ? On est arrivés, me dit le chauffeur.

Je descends.
« Morgue, City of New York » me dit le panneau au-dessus de la porte du bâtiment. J’ai du mal à comprendre ce que le 1er mot veut dire …

Je crois que j’ai compris mais …Je dois rêver, c’est pas possible. Pas maintenant…

_ Madame ?
Il est encore là, celui-là ! Il me fait signe de le suivre. Une main me pousse dans le dos. Qui ? Ah, ce n’est que Mathew. Il me dit quelque chose, ses lèvres bougent mais je n’entends pas. Je ne veux pas entendre.
« Allez, suis-le, ma belle ! Tu verras bien » me dis-je pour me motiver.
Je ne sais même pas comment je fais pour avancer. J’ai l’impression d’être un robot programmé pour faire des pas.

Il fait froid. Non, j’ai froid.
Murs gris. Lumières légèrement bleutées. Pas feutrés. Odeurs désagréables. Bruits bizarres. Pleurs. Silence… silence de mort.
Des portes s’ouvrent et se ferment. Je ne saurais même pas retrouver mon chemin toute seule.
Mathew me dit quelque chose.

_ Mu ? (c’est mon surnom) Il faut que tu regardes …

Que je regarde quoi ?
A ma droite, il y a un grand sac noir. Avec une fermeture éclair sur le dessus. Comme un sac à pyjama (je souris en pensant à celui que j’avais petite). A côté, un homme en blouse blanche qui attend pour l’ouvrir.
Là, bizarrement, j’ai plus envie de sourire. Plus envie du tout …

A ma gauche, un autre sac. Bizarre, il est plus petit ... Un autre homme, lui aussi en blouse, attend.
Attend quoi ?
Les 2 hommes en blouse se jettent un coup d’œil et d’un commun accord commencent à ouvrir les sacs.

J’ai la tête qui tourne. Mal au ventre. Mal au cœur. Je crois que je vais vomir …
J’ai la sensation que je ne vais pas aimer ça du tout, mais alors pas du tout …
_ Noooooooooooooooooooooooooooon !
Je hurle comme une folle. Des larmes inondent mon visage. Mes mains tremblent. Tout mon corps tremble. Je ne sais vers quelle table aller en 1er. A droite ? A gauche ? Les 2 ? Comment faire ?
Finalement je me dirige vers la gauche.
La chair de ma chair y est étendue. Livide. Froide. La moitié de son visage est abîmée.
« Pourquoi ? » j’arrive à me demander.
_ Léoo …
Je le sers dans mes bras comme pour le réchauffer .. pour le réveiller … pour lui redonner la vie … pour qu’il prenne la mienne … pour qu’il revive …
Je n’en peux plus. Mon cœur va s’arrêter de battre tout de suite pour qu’on soit réunis … comme avant.

Et puis je me rappelle. Il y a une autre table …
Je n’ai plus la force de crier. Je revis ce que j’ai vécu il y a 10 ans, avec mon père. Lui aussi était froid … et blanc … et séparé de moi à jamais …
J’arrive à prendre la main de mon mari avant de m’effondrer par terre. Mes jambes ne me portent plus. Mon cœur saigne …
Dans un dernier sursaut, je saisis la main de mon fils et je reste là, assise par terre, entre ces 2 tables, tenant dans chacune de mes mains mon passé, mon présent et mon futur.
Que vais-je devenir ???
Avant de m’évanouir, la dernière image que j’emporte de mes hommes morts sont leurs chaussures. Les dernières choses que nous avons achetées ensemble, tous les 3. Des Van’s, grises …
Ça les faisait rire quand ils décidaient de les mettre le même jour ….

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:03 pm

**** De nos jours ****



« Mais qu’est-ce que je fais par terre, moi ? Et sur le c*l en plus ! »

_ Geht das ? Gehen Sie gut ? (trad = Ça va? Vous allez bien ?)

Qui me parle ?
Je me relève, aidée par quelqu’un. Je sens sa main sous mon bras qui m’aide.
Ah, ils doivent être 2. Une autre main se glisse sous mon bras gauche. Pas la même poigne. Plus forte.

Je tente de remettre mes idées en place.
Je suis à l’aéroport. Je dois prendre un avion pour l’Australie. Je marchais. J’essayais d’éviter les gens. Des filles criaient. Et crient toujours d’ailleurs.
Ah oui ! les Van’s.

« Regarde en l’air quand tu marches ; disait Papa, ou tu vas te cogner dans quelque chose ! »

Ben c’est ce que j’ai dû faire ! Quelle gourde je suis ! Je voulais passer inaperçue : c’est loupé ! Je sens des regards sur moi ça me gène. Beaucoup … Ne pas être reconnue surtout …

_ Alles geht gut ?
Quoi ? Ah oui, c’est de l’allemand (merci le lycée !). Et oui, tout va bien. 1ère voix. Douce.
_ Geht sie nicht gut ?
Et oui encore, elle va bien. 2ème voix. Plus grave.

Je me décide à regarder d’où viennent ces voix.
Oh mon dieu ! Un hérisson et un poulpe ! Mais où vont-ils chercher ces coupes de cheveux ? Ils n’ont pas honte, non ? Faut croire que non d’ailleurs. Mon regard passe d’une tête à l’autre sans se fixer sur une en particulier.

Tout à coup, je remarque 2 paires d’yeux noisettes, en amande. On dirait ceux de mon fils … Mon cœur se serre de douleur. Je ne peux retenir une larme de couler. On dirait que ça leur fait peur : leurs regards ont changé. Ils se demandent si je n’ai finalement pas mal quelque part.
C’est bizarre, ils ont les mêmes yeux. La même forme. La même couleur. La même intensité.
Pour les rassurer, je réponds :
_ Ja, ja. Alles ist gut. (Oui, oui. Tout va bien.)
Je ramasse mon sac. Et recommence à marcher en direction de la porte 23 qui n’est plus très loin : ouf !

J’entends toujours les filles qui hurlent ces prénoms. Décidément, je n’arrive pas à me rappeler d’où je les connais. Bah ! ça me reviendra en temps voulu. Ça ne doit pas être aussi important que ça, comme on dit.

J’arrive à la porte d’embarquement, tends mon billet.
La dernière fois que j’ai fait ça, c’était pour …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:03 pm

**** Flash-back ****


_ Chérie ? Tout va bien ??
_ Oh que oui, mon ange !

Le soleil se couche sur les pyramides de Gizeh (Égypte). J’ai l’impression d’être un pharaon contemplant le monde à ses pieds, la puissance et le pouvoir dans ses mains.
Et mon roi est à mes côtés. Il me tient dans ses bras musclés et bronzés par le soleil égyptien.

C’est notre dernier soir sur cette terre étrangère mais qui nous a accueilli à bras ouverts. Nous en avons percé le plus de mystères. Mais je sens que je vais devoir revenir : il reste des zones d’ombre.

Sa main glisse dans mon dos, sur mes hanches et passe sous ma jupe.
Je pense que la nuit va être longue, très longue même.

_ Bye, bye Égypte ! dis-je en montant dans l’avion qui nous ramène en France.

Cette nuit-là, notre fils a été conçu dans l’amour …
et il va mourir dans la haine …
**** De nos jours ****



Je m’installe sur mon siège, boucle la ceinture, sors mon I-pod et attends le décollage.
Il va encore y avoir une hôtesse de l’air blonde-à-forte-poitrine qui va expliquer les consignes de sécurité, et bla bla et bla bla bla. Et ça va me saouler. Et je vais pas l’écouter. Et …

Oh non ! le poulpe et le hérisson viennent de passer la porte. Argh ! ils sont 4 en plus. Ça promet …
Tiens, y en a un avec une fille.

Je les regarde s’installer.
« Et moi je veux aller sur ce siège-là ! »
« Et non, c’est moi ! »
« Ben non, ce sera moi ! »
Non, mais quels gamins !! Quel âge peuvent-ils avoir ?? 17, 18 ans. Maxi 20 ans. Et encore …
Je le crois pas !!! Le poulpe a mis une main à l’hôtesse. Et cette gourdasse qui roucoule en plus.
« Vas-y : fais la poule, ça risque de lui plaire ! » je me dis.

Et moi, j’ai une touche avec le hérisson. Il ne me lâche plus du regard. Et moi non plus. À ce petit jeu, c’est jamais moi la perdante. Alors je lui fais mon sourire le plus niais et ça marche : il lâche l’affaire !

Je souris comme une débile dans mon coin. Ça faisait longtemps que je n’avais pas souris pour une c*nnerie pareille. Pas eu le temps depuis que ….

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:04 pm

**** Flash-back ****



_ Félicitations, mademoiselle, vous êtes la grande gagnante d’Euro-millons. Avec ce chèque de 115 millions d’euros, vous êtes notre plus grosse gagnante. Encore bravo, mademoiselle !

Je reçois le chèque avec plaisir et imagine déjà ce que je pourrais en faire. J’ai trop d’idées en même temps. Alors je me lance …

Changement de garde-robe.
Construction d’une maison digne d’un palace.
Mariage avec mon homme.
Achat de voitures chères (pour changer un peu de ma Saxo pourrie).
Voyages dans des contrées lointaines et inconnues (à part dans les livres).
Cadeaux à la famille et aux amis (les meilleurs bien sûr !).
J’en mets quand même de côté, au cas où. Et puis comme ça, ça me rapporte sans que j’ai besoin de bosser.
D’ailleurs je démissionne.
Je reprends mes études. J’ai toujours voulu faire du cinéma. Pas en tant qu’actrice mais en tant que réalisateur.
J’ai 25 ans et toute la vie devant moi.

Je me débrouille bien : 1ère de ma promo. Ce qui me donne l’occasion de tourner mon 1er film adapté d’une BD que j’adore, Gipsy.

Mon film se tourne bien. Je m’éclate comme une folle sur les plateaux. Et ça plaît à l’équipe. On s’en fout si ça foire, l’important c’est qu’on se soit tous amusés à le faire.

Le soir de la 1ère arrive. Le jour de mes 27 ans : quel plus beau cadeau pouvais-je rêver ? Je suis excitée comme une puce ! Pourvu qu’il plaise … Ça serait quand même vexant que personne n’aime. Juste une personne qui aime un peu, ça m’irait.

Et là …
***** De nos jours *****



« Mais qu’est-ce qu’il raconte, celui-là ? »
Il prend l’avion alors qu’il a la trouille ?
« Mon pote, y en a pour 24 heures avant d’arriver en Australie !!! Tu vas pas tenir le coup, là ! »

Oh, les boulets !! Je sens qu’on ne va pas s’ennuyer jusqu’à Sydney.
Finalement, ce voyage risque d’être plus sympa que ce à quoi je m’attendais. Et puis ça va occuper les 24 heures de voyage.

Attention, Poulpy, décollage immédiat.
Oh, le pauvre, l’hôtesse ne peut pas rester avec lui pour des raisons de sécurité. Mais elle lui promet (ben voyons !) de revenir le voir dès que le décollage sera terminé.
Je sens qu’il va y avoir du sport !!!

_ Madame Kalt ? Une coupe de champagne ?
Rien que pour ça, la classe affaire en avion, c’est trop cool. Tu bois, tu manges autant que tu veux …mais tu ba*ses pas par contre. Enfin j’crois pas … bien qu’avec Poulpy je me méfie.
_ Non merci.
Hi, hi, elle se retrouve comme une andouille avec sa coupe dans la main à se demander ce que je vais bien pouvoir lui commander comme boisson.
_ Vous avez des bières ?
_ Euh … un instant, je vérifie, madame Kalt.
Je vais t’apprendre, moi, à m’appeler par mon nom devant tout le monde alors que je veux voyager incognito. Tu vas t’en souvenir, cocotte !
_ Nous avons ….
_ Guinness, vous avez ?
_ Oui, madame K…
_ Vous m’en amenez une. Et vous arrêtez de dire mon nom de famille à tout bout de champs parce que je le connais déjà. S’il-vous-plaît. Merci. Ah… et vous ne me servez pas ma bière. Je le ferai moi-même.
Pan ! dans tes dents ! C’est pas encore trop méchant, mais à moi ça me fait du bien. J’suis pas blonde mais j’ai une forte poitrine moi aussi !

Hedgehog (hérisson en anglais) regarde, surpris, l’hôtesse m’apporter ma bière. Je commence à me servir avant de m’arrêter pour le dévisager.
Cette fois-ci c’est lui qui gagne. Cette pou**asse me demande si je veux des petits gâteaux avec ma bière. Je vais les lui coller au fond de son string si elle continue à me chercher, celle-là.

Kaulitz. Elle l’a appelé Kaulitz. Ça me dit quelque chose, ce nom. Je cherche dans ma mémoire trouée … et je me souviens !
Mais comment ai-je pu oublier ça !!

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:04 pm

**** Flash-back ****



_ Il me manque une chanson pour ce passage. Il m’en manque une. Pu*ain je le crois pas !! Juste une ! Et c’est fini, bouclé. Grrrrrrrrrrrrr …
_ T’énerves pas, chérie. Tu vas trouver …
_ Ouais, ben pour l’instant je trouve pas !! Et ça m’énerve …

Je retourne tout l’appart avant d’aller sur la terrasse avec « vue sur Central Park », j’vous prie !
Je dois bien avoir dans mes CD une musique ou un groupe qui irait.
Il me manque la chanson la plus importante de mon film et je ne la trouve pas !

_ Viens, je t’emmène faire un tour. La nounou arrive. T’as besoin de prendre l’air.

Je comprends pourquoi j’ai bien fait de l’épouser, mon mari.
Il me conduit dans un pub. Boire une bière, une Guinness. La seule qui puisse m’aider dans des moments pareils. Et elle m’aide bien, la garce.
J’en suis à ma 4ème. Je vais pas tarder à rouler sous la table si ça continue. Faudrait peut-être rentrer. La nounou va criser.

On se lève. Il me passe ma veste. J’suis même pas en état de la mettre toute seule alors elle tombe par terre. Je me penche pour la ramasser. Ça tangue par ici ! Bon sang , qu’elle est loin cette veste …

_ C’est quoi, ça ??!!! Je hurle dans le pub.
_ Quoi, Murielle ? Et arrête de crier comme ça ! Tout le monde nous regarde …
_ M’en fous ! Cette musique, c’est quoi ??? Il me la faut ! Tout de suite !
Je me rue vers le barman, monte à moitié sur son bar et lui hurle de me donner le nom de ce groupe.
Ben, tiens, il le connaît pas le bougre !

Alors on s’en va et là, je largue mon mari à la maison et je ressors dans New York à la recherche d’un disquaire. Il faut que j’ai le nom de ce groupe à tout prix. Leur musique est celle que je veux !!
Heureusement, à NY, tout reste ouvert toute la nuit.
Je trouve un vendeur et il me fait écouter tout le rock qu’il a, et surtout les nouveaux groupes. Rien ! Il n’a pas un disque de ce groupe !! Raaaaaaaah !
Je sens que je vais péter les plombs si ça continue …
_ Madame, on n’a pas regardé dans les imports …
Ben oui, c’est vrai qu’on est aux States et pas en France. Et si c’était un groupe français ? J’crois pas, même avec 4 bières dans le nez, je reconnaîtrais quelqu’un qui parle français.
Alors on cherche … et on trouve pas !!!!!
_ Attendez, j’ai encore un carton qui vient d’arriver. J’ai pas encore eu le temps de …
Mais je m’en fous ! Je le traîne jusqu’à son bureau et on ouvre ce fichu carton. Je regarde les pochettes.
_ Celle-là !! C’est celui-là !

Tokio Hotel. Schrei. Durch den Monsun.

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:04 pm

**** De nos jours ****



Je me réveille en sursaut. Je ne me souviens même pas m’être endormie.
« J’ai bu combien de bières ? »
Pas grave. Pour une fois je ne me réveille pas à cause d’un cauchemar. Celui où je tombe dans le vide, dans le noir, où je crie de toutes mes forces mais personne ne m‘entend, où une main essaye de me rattraper mais n’y arrive pas …

_ Oh m*rde, Tom ! Qu’est-ce t’as foutu !! s’écrie Hedgehog.
Même si je me souviens du groupe, j’ai oublié les prénoms …
Comme tu dis, qu’a-t-il fait encore celui-là !
_ Tooooooom !!
_ Tom, je t’aime !
_ Toooom, reviens, s’te-plaît !!
Ah yès, c’est Bill, le 2ème.
Et il nous a embarqué des groupies dans la soute à bagages ou quoi ?? Ça hurle tellement qu’on croirait être en train d’étrangler un cochon !!
_ Ben, j’voulais juste me dégourdir les pattes !
« La queue, oui ! » je me dis.
_ Ouais, et maintenant on est repéré : bien joué l’artiste !! On peut jamais s’faire un voyage tranquille avec toi. Toujours à courir après les filles …
_ Ça va, Bill ! lui hurle Tom. De toute façon c’est toujours d’ma faute …
_ Ben ouais !
_ Ben ouais ! je rajoute assez fort pour qu’ils l’entendent.

C’est marrant, on les entend plus d’un coup.
Bill me regarde, intrigué. Il se demande si je les connais. Et si oui, d’où ?
Tom est vexé. « Pauvre petit chat ! » me dis-je. Il semble vouloir me répondre avec une vanne bien pourrie mais n’ose pas.
J’adoooore ! Ils sont tellement mal à l’aise qu’ils ne bougent plus et qu’on les croirait momifiés !

Et il reste encore 21 heures d’avion : ça va être l’éclate totale !!

_ Elle nous connaît ?
_ ‘Sais pas … on dirait que oui.
Ils croient en plus que je ne comprends pas l’allemand. C’est encore mieux.
_ Ouais, ben même si elle nous connaît, elle a rien à dire, grommelle Tom.
_ J’ai l’impression de la connaître … murmure Bill.
_ Ah ça y est ! Tu vas encore te faire des films, toi ! se moque Tom.
_ Mais non !
_ Mais si !
_ Mais non, je réponds.
Ça fait 2 fois que j’interviens dans leur conversation et là, ils sont scotchés. Ça m’amuse é-nor-mé-ment ! Ils tirent une de ces tronches : un peu comme si leurs visages avaient rencontré une vitre invisible. Bang ! le choc.
« Arrêtez de gober d’l’air, les mecs, j’ai envie de leur dire. Ou une mouche va entrer dans vot’bouche !! »

Du coup, ils se lèvent pour aller dans le salon de la classe affaire.
(Bah oui, que c’est un n’avion de luxe avec salon privé pour la 1ère classe et la classe affaire + salle de bains avec douche, parce que 24 heures d’avion c’est long et tu schlingues si tu restes dans tes fringues pendant tout ce temps !! Et puis, vu le prix du billet, ils peuvent au moins t’offrir ce luxe !)

Je sens que Dupont et Dupond ne vont pas tarder à revenir mener leur petite enquête sur moi.
Va falloir que je mette les choses au clair avec les hôtesses. Parce qu’elles, elles savent qui je suis et c’est hors de question qu’on me pourrisse mon voyage !
Comme on m’a
**** Flash-back ****



6 mois. Ça fait 6 mois qu’ils ne sont plus … et 6 mois que je n’existe plus.

Mon film a un succès fou et des fois je me demande si ce n’est pas parce qu’ils sont morts ce jour-là.
Je n’ai plus le goût à rien.

Sortir ? Non. Pour quoi faire ? rencontrer des gens qui vont encore compatir à ma douleur ? Entendre que je dois continuer pour eux ? Foutaises !

Dormir ? Non. Pour quoi faire ? Rêver aux jours heureux ? Cauchemarder toute la nuit parce que je suis seule et pour toujours ? Imaginer ce que ma vie aurait pu être s’ils étaient toujours là ? Niaiseries !

Manger ? Non. Pour quoi faire ? Nourrir un corps que plus personne ne touche ? Avaler ce qui fait normalement vivre mais qu’eux ne peuvent plus faire ? Conneries !

Parler ? Non. Pour quoi faire ? J’ai rien à dire sur ce qui m’est arrivé. C’est le destin. Et je sais que je vais en chier.

Plus personne n’a de nouvelles de moi. Je me terre dans notre appart de Central Park. Ça tombe bien : même ma famille ne peut pas venir me voir. Trop cher le billet d’avion. Et même si j’ai les moyens de le leur payer, je ne VEUX pas les voir.
J’ai toujours eu cette capacité à remonter la pente quand tout allait mal. Faut juste attendre le bon moment … qui cette fois-ci tarde à arriver. Faut dire que je me suis prise une grande claque dans la gueule avec leur mort …

Personne ne peut me joindre. J’ai coupé ma ligne téléphonique et tout ce qui me retient à la réalité de la vie c’est mon téléphone portable (dont j’ai changé le numéro) et la télé.
Il n’y a que 4 personnes qui peuvent m’appeler : ma mère, mon frère, mon agent Mathew et le juge pour le procès du " Vive Liebe-de-th " qui n’avait rien d’autre à faire que de se bourrer la gueule ce soir-là, de griller un feu rouge et de percuter de plein fouet la voiture de mon mari, avec mon fils dedans …

Je sais pas si j’irai au jugement. Je crois que je serai capable de l’étriper sur place, ce mec.
Je verrai bien… Si ça va mieux … Si je vais mieux …


pourri la vie quand j’en avais le moins besoin …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:05 pm

**** De nos jours ****



« Tiens, les revoilà. »
Ils s’assoient. Je me méfie. Ils ne disent plus rien.

_ Madame, pourriez-vous rappeler à votre équipe d’hôtesse que je suis en voyage privé, et donc que je ne souhaite pas être dérangée par qui que ce soit ? J’ai déjà à supporter les hurlements des fans des Tokio Hotel. Alors je n’ai pas besoin d’autres désagréments.
_ Toutes mes excuses, Madame K …
« C’est ça, retiens-toi de dire mon nom ! » Je sens que des paires d’oreilles traînent dans le coin.
_ Je vais faire le nécessaire auprès de mon équipe.
_ Merci. Je saurai m’en souvenir le moment venu.
Elle affiche un sourire courtois mais je sens que l’appât du gain l’aide un peu … beaucoup.
« Eh oui, ma belle, vous aurez droit à un bon pourboire si je peux voyager tranquille ! »

Je retourne m’asseoir. On m’observe. On cherche qui je suis.
Vous ne trouverez pas les mecs ! C’est votre agent qui a signé le contrat pour vous. Et même si je vous ai aidé à vous faire connaître aux States, je ne vous laisserai pas le savoir.

Ah ! je le crois pas ! Ils envoient un autre membre du groupe.
Comment qu’il s’appelle déjà celui-là ?
Georg ? Gustav ?
Je ne sais jamais les distinguer tous les 2. Je mélange les prénoms et les instruments. À chaque fois !
Le blond c’est … Gustav !

_ Bonjour, qu’il me dit en français.
« Tiens, Ils ont pris des cours de langue …pfff ! »
_ Ça va ?
« Tu t’enfonces, Gustav ! »
_ Écoute, je lui réponds en allemand et ça le surprend. Je sais que ce sont les jumeaux qui t’ont envoyé. Alors tu vas retourner les voir et leur dire que s’ils ont une question, je suis dans cet avion pour encore … 20 heures. Alors ils n’ont qu’à venir eux-mêmes, comme des grands !
Il a compris. Il me fait un sourire en coin et repart transmettre mon message à Poulpy et Hedgehog.

Ils ont l’air fâchés. Allez, cherchez encore un peu.
Et moi, je suis morte de rire.
Ça leur plaît pas. Je sens qu’ils se retiennent de venir ! Mais faut pas les petits gars ! J’vous attends, moi.

Tiens, je vais me mettre un peu de TH dans les oreilles. Je dois bien avoir ça dans les je-ne-sais-combien de gigas de mon I-pod.
Je vais essayer de me rappeler ce qui m’a fait les choisir pour mon film

Je les nargue.
Je fredonne « Heilig » et je me rappelle pour quoi j’ai craqué sur leur groupe.
Cette voix. Ces mélodies. Ces textes. Ces accords de guitare. Leurs looks. Leur charisme. Leurs yeux …

Ça ne m’amuse plus.
Je suis énervée même.
Comme quand on m’a balancé une vérité en plein figure et que ça m’a fait mal … très mal …

**** Flash-back ****



Un soir, je suis sortie, seule. J’avais décidé de faire un tour, seule. Pour dire au revoir aux endroits que Fabio et moi avions aimé. Pour enfin remonter la pente. Pour revivre.

_ Madame Kalt ! Une photo, s’il-vous-plait !
Ça n’avait pas loupé. Même si je ne sortais plus depuis des mois, les paparazzis montaient quand même la garde au pied de mon immeuble.
Je gardais la tête baissée.
Et ils insistaient.
Alors j’ai baissé les bras et relevé la tête.
Les flashs ont arrêté de crépiter. Je devais faire peur à voir vu les yeux qu’ils faisaient. Ils n’étaient que 4.
_ Je vous accorde une interview. Vous aurez droit chacun à 2 questions et 2 photos. Pas plus.
Ils n’ont pas répondu. Ils étaient d’accord de toute façon. Ils ont bien compris aussi que s’ils déformaient ce que je dirai, ça leur en coûterait cher. Et gare aux commentaires des photos !


==> Comment allez vous ?
_ Mal. Je ne dors plus, ni ne mange.
==>Pourquoi ?
_ J’ai du mal à faire face à ce qu’il m’arrive. Normal, non ?
==> Que pensez-vous du succès de votre film ?
_ Que du bien. Tant mieux s’il plaît aux gens. Je les remercie pour ça. Mais je me demande si c’est parce que c’est un bon film ou si c’est à cause de ce qui m’est arrivé.
==> Vous allez en faire un autre ?
_ Pas pour l’instant. J’ai besoin de tourner la page avant de me lancer dans quoi que ce soit.
==> Vous n’avez pas peur de faire aussi partie de la rubrique « Décès » si vous continuez comme ça ?
_ Non. Parce que je ne me laisserai pas faire. Je sais que je vais aller mieux. Mais j’ai encore besoin de temps.
==> On a vu un homme rentrer dans votre immeuble. Il est venu pour vous ou pour un voisin ?
_ Pour moi. C’est un ami. Un très vieil ami. Et je pense qu’il va m’aider à aller un peu mieux.
==> Que peut-on vous souhaiter ?
_ De sortir de cet engrenage. De remonter la pente. De reprendre goût à la vie. De tourner la page. D’aller mieux …
==> Vous savez que grâce à vous, un groupe allemand connaît un gros succès ici, aux Etats-Unis ??
_ Non. Tant mieux pour eux. Le monde appartient à tout le monde, alors pourquoi pas à un groupe allemand ? Ça change un peu …

Voilà. Ils avaient ce qu’ils voulaient.

_ De toute façon, tu te fous de tout depuis qu’ils sont morts ! Alors reste seule et meurs ! Vas-y, rejoins-les puisque tu te fous de tout le reste !

Et vlan ! prends-toi ça en plein face, ma vieille !
Faut dire que je l’ai bien cherché …
Ça fait mal. Mais je devrais m’en remettre … Enfin, je crois …

C’est Ludo qui m’a balancé cette vérité dans la tronche sans se douter de ce qui allait suivre.
Il a débarqué un jour, à New York. Pour avoir de mes nouvelles « en live ».
Pour comprendre pourquoi depuis leur enterrement en France, je ne donnais plus signe de vie. Pour rassurer ma mère qui croyait que j’étais partie les rejoindre, sur leur petit nuage, près du soleil
« … à droite, après Orion ! »

Et j’ai fait l’erreur de le laisser rentrer. Parce qu’on se connaît depuis le lycée. Parce qu’on était les meilleurs amis au monde. Parce qu’il avait besoin de savoir et de voir ce que j’étais devenue. Parce qu’il m’avait toujours aimé mais ne me l’avait jamais dit. Parce qu’il croyait pourvoir remplacer Fabio dans mon cœur. Et me faire un autre Léo. Parce qu’il voulait que je remonte la pente pour vivre encore, un peu, avec lui. Parce que le succès frappait à ma porte et qu’il ne voulait pas que je l’ignore. Parce que … parce qu’il croyait pouvoir m’aider, l’idiot !

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:05 pm

**** De nos jours ****



_ Madame ?
Ah non ! Ça ne va pas recommencer !
Je viens d’avaler le super repas haut de gamme du dîner. Je vais digérer en faisant une petite sieste avant le super film du soir, diffusé sur l’écran géant du compartiment. Et on vient me déranger
C’est pas un des jumeaux. C’est une voix de femme. La responsable des hôtesses. Je vais me la faire !

_ Quoi !
_ Euh … La pauvre, elle a l’air vraiment embarrassé. Qu’est-ce qu’il se passe ? On va s’écraser ou quoi ?!
Je l’interroge du regard et lui fais comprendre d’un geste de la main qu’elle n’a qu’à continuer sa phrase.
_ Je suis vraiment désolée de vous déranger. Mais il semblerait que quelqu’un vous ait reconnue dans l’avion et souhaiterait avoir la possibilité de vous parler. Un peu …

Si c’est un coup des Kaulitz, ça va être leur fête !
Je jette un œil de leur côté. Ils dorment comme des bébés. Ou en tout cas, ils en ont l’air.

_ Eh bien, moi je ne veux pas ! je lui réponds.
Elle est déçue et embêtée. Je ne comprends pas pourquoi. Qui peut bien vouloir me parler ?
Elle regarde vers la porte qui nous sépare de la 2ème classe. Dans son regard, je lis de la peine. Ça ne me plaît pas …
Alors je regarde aussi.

Un petit garçon, d’à peine 10 ans on dirait, attend, les yeux pleins d’espoir. Il me rappelle …
_ Bonjour. Il paraît que tu veux me parler ?
Il ne répond pas. Intimidé ?
Je lui prends la main et le fait asseoir sur le siège à côté du mien. Il me sourit.
Parfait : on va pouvoir discuter maintenant.

_ Ah ah ah !
Je suis morte de rire. Ce petit bonhomme a un regard sur la vie qui me redonne le rire aux lèvres.
Je le serre dans mes bras, lui signe un autographe, le raccompagne à la porte où l’attend sa mère (qui me remercie d’un regard) et avant qu’il ne parte, je le regarde dans les yeux et lui glisse à l’oreille :
_ Tu sais, tu es mon rayon de soleil. Depuis longtemps il y avait trop de nuages dans ma vie. Merci d’être venu me voir.
Et je l’embrasse sur ses joues rebondies. Il en rougit. Trop mignon !
Je lui fais un clin d’œil et le rends à sa mère. J’aurais au moins fait un heureux sur cette put*in de Terre.

Le sourire aux lèvres, je rejoins mon siège.
Je me sens observée. Les jumeaux sont réveillés et me regardent avec curiosité. Ils se demandent comment un petit garçon peut me connaître, me demander un autographe et pourquoi, eux, ne me (re)connaissent pas.
Tom se lève et se dirige vers la 2ème classe.
Petit malin, va ! Je suis sûre qu’il va aller voir le gamin et lui demander qui je suis.
C’est pas beau de tricher, mon grand !

Il revient, un grand sourire barre son visage. Un peu plus et on verrait le fond de son pantalon tellement il est content de lui.
Bill l’interroge du regard. Mais Tom fait durer le suspens envers son jumeau.
« Méchant ! »
_ Tom … ? le supplie Bill.
Et il se penche vers son frère pour lui chuchoter sa découverte à l’oreille.
Bill me fusille du regard. Et je lui fais comprendre qu’il aurait pu trouver la réponse tout seul s’il avait réfléchit un peu. Un tout petit peu …

Il nous reste encore 18 heures de vol.
Je vais commencer par dormir. Et on verra ensuite la tournure que prennent les évènements.

**** Flash-back ****


Je sors de mon immeuble par la porte de derrière. Enfin la 2ème. La 1ère est pour les ignorants. Et toutes ces andouilles de photographes.

Un taxi m’attend quelques mètres plus loin. Direction Broadway Avenue.
Je dois y retrouver un ami. De ma promo de l’école du cinéma d’Hollywood.
C’est sa 1ère à lui. Et même s’il est au courant de mes déboires, il m’a envoyé une invitation. Gentil de sa part …

Je me suis faite coiffée à mon appart. Mes cheveux châtains et bouclés sont relevés en un chignon flou qui laissent échapper quelques mèches.

Mon maquillage est discret. « Avi 3000, une seul couche suffit » avait-on coutume de dire avec les copains quand on voyait une fille trop maquillée. Ça nous rappelait la pub pour cette peinture. Et leur slogan … qui convenait bien mieux à ces filles qu’à la peinture !!

Ma tenue est discrète mais attrayante. Il faut dire qu’avec tous les kilos que j’ai perdu ces 11 derniers mois, maintenant je rentre dans un 40 à l’aise. Plus petit, je peux pas : faudrait me couper un bout des mes hanches !!
Une robe (ça fait des siècles que je n’en mettais plus !), ocre comme les feuilles qui tombent des arbres en automne. Pas trop près du corps … mais pas trop loin non plus ! J’ai mis un push-up et ma poitrine passe d’un coup d’un 95D à un 95 G !! J’exagère … Bien sûr, un décolleté s’imposait mais il n’est pas vulgaire. Il est carré. De larges bretelles. Et un dos-nu à vous faire baver ! L’élastique de mon soutien-gorge est caché par une bande de tissu, juste assez pour faire croire que je n’en porte pas … Cette robe m’arrive au dessous des genoux : au-dessus, j’aime pas !
Seule entorse : une paire de Doc Marten’s marron montantes à 8 trous. Et un vieux cartable des années 80 « US Army » de couleur noire en guise de sac à main.

Personne ne sait que je viens. Même pas celui qui m’a invité.
Ça va leur faire un choc de me revoir. Ils me croyaient tous morte … Et bien, non !!
Je vais encore faire la une des journaux.
Mais c’est pas grave. Parce que demain je pars. Sur un continent où l’on ne me connaît pas. Ou si peu … Je rentre à la maison, chez maman, pour un mois et après …

Son film est génial. Il connaîtra un grand succès. Et je lui prédis une grande carrière comme réalisateur.
Il a eu du mal à me reconnaître. Faut dire qu’à part ma robe, je me suis faite discrète. Ça lui fait plaisir de me voir. Et il est rassuré sur mon état. Il me promet la plus grande discrétion. Et je lui fais confiance.

Pourtant, juste avant de partir passer ma dernière nuit dans notre appart, je reconnais un des 4 paparazzis qui m’avaient coincé un soir et auxquels j’avais accordé une interview exclusive.
Il m’a vu. Et me demande s’il peut me prendre en photo. Je lui donne mon accord et en échange il ne publiera que dans 3 jours.
Le temps pour moi d’arriver au pays de la baguette et du camembert … !

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:06 pm

**** De nos jours ****



Raaaaaaaaaah ! Mais c’est quoi ce boucan ?
Quelle heure est-il ?
À peine 4 heures du mat. Grrrrrrrrrr !
Je tente de me rendormir mais c’est impossible.
Ils ont installé une salle de ciné dans l’avion ou quoi ?!
Énervée, j’ouvre les yeux.
Et j’écoute.

Je reconnais cette voix. Et la musique qui suit.
Durch den Monsun.
Ah non ! ils ne vont pas nous faire un concert en plein vol ...!

Non, ce n’est pas un concert. C’est autre chose.
Pas la télé.
Pas que de la musique.
Ces dialogues … ils me disent quelque chose …
Ils sont en train de mater un film sur le lecteur de DVD que l’on peut emprunter dans l’avion.
Mon film.

_ Bien, je leur dis.
Je viens de les faire sursauter d’au moins 10 centimètres sur leur siège.
_ Maintenant que vous me re-connaissez, je vais peut-être pouvoir voyager tranquille … Et si vous voulez me parler, ne vous gênez pas : on en a encore pour … hum, 6 heures avant d’atterrir.
Et je pars, vers la salle où se trouve un bar.
Une petite bière ?
Non, un chocolat chaud, ça passera mieux !

Je me retourne avant de passer la porte.
On croirait un arrêt sur image.
Ils sont côte à côte. Immobiles. La bouche légèrement entrouverte (« Hum … ces dents blanches… »). Les yeux exorbités (« Hum …ces yeux noisette »). Limite, la langue pendante …
Je leur fais un clin d’œil et tout à coup ils semblent revenir à la vie. Ils deviennent rouges comme des pivoines.
« Alors, on a chaud dans l’caleçon, les mecs ! »

Un petit sourire coquin en coin.
Une œillade aguicheuse.
Et une langue qui passe négligemment sur les lèvres …
« Calme-toi, ma poule ! Ou tu vas te retrouver avec 2 ados en rut !!! »
Faut dire que maintenant je plais plus qu’avant …
**** Flash-back ****


J’en ai marre.
De tout.
De rien.

Ça doit faire drôle.
Ou marrant.
Ou mal.
De se jeter du 40ème étage.
De s’écraser sur le trottoir en éclaboussant le plus de passants possible.
De ne plus rien sentir.
De ne plus rien vouloir.

Ça me tente.
J’essayerai bien de le faire.
Et si j’ouvrais d’abord la baie vitrée.
Le vent sur mon visage.
Il est froid.
Il m’anesthésie.
Il m’endort.

_ Et m*rde ! Même pas cap …

Je m’affale sur le sol du salon.
Je regarde mes mains.
Mon alliance tient à peine.
Je vais pas tarder à la perdre si …

Si quoi ?!
Si je continue à me laisser mourir ?
Si je continue à refuser de me nourrir ?
Ou de dormir ?
Ou de penser ?

Oui.
Ça doit être ça.
Faut que j’me bouge.

Je me retrouve debout, devant le miroir de ma chambre.
Je me fais peur à moi-même.
Je n’ai plus que la peau sur les os.
Pire que Nicole Ritchie…
Pour la 1ère fois de ma vie je vois mes os, mes côtes, mes hanches …
Et j’aime pas.
Pas du tout.
Et toute cette peau flasque, qui pendouille de mollesse …

Mon corps meurt mais ma tête ne le voit pas.
« Ouvre les yeux, ma grande ou tu vas te retrouver dans une boîte en pin ! »
Comme …

Alors je reprends le dessus.
Je me ré-alimente.
Pas beaucoup.
Pour pas être malade.
Ça me fait mal à l’estomac. Il n’a plus l’habitude …

Petit à petit, je revis.
Dans ma tête.
Dans mon corps.

Mais je ne referais pas les excès d’avant.
Je vais prendre soin de ce nouveau corps.
De cette nouvelle moi.
Manger oui, mais bien et mieux.
Me re-muscler.
Avoir un corps de rêve.

Et ça marche.
Bientôt je vais pouvoir sortir de chez moi.
Et affronter le monde.
Et ces milliards de regards.
Et la vie …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:06 pm

**** De nos jours ****



Ben, on dirait que ça les a calmé.
Ils ne me regardent plus. Ne chuchotent plus en m’observant.
Je m’ennuie.
Faut que je fasse quelque chose ou je vais péter les plombs.

Alors je les regarde.
Leur musique dans les oreilles.
Ouvertement. Sans gêne.
Et ils ne savent pas comment réagir.

D’abord : Tom.
Mignon. J’suis pas trop dreadlocks mais là ça me botte.
Je me vois bien les enrouler autour de mes doigts.
Il a l’air mutin. Il doit profiter de la moindre occase pour s’amuser.
Ou pour draguer. Il doit en être à sa 4ème hôtesse depuis le décollage !
Et puis ses fringues trop grandes qui doivent en cacher des choses … j’suis sûre qu’on rentre à 2 dedans : hum …
Mais d’un autre côté, je le devine sensible. Peut-être pas à ce que l’on dit de lui. Du moins en apparence. Je pense que ça le touche plus qu’il ne le laisse paraître et qu’il ne veut lui-même le croire.
Il a des doigts fins et musclés. J’aimerai bien être sa guitare …
Il doit savoir faire des trucs extra avec des doigts pareils …

Il me regarde, inquiet et intrigué. La grimace de satisfaction « sexuelle » que j’ai dû faire en y pensant a dû lui faire peur … ou envie ?

Ensuite, Bill.
Il est encore plus gêné que Tom.
C’est lui le plus sensible des 2, le plus fragile dans ses sentiments.
Il a un côté artiste qui transpire dans sa façon d’être.
Ce look qu’il se donne. On dirait qu’il ne sait pas où se mettre : fille ou garçon ? À moins que ce ne soit pour montrer ce côté « fille » qu’on dit qu’il y a dans chaque garçon.
En tout cas, ça me plaît. Ce petit côté à protéger, à serrer dans ses bras, à câliner.
Il faudrait que je lui demande des trucs de beauté ou de look. Il doit s’y connaître mieux que moi !
Ses doigts sont plus « boudinés » que ceux de son frère. Mais ils doivent être plus doux, surtout s’ils vous caressent.
Il doit connaître des endroits de ton corps qui rien qu’en les touchant peuvent te faire avoir un orgasme.
Même s’il est moins expérimenté que ce que l’on dit de son frère …

Là encore, il est surpris par ma façon de le regarder.
Mais je sens que, lui, ne va pas tarder à venir me voir.
Surtout si je continue à les mater comme ça.
Il est le plus curieux des 2 par rapport aux gens, à ce qu’il peut apprendre d’eux, à ce qu’ils peuvent lui apprendre.
« Viens, mon grand, je connais des choses que tu n’imagines même pas… Viens ! »

Je lui lance un appel du regard.
J’ai besoin de parler à quelqu’un.
Lui ou un autre …
Il ne comprend pas le message.

Et ça me fâche …
Je leur tourne le dos.
Je suis fâchée. Très fâchée.
Com
**** Flash-back ****



9 heures. Salle 13. Tribunal de New York.
J’arrive.
Mon avocat me précède.
Je ne ressemble à rien.
Et je ne veux ressembler à rien.

Dire que je vais affronter la pire chose de ma vie est un euphémisme (à vos dictionnaires !!).
Aujourd’hui, c’est le « Judgment day. » Comme dans Terminator. Sauf que c’est mon jour à moi.
Et que ça ne me plaît pas …
En plus, salle 13 : ça va pas m’aider ça !!

_ Mesdames et messieurs, veuillez vous lever. L’honorable juge Smithson entre dans la salle. À partir de maintenant …
Et tout le monde se lève.
Et je n’écoute pas ce que dit l’huissier.
Et je n’ai même pas calculé que le meurtrier de mon mari et de mon fils est dans la salle.
Et j’ai envie de vomir, tellement mon corps est malade.
Et ça me saoule d’être là parce que ça aurait pu tomber sur n’importe qui d’autre.
Et je suis fatiguée d’attendre une réponse.
Et …

_ Membres du jury, avez-vous rendu votre verdict ?
_ Oui, monsieur le juge.
_ Nous vous écoutons.
Et moi aussi, j’écoute.
Et je sais ce que je vais dire si on me demande mon avis sur la sentence.

Il est condamné à 25 ans de prison pour homicide involontaire, conduite en été d’ivresse et destruction de biens publics (il a défoncé une cabine téléphonique en même temps que la voiture !), avec 15 ans fermes et une réduction de peine de 10 ans pour bonne conduite.
Il devra me verser des dommages et intérêts de 500 000 dollars US.
Comme si ça pouvait changer quelque chose … !

La vache ! Toute sa vie est foutue. Pire que la mienne.
Moi, je peux me la reconstruire.
Mais lui ?

_ Madame Kalt, voulez-vous ajouter quelque chose ?
_ Euh … Mesdames, messieurs. Je respecte votre sentence, à une chose près. Je ne veux pas de dommages et intérêts car ils ne serviraient pas à ramener ceux que j’ai perdus. Je veux que cet argent soit placé sur un compte au nom de l’accusé. De cette façon quand il sortira de prison à la fin de sa peine, il pourra essayer de reconstruire sa vie. Et peut-être alors que sa famille lui pardonnera … parce que, moi, je ne le pourrais jamais.

Silence total.
Le juge et toute la salle sont surpris de ce que j’ai demandé.
Et moi aussi.
On se renseigne : est-ce possible ?
Oui.
Bien.

Je rentre chez moi.
Et je m’effondre.
Brisée.
Seule.


Ich schrei in die Nacht für dich
lass mich nicht im Stich
Spring nicht
Die Lichter fangen dich nicht
Sie betrügen dich
Spring nicht
Erinner dich
An dich und mich
Die Welt da unten zählt nicht
Bitte spring nicht

Je comprends ces paroles.
Qui chante ?
Ça me touche.
Beaucoup.
Elles m’aident à ne pas lâcher prise. À tenir le coup.

Merci les anges !

me une envie de tuer …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:07 pm

**** De nos jours ****



_ Mesdames et messieurs, nous entamons notre descente. Nous vous prions de …
Bla bla bla.
Voilà le voyage se termine et je ne me suis même pas amusée.
Je reste sur ma faim … de corps jeunes et appétissants !

_ Excuse-moi ?
Ouah !!! Qui ose me tutoyer ??
Mein Gott : quel regard ! Je m’y perdrai des heures …
_ Oui ?
Je pensais lui répondre en allemand mais puisqu’il a commencé en français, laissons-le continuer … pour voir s’il a fait des progrès !
_ Je … nous connaissons vous ?
C’est mignon tout plein, cette faute …
Je fonds littéralement.
Pourtant il connaît déjà la réponse.
Allez, ne faisons pas notre peau de vache.
_ Oui, j’ai choisi une de vos chansons de l’album « Schrei » pour la bande-son de mon film. Et ça a dû vous porter chance puisque vous êtes connus aux Etats-Unis maintenant.
Il n’a pas tout compris, on dirait. Alors je le lui répète en allemand.

Ça le surprend que je parle aussi bien.
Faut dire que les langues, ça a toujours été mon truc.
Trilingue : anglais, allemand et italien.

Il me fait un grand sourire.
Mon dieu ! si on était seuls, je lui aurai montré physiquement l’effet qu’il me fait.
_ Bon séjour ! je lui dis.

Et je m’engouffre dans le taxi le plus proche.
Et je ne peux m’empêcher de me retourner pour les regarder une dernière fois.
Et ils sont en train de me regarder aussi.

Hum. J’aurai dû leur demander où ils logeaient.
Nan ! je demanderai au majordome de l’hôtel de se renseigner. Il saura où je dois chercher.

Finalement , chéri, tu avais raison de vouloir aller en Australie.
Je crois que je vais m’y plaire …

Chapitre 2


_ Madame, bonjour et bienvenue au Hilton. (Salut, Paris !) Nous avons bien reçu votre fax. Cependant nous nous étonnons qu’il ne soit pas plus rempli. Pourriez-vous le relire encore une fois et y apporter d’éventuelles modifications ?
_ Mais bien sûr.

Typique des grands hôtels de luxe. Quand tu réserves une chambre chez eux, ils t’envoient toujours une feuille à remplir pour mieux te connaître.
À quelle heure tu te lèves, ce que tu veux pour tes repas, à quelle fréquence doit-on faire le ménage dans ta suite, avec quelle lessive doit-on laver ton linge … et encore un million de trucs débiles auxquels tu ne fais jamais attention.
En tout cas, moi, je n’y fais pas attention.

Généralement, je réponds toujours la même chose :
1/ la chambre doit être toujours propre.
2/ le petit-déjeuner copieux.
3/ mon linge lavé et repassé régulièrement mais pas tous les jours.
4/ la plus grande discrétion est demandée à tous les employés de l’hôtel quant à ma présence dans leur établissement.
Ça les embête toujours que je n’ai pas de « manies » particulières, qu’ils n’aient pas 10 pages d’observations pour préparer ma chambre ou pour mes repas ou pour mes habits.
J’ai déjà du bol de pouvoir me permettre d’aller dans des hôtels de cette classe. Alors si en plus je dois leur prendre la tête avec des souhaits débiles … Je ne me prends déjà pas la tête pour moi …

Mais bon. Je vais faire plaisir à Niels, le gentil majordome.
Je m’installe dans un fauteuil dans le salon.
Un serveur me demande ce que je veux boire et comme c’est l’heure de l’apéro, une Guinness fera très bien l’affaire. Et je sais que je peux lui faire confiance pour me la servir comme il faut. Et je sais que Niels a déjà noté sur ma fiche perso que j’aime cette bière.
Allez, relisons ce fichu fax et faisons semblant de s’inventer de nouvelles manies.

J’en profite pour jeter des coups d’œil à droite à gauche.
C’est quoi cet attroupement à l’entrée ?
Je regarde Niels : ça le lui plaît pas. Pas du tout même : 2 agents de sécurité font leur apparition.
Va y avoir de l’action : cool !!

_ Biiiiiiiiill !
_ Tooooooooooom !
_ Gustavvvvvvvvvv !
_ Geoooooorg !!!!!!!!!

Oh non, ça ne va pas recommencer.
Je me mords la lèvre inférieure.
Ne me dîtes pas qu’ils logent aussi dans cet hôtel … Ils en ont les moyens ??

Niels me le confirme.
J’adooooooooooore l’Australie.
Je tends mon fax à Niels qui, déçu, le range. Je n’ai rien modifié.
Et j’attends l’arrivée des vedettes, ma bière à la main, assise dans un fauteuil juste en face de l’entrée.

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:07 pm

Le 1er à me voir est Bill.
Il a l’air gêné.
Et moi amusée. J’arbore un magnifique sourire.
Je lève ma bière vers lui pour lui souhaiter la bienvenue.
Ça le surprend tellement qu’il se prend les pieds dans le tapis et manque de s’étaler de tout son long !
Il est vraiment trop sensible…

Du coup, Tom qui reluquait les demoiselles qui l’appelait dehors, ne voit rien et a du mal à comprendre pourquoi Bill se retrouve dans les bras d’une vieille bourgeoise.

Je suis morte de rire sur mon fauteuil.
Et ça s’entend.
Parce que Tom vient de m’apercevoir.
Et qu’il devient plus rouge qu’un homard.
Ça n’a pas l’air de lui plaire que je sois en train de me moquer de son petit frère.
Alors je me force à redevenir sérieuse.
Mais j’ai du mal.

Bill est en train de se confondre en excuses mais la vieille ne veut pas le lâcher.
Elle doit croire qu’il l’a fait exprès et elle en est toute émoustillée, la pauvre.
Tom agrippe son frère par le bras et le traîne jusqu’au guichet.
La vieille est outrée et s’en va très mécontente.

Que vont nous réserver les frangins la prochaine fois ??

Je suis dans ma suite.
Je me détends.
Une chambre avec un lit king size : merci les Amerlocs !! Ce que je vais pouvoir y faire dans ce lit … et toutes les nuits en plus !!
Je teste le matelas en sautant dessus comme une folle.
Ça me défoule.

La salle de bains avec douche italienne (sans bac, à même le sol) et une baignoire à remous !!
Je la teste de suite.
Toutes ces bulles qui me chatouillent de partout … hum ! ça me donne des envies … de …

_ Ça va, mademoiselle ??
Je ne peux même pas répondre. Je suis devenue un vrai légume entre ses mains.
Elles me courent sur le dos, les hanches, les épaules …
Fortes. Douces. Meurtrissantes. Apaisantes.
Un vrai délice !
_ Pablo ? Vous avez des mains … Je ne trouve pas le mot mais surtout ne vous arrêtez pas !
_ Bien, mademoiselle.
J’adore les hôtels de luxe et leur petits services …

Splash !
Une goutte atterrit sur ma joue.
Il pleut ?
Splaash !
Une autre, un peu plus grosse, vient de s’écraser sur mon épaule droite.
Qu’est-ce que …

_ Ouah trop cool la piscine !!
_ T’as raison, elle déchire grave !!
Et tout ça en … allemand !!
Ah non, je ne peux même pas me détendre entre les mains de Pablo sans que ces sangsues arrivent !!
Ils m’ont déjà gâché mon voyage … Gâché ?
Je n’en suis pas si sûre …

J’ouvre un œil.
Ouf ! ce ne sont que les autres membres du groupe, Gustav et Georg. J’en profite pour les mater. Ils ne m’ont pas encore vue. Faut dire qu’on est un peu cachés par les bananiers et les palmiers, avec Pablo.
Ouais, c’est baisable. Un petit peu dodus quand même les gars. Faut faire du sport !!!

Je remercie Pablo pour ce moment de détente.
Et je lui promets de refaire appel à ses services la prochaine fois que j’aurai besoin d’un … massage. (Bande de cochonnes ! À quoi pensiez-vous donc !)

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:08 pm

Pour le prix, les garçons sont ravis.
Ils ont chacun leur chambre avec un lit immense et au milieu un salon les réunit. Du coup, Tom imagine déjà le nombre de filles qu’il va pouvoir ramener sans que son frère ne le sache … Les vacances promettent d’être agréables à tout point de vue !!!

Bill, lui, se dit que la vue depuis le balcon va lui inspirer quelques chansons pour leur nouvel album.
Il se régale de ce qu’il voit : l’opéra de Sydney, le bleu turquoise de la mer au loin, son odeur salée qui lui chatouille les narines …

_ Alors on s’rince l’œil ?
Toujours une ânerie à sortir celui-là !
_ Regarde ! Y a Gus et Georg dans la piscine. Viens, on les appelle !
Et le voilà en train de hurler leurs prénoms comme un dément sorti tout droit de l’asile le plus proche.
« Et moi, qui pensais passer des vacances tranquilles dans un pays où l’on ne nous connaît pas … encore : c’est raté !! » pense Bill.
Et les 2 nigauds qui lui répondent …
« On va se faire virer de l’hôtel si ça continue … »

_ Roooooooooooh ! Mate-moi ça, Bill ! Mais .. regarde bon sang !
Et de force, Tom tourne la tête de son frère vers la piscine.
_ Là !
Il lui montre un coin où sont alignés des transats et sur un desquels quelqu’un est allongé. Une femme, on dirait.
_ T’as vu ce c*l ! Argh …
Bill vient de mettre un coup de coude dans les côtes de Tom. Tout le monde a dû l’entendre faire cette remarque.
En tout cas, Gustav et Georg, oui. Ils sont en train de se rapprocher du bord de la piscine le plus près de la femme. Mais ils sont stoppés dans leur élan par un mec bronzé qui leur demande quelque chose. Du coup, ils retournent à leurs plongeons.

_ J’y vais ! hurle Tom en claquant la porte de la suite.
Bill soupire par habitude : Tom va encore draguer une fille qu’il ne connaît pas et cette nuit ça va être la rumba dans sa chambre et il ne pourra pas dormir correctement … Incorrigible Tom !
« Le jour où il se casera celui-là, ça va pas être triste ! »

Tom dévale les escaliers. Il n’a même pas attendu l’ascenseur tellement il avait peur que son « coup du soir » s’en aille. Trop pressé, le Tom !
Au détour d’un virage il manque de percuter une vieille dame, celle sur laquelle Bill s’était étalé.
« La poisse ! se dit-il. J’vais la louper ! »
Et il laisse là la vieille au bord de la crise cardiaque sans même s’excuser !














Il s’approche le plus silencieusement possible, mais le frottement de son caleçon de bain long le trahit.
Un léger changement dans le rythme de la respiration de la femme lui fait comprendre qu’il n’est plus utile de se faire discret.
Alors il tousse et s’assoit le plus bruyamment possible sur le transat voisin du sien.

Pourtant elle ne bouge pas.

Alors il en profite pour la détailler. Enfin ce qu’il peut en voir …
Peau mate. Peau à l’apparence douce. Il imagine déjà ses mains qui la caresse …
Mollets musclés. Cuisses galbées. Il s’imagine en train de les écarter pour s’y blottir …
Fesses rebondies mais fermes, soulignées par un maillot de bain turquoise, tenu sur les côtés par des liens très fins. Il s’imagine en train de les défaire avec ses dents …

« Stop ! »
S’il continue comme ça, il va avoir une érection sur place.
Mais il lui faut garder son énergie pour cette nuit …

Il continue la « visite » de ce corps qui s’offre à lui.
Et ses yeux s’ouvrent de stupéfaction : comment n’a-t-il pas pu voir ça tout de suite ??
Elle n’a pas de haut de maillot. Même pas un bout de tissu qui dépasse de dessous son corps.
Par contre il y a un tatouage. Et pas des plus discrets ! Il recouvre pas loin des 3/4 de son dos.
Et il est magnifique …
« Ça remplace bien un haut de maillot, ça ! » pense-t-il.

Un scorpion doré s’enroule autour de sa colonne vertébrale redessinée à même sa peau, et disparaît même parfois en dessous. Ses pinces ouvertes se posent sur les épaules de la femme et ses pattes s’agrippent à la peau entourant les vertèbres qui sont alors à nu. On dirait qu’il est réel, qu’elle se fait vraiment arracher la peau par cette bête !
Trois roses d’un rouge sang complètent le dessin.

Tom ne peut s’empêcher de tendre la main pour le toucher.
Et …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:09 pm

Je te vois, petit homme ! Et si tu touches, tu vas te faire piquer … »

J’ai bien vu qu’il me dévisageait des pieds à la tête. Pratique le chapeau de paille à grands bords ! Ça te couvre le visage et te permet d’observer sans être vue.
Et comme il ne s’est pas gêné pour me scruter, j’ai fait de même.
Et j’avoue que je suis tentée pour une partie de jambes-en-l’air avec lui.

Ses grands yeux noisettes. Sa bouche pulpeuse à souhait. Ses longs doigts. Son torse imberbe mais musclé. Ses dreadlocks à agripper et à tirer. Ses mollets de coq …
« Stop ! »
Comment puis-je avoir de telles pensées alors qu’il y a à peine 2 jours j’avais le blues pour mon mari ? Faut croire que nous ne sommes pas maîtres de nos désirs …
Et puis je suis célibataire maintenant.
Alors … pourquoi pas ?

Il n’ose pas poser ses doigts sur ma peau. Il suit le dessin avec sa main. Et je sens la chaleur de sa paume … Un tout petit mouvement de ma part et il me touche …
Non ! j’ai trouvé mieux.
Je vais l’achever en direct live !!

C’est dur de résister.
De ne pas la toucher.
Il se retient de toutes ses forces en se disant que plus tard, il pourra (peut-être !) laisser libre cours à ses envies.

Alors il se rassoit sur son transat et continue son observation.
Il ne peut pas voir son visage, il est caché par un chapeau de paille … bien trop grand à son goût !
Elle a des doigts assez petits par rapport aux siens. Tiens ! il y a une trace sur son annulaire gauche. Serait-elle mariée ? Intéressant, il n’a jamais essayé avec une femme plus vieille que lui …
Du coup, il refait le tour de son corps pour voir s’il n’y a pas d’autres signes de son âge. Non, pas de cellulite apparente. Pas de cicatrice visible. Elle a l’air parfaite … mais par expérience il sait qu’il y a toujours un « mais » caché quelque part. Et ça aiguise son envie de la connaître pour trouver ce « mais. »

Oh ! elle remue.
Non ? Elle ne va pas faire ça ? Pas à lui, pas ici ?!!

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:09 pm

Il n’a pas osé me toucher.
« Petit froussard, va ! »

Je vais lui sortir le grand jeu et je sens que la température va monter d’un cran.

Doucement je remue un bras, puis l’autre.
Je m’étire, comme si j’avais fini ma sieste.
J’ai l’impression qu’il sait que je sais qu’il est là. Ça n’en est que plus … excitant !

Je me suis renseignée sur la « tenue » à avoir autour de la piscine, surtout quand on bronze. Alors je vais pouvoir me le permettre. Parce que c’est autorisé dans l’enceinte de l’hôtel, « mais pas sur les plages publiques » m’a précisé Niels.

Je crois que je vais lui faire plaisir … J’espère …

Et d’un coup …

La vache ! »
Elle s’est retournée d’un coup, pour se mettre sur le dos.
Il n’avait pas prévu ça et ce qui s’offre à son regard le stupéfie sur place.
Il n’arrive pas à détacher ses yeux de ce qu’il voit, même s’il sait qu’il le devrait.
Et le plus vite possible.

Mais il n’y arrive pas.
Cette vision est tellement … soudaine et agréable que sa libido ne veut pas qu’il la lâche des yeux.
Et pourtant il le faut. Par respect. Par politesse. C’est ce que lui dit sa raison.

Oui. Mais son cœur lui dit de ne pas arrêter de regarder, de prendre son temps pour admirer ce qui s’offre à lui.
Après tout, elle l’a fait consciemment. Enfin il l’espère …

Il sent son cœur battre à 100 à l’heure, sa vue s’embrouiller, ses mains devenir moites … et son caleçon avoir une bosse …

« Oh " Vive Liebe-de-th " ! Pourtant c’est pas la première fois que j’en vois … mais là ! Elle m’a tué ! »

De rage et de dépit, il se retourne sur le ventre pour tenter d’échapper à cette image qui persiste dans sa tête. Et surtout pour cacher cette érection qui ne veut pas le quitter.

Pourvu que les autres ne viennent pas le voir. Parce que sinon il est mal …

_ Alors, Tom, on se rince l’œil ??

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:09 pm

Et hop ! un Tom en réanimation !

J’ai adoré son regard. Des yeux exorbités et qui ne pouvaient plus se détacher de moi … ou plutôt de ma poitrine.

Faut dire qu’elle est pas mal quand même. Comme disait Fabio (snif !), « au moins on en a plein les mains ! »
Il l’aimait bien, ma poitrine, mon mari. Et je savais la mettre en valeur avec un décolleté limite indécent ou un soutien-gorge qui la faisait encore plus imposante qu’elle ne l’était déjà.
Il était toujours excité quand on sortait pour un cocktail ou une soirée parce qu’il savait que de retour à la maison, il n’y aurait que lui qui pourrait en profiter … Et j’adorais savoir qu’il ne penserait qu’à ça de toute la soirée …

Mais aujourd’hui, je la « partage » avec Tom Kaulitz des Tokio Hotel. Et on dirait que ça le retourne littéralement !
Ce qui est vrai.

« Pas mal la bosse … »
Je comprends mieux pourquoi il se met sur le ventre. Je ne pensais que mon 95D pouvait faire un effet pareil sur un « jeune » homme.
Le pauvre, il ne va pas s’en remettre !

Et si je mettais un peu de crème ? C’est pas bien les coups de soleil sur les seins. Ça fait mal … et après pour les câlins, ça freine un peu …

_ Alors, Tom, on se rince l’œil ??

Ah ! j’l’avais pas vu venir celui-là.
Tom devient plus rouge qu’un coquelicot : mignon, ça !
Finalement il est peut-être plus pudique ? timide ? qu’on ne le croit.

Quand Bill a vu où était allé son frère, il s’est dit que les ennuis allaient commencer.
Alors, comme d’habitude, il est venu le rejoindre pour éviter que la situation ne dégénère.

Dans le hall, il a recroisé la vieille qu’il avait bousculé ce matin en arrivant à l’hôtel.
« La poisse ! »
Elle lui adresse son plus beau sourire et commence à se diriger vers lui.

_ Bill ! Tu devrais aller à la piscine, lui lance Georg qui retourne à sa chambre. Tom se branche une fille et ça devient très hot !!!
Il en était sûr : ils doivent déjà être en train de se tripoter devant tout le monde tout en se léchant mutuellement leurs bouches avec leurs langues gluantes …
Bah ! Bill n’est pas un pro de la démonstration amoureuse en public. Il préfère le faire en privé, là où il peut se « lâcher » et montrer qui il est réellement.

Vite ! Faut aller sauver les dégâts, tant qu’il en est encore temps.

De loin, il observe la scène en prenant son temps.
C’est vrai que, de loin, elle est pas mal, la fille.
Fille ? Bill pencherait plutôt pour une femme.
Voilà que maintenant il se tape des femmes !!! Décidément son frère ne cessera jamais de le surprendre. Quand il pense bien le connaître (si tant est que cela est possible) il lui sort un tour de son cru.

Oh ! c’est pas vrai !
Bill regarde son frère qui ne sait plus comment réagir.
Là, elle l’a tuée sur place. Ratatiné même, le frangin.
Il ne bouge plus.
Faut dire qu’elle y va fort.
Si avec ça, Tom n’a pas compris le message …

Ben, qu’est-ce qu’il fait ?
Pourquoi il se …
« Raaaaaaaaah ! c’te bosse ! »

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:10 pm

Bon.
J’ai joué pour un numéro et là j’en tire un 2ème.
« Va falloir choisir, ma belle ! Tu vas finir de l’allumer ou tu tentes le feu de forêt pour les 2 ? »

Nan. Je crois que ça suffit pour aujourd’hui.
D’autant plus que je commence à ressentir les effets du décalage horaire et de ce long voyage en avion.
Je crois que ça va être une soupe et au dodo … seule, pour l’instant.

Un dernier coup d’éclat et j’y vais !
_ Au revoir, Bill et Tom, je leur lance en me levant.
Ils sont surpris.
Ils ne se doutaient pas que je les connaissais.
Faut dire qu’ils n’ont pas encore vu mon visage … merci le chapeau !!
Vais-je le leur montrer ?

Ils essayent de deviner qui je suis.
Alors cherchez, mes braves !
Je mets ma chemise blanche et je me dirige vers l’hôtel.

Un dernier regard.
Ils me regardent toujours.

_ Qui c’est ?
_ J’sais pas ! T’as une idée ?
_ Non. Mais on va trouver ! J’peux pas la laisser partir sans rien faire …
_ Oh Tom, tu t’enfonces là ! T’as déjà eu la honte avec ta bosse …
Splash ! Bill vient d’atterrir dans la piscine avec l’aide de son frère. Il n’a pas dû aimer l’allusion …

Avant de monter dans ma chambre, je commande un plateau repas puis je demande à Niels s’il peut faire livrer des fleurs dans une des suites de l’hôtel.
_ Bien sûr ! me répond-il.
Alors je choisis des roses … rouges.
Et je rédige un petit mot :
« À Artémis et Apollon,
Gipsy. »


J’espère qu’ils se prendront bien la tête pour comprendre ce message.
On verra ça demain …


Pour info :
Apollon et Artémis = Apollon est le dieu de la lumière, de la poésie, de l’art et de la musique. C’est une des douze grandes divinités de l’Olympe : fils de Zeus et de Léto, il est le frère jumeau d’Artémis. (là c'est Tom) Artémis est née à Délos juste avant son frère Apollon, c’est aussi la déesse de la chasse, chaste et vierge. (là c'est Bill)

Gipsy = en référence au film tourné par l’héroïne (nan ! pas la drogue !!)

Chapitre 3



_ Bonjour, Madame. Avez-vous passé une bonne nuit !
_ Oh que oui, Niels. Je me suis bien reposée et je suis prête pour partir à la découverte de Sydney !! À ce propos, Niels, vous ne connaîtriez pas un guide sympa et qui pourrait me montrer toutes les facettes de votre ville ?
_ Bien sûr, Madame.
Rien qu’à regarder son visage, je sais qu’il connaît la perle rare, celle qui me fera découvrir Sydney mieux que dans les guides touristiques et sans rien me cacher.
Il me demande quand je compte faire mon escapade. Demain serait bien. Aujourd’hui je vais me promener toute seule, comme une grande !
Ça le fait sourire.

_ Au fait, Niels, les fleurs ont été livrées ?
_ Oui, Madame. D’ailleurs, j’ai dû aider les jeunes gens à trouver le chemin de notre bibliothèque. Je me suis permis de leur donner la référence de 2 ou 3 livres qui pourraient répondre à leur … énigme. J’espère que je n’ai pas eu tort …
J’hésite. Ils auraient dû chercher seuls normalement.
Mais bon, on est tous en vacances et les devoirs sont finis !
Alors je le remercie de les avoir aiguillé … un peu.
Il semble soulagé. Ça peut lui valoir un blâme si je me plains à la direction. Mais comme je l’aime bien, mon Niels, je le comblerai plutôt de compliments !

Je me sens observée.
Je me retourne … et me retrouve devant Bill et Tom.
_ Bonjour ! Bien dormi ?
Et je me sauve vers la sortie.
Enfin, j’essaye parce que Niels attire mon attention par un léger toussotement.

_ Madame ? Vos véhicules sont arrivés.
Quoi ?! Mes véhicules ? Mais de quoi il me parle là ?
_ Ils sont dans le parking de l’hôtel, niveau moins 1.
Y en a 2 qui ne perdent pas une miette de ce qui est dit, même si par politesse ils se sont reculés un peu.
_ Niels …
Je voudrais bien savoir de quoi il cause : autant le lui demander directement.
Et puis je me souviens : mes véhicules ! mais oui, comment ai-je pu les oublier ? Je les fais toujours suivre où je vais. Sauf que ça faisait plus d’un an qu’ils n’avaient pas bougé de mon garage …
_ Bien, Niels. Et mon équipement ?
_ Il est dans votre casier, dans la salle à gauche de l’ascenseur au niveau parking, Madame. Le numéro est celui de votre chambre et il s’ouvre avec la carte de votre chambre.
Là, je suis scotchée : ils ont toujours réponse à tout ces majordomes.
Je le remercie.

Finalement une petite sortie dans Sydney s’impose.
Hum, je vais devoir remonter dans ma chambre, me changer avant. La jolie robe champêtre que j’avais mise ne va pas aller, sauf si je prends …
Non, elle sera pour la prochaine sortie !

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:10 pm

Elle est là ! » se dit Tom en voyant une femme attendre devant la porte de l’hôtel.
Ah non, c’est pas elle.
Il repense à ce qui s’est passé au bord de la piscine la veille et il sent que sa libido ne va pas tarder à refaire surface s’il y pense trop.
Il a déjà passé la nuit à rêver de cette femme …
Ses draps s’en souviennent …

« Tiens, elle est déjà réveillée, » pense Bill.
Depuis hier, il pense souvent à cette femme, celle de l’avion. Un peu trop à son goût …
C’est vrai qu’elle est plutôt bien foutue : plus petite que lui ; la peau aussi mate que la sienne est pâle ; de longs cheveux châtains bouclés qu’il se voit bien en train de tortiller avec ses doigts …
Sa petite robe à fleurs lui va à merveille, soulignant la ligne de ses hanches et mettant en valeur sa poitrine grâce à un décolleté plongeant.
« Faut que j’me calme ! »
Il se demande s’il ne commence pas à devenir comme Tom …

Elle est occupée avec le majordome.
Il est cool, lui aussi d’ailleurs. Il les a aidés à résoudre une partie du message qui allait avec ces roses rouges qu’on leur a livrées avec le petit-déjeuner.
Lui et Tom se sont regardés comme des idiots quand le garçon d’étage les leur a mises sur la table basse du salon en disant que c’était offert par une cliente de l’hôtel.
Ils ont attendu qu’il soit parti pour se jeter sur la carte et n’y rien comprendre !
Maintenant, ils en connaissent plus sur la mythologie romaine. Mais pour ce qui en est de …

Quel idiot !
Gipsy … mais oui, il sait qui c’est !
Elle est juste devant lui !
Ah, ben non ! Elle est partie ...

_ Tom, je sais qui nous a envoyé les fleurs.
_ Ah ouais, qui ?
_ La femme de l’avion !
_ Non !
_ Si. Tu te rappelles pas ? Elle m’a dit qu’une de nos chansons avaient servies pour un de ses films … et quand j’ai appelé David ce matin, il m’a dit qu’il ne se souvenait pas de son nom mais du film, oui, parce qu’il l’avait trouvé génial.
_ Et alors elle s’appelle comment ?
_ J’sais pas …
_ T’es trop nul !!

_ Hum, hum !
Ils se retournent tous les 2 en même temps vers Niels. Qu’est-ce qu’il leur veut, celui-là ?
_ Je peux peut-être répondre à votre question, messieurs.
Ils se regardent : mais oui ! pourquoi n’ont-ils pas pensé à lui ? Il doit bien savoir ça !
Ils se retournent vers lui, attendant sa réponse.

Attention, les mecs, Mumu est dans la place !
Je suis montée me changer vite fait : un boxer noir et un débardeur à bretelles noirs suffiront, ainsi que mes doc Marten’s montantes noires.
Une petite queue de cheval et le tour est joué.

Je file vers l’ascenseur : niveau moins 1 qu’il a dit, Niels.
Je réfléchis où je vais bien pouvoir aller ensuite, une fois sortie de l’hôtel. J’ai pas pris de plan de la ville ou de ses environs, mais je devrais pouvoir me débrouiller : je sais lire les panneaux, non ?

Arrivé au niveau du parking, je vais à gauche, dans la salle des vestiaires. Je cherche le mien et l’ouvre avec ma carte de chambre.
Alors que vais-je mettre ?
Cuir ? ou … cuir ?

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:11 pm

Les 2 garçons sont devant le parvis de l’hôtel.
Et ouf ! aucune groupie à l’horizon. Il faut dire qu’au Hilton, il y a au moins 500 mètres avant d’arriver au hall de l’hôtel et une grille avec caméras à passer, alors elles peuvent toujours attendre pour entrer dedans !
Qui aurait cru qu’en Australie, ils avaient déjà des fans ??
Sûrement pas eux …

Mais on ne sait jamais. L’agent de la sécurité leur fait signe que tout va bien et qu’ils peuvent sortir.
Ils attendent un taxi qui doit les emmener vers la plus belle plage de Sydney. La plage de l’hôtel bien sûr ! Avec barrières et agents de sécu, pour éviter que les clients ne soient dérangés pendant leur bronzette.

Tout à coup un vrombissement se fait entendre à leur droite.
Ils se regardent surpris : y aurait-il un 33 tonnes dans le parking de l’hôtel ?

- - - - - - - - - - - -

« Oups ! Niels va ma tuer ! » me dis-je en regardant la marque que j’ai laissé sur le sol du parking.
« Et je dois me faire repérer à 100 kilomètres à la ronde avec le boucan que je fais … »
Mais ça me fait tellement de bien de mettre les gaz à fond et d’entendre ce rugissement sortir d’entre mes jambes.
Faut vraiment que j’aille me défouler dehors !

Je roule jusqu’en haut de la rampe de sortie du parking et je m’arrête.
Je tourne encore une fois la manette des gaz, juste pour me faire du bien aux oreilles.
Et là, je les vois, tous les 2.

Et si … ?

Quelle vision !

La 1ère chose qu’ils repèrent est la grosse cylindrée noire qui rugit comme un tigre affamé. Elle est superbe. Pas de chromes inutiles. Juste noire.
« Elle brille tellement qu’on doit se voir dedans, » se dit Tom.
« Ça doit décoiffer d’être dessus, » pense Bill.

Ensuite ils regardent le propriétaire.
Casque intégral noir. Visière noire.
Combinaison en cuir noir. Moulante. Très moulante.
Tellement moulante que …

« C’est une femme ! » s’écrient-ils en même temps.
Il se regardent.
Bill se demande quelle genre de femme peut piloter un tel engin. Elle doit avoir de la force pour ne pas se laisser emporter par le poids.
Tom se dit qu’il aimerait bien se trouver à la place de la moto, pour sentir les cuisses musclées de la madame autour de sa taille pendant qu’ils …

Vrouuum.
Elle le fait exprès, on dirait.
Comme un appel.
Lequel des 2 va se décider en 1er ?

Elle vient de relever sa visière.
Ses yeux marrons en fixent un. Et il se demande si c’est bien lui qu’elle fixe.
Puis, avec sa main, elle fait un signe vers la gauche, puis celui qui veut dire « Venez ».
Bill regarde Tom.
Tom pointe son index vers son torse et l’interroge du regard.
Elle acquiesce.

Et sans un mot pour son frère il se précipite vers la motarde.
Elle lui montre le casque à l’arrière.
Il fourre sa casquette dans une de ses poches et enfonce le casque, noir lui aussi, sur sa tête.
Timidement, il met ses mains de chaque côté de la taille de la femme. Sans appuyer.
Et elle lui agrippe les mains, le tire en avant le plaquant ainsi contre son dos (à elle) et pose ses mains (à lui) en les croisant au niveau de son ventre (à elle). Et elle appuie dessus pour lui faire comprendre qu’il doit les maintenir bien serrées.

Un dernier regard vers son frère.
Elle met les gaz, passe la 1ère et il se cogne la tête contre le casque de la conductrice.
Ça fait mal ! Mais il a compris qu’il doit faire attention.
Elle l’a littéralement scotchée à elle en accélérant fort. Il en a presque le souffle coupé. Et il sent une poussée d’adrénaline monter en lui.

Il est sur une moto …
avec une femme qu’il ne connaît pas …
son frère reste seul …
il ne sait pas où il va …
elle roule vite mais bien …

Ça ressemble à un concert.
Il sait ce qu’il va jouer mais il ne sait pas comment va être le public en face de lui. Comment il va réagir. Comment il va participer. S’il va, lui, assurer. S’ils vont tous être ok ce soir-là.
Mais ça lui plaît.
Il y a comme une odeur de danger, d’inconnu qui le stimule, lui, le frangin casse-cou et expérimentateur.

De plaisir, il ferme les yeux et pose sa tête sur l’épaule gauche de la femme.
Gauche, le côté du cœur …
Celui des émotions …
Il ne sait pas où il va ni avec qui, mais il lui fait confiance.
Aura-t-il raison ?

Il a été surpris que je le choisisse. Pourtant …
C’est vrai qu’il m’attire.
Physiquement, bien sûr.
Mais ce qu’il y a dans sa tête aussi.

Alors quand je l’ai vu qui attendait je-ne-sais-quoi, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.
Pour lui.
Pour moi …

Il a fait son timide pour s’agripper à moi, mais je lui ai vite fait comprendre qu’il fallait être plus téméraire.
Et puis, de toute façon, s’il veut tenir le coup derrière moi, il va falloir qu’il s’accroche. Je n’ai pas l’habitude de rouler « pépère » quand je pilote ma bécane. Sinon, autant que je me paye une mobylette !!!

Je sens qu’il se détend.
Sa tête se pose sur mon épaule gauche.
Je suis contente qu’il se sente bien avec moi.
Même s’il doit se demander qui je suis.
Je ne crois qu’il ait fait le lien entre la femme de la piscine, la femme de l’avion et celle de la moto.
Ça risque de le surprendre, quand il s’apercevra que je suis ces 3 personnes à la fois.
Et il n’est pas encore au bout de ses surprises … La prochaine, à laquelle je pense depuis que je suis arrivée en Australie, risque de nous coûter cher, à tous les 2 …

Pour l’instant, je file sur l’autoroute.
Ses mains sur mon ventre me donne chaud.
Niels m’a parlé d’une plage sympa, un peu isolée. On y sera dans moins de 30 minutes à l’allure où je conduis.
Tant mieux. Cette chaleur qui irradie mon ventre devient de plus en plus insupportable.



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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:12 pm

Elle s’arrête.
Il ne veut pas ouvrir les yeux. Il est trop bien contre son épaule.
Elle ne bouge pas.
Elle croit peut-être que je dors.
Il aimerait bien dormir comme ça, contre elle. Sans rien faire … pour une fois …

Elle remue un peu.
Il se redresse.
Et enlève son casque : faudrait peut-être qu’il coupe ses dread, ça donne chaud dans un casque !!
Nan ! ça fait partie de son charme …
« Vantard ! » qu’il se dit à lui-même.

Elle retire le sien.
Cette chevelure châtain et bouclée lui dit quelque chose.
La femme de l’hôtel qui avait ses « véhicules » d’arrivés.
Et c’est la même que celle de l’avion.
Celle qui les a aidés à se faire connaître aux USA.
Comment qu’elle s’appelle déjà ?
Son nom est allemand. Kalt.
Le prénom ?
Trou de mémoire …
C’est pas ce qu’il retient en 1er chez une fille, faut dire !
Pardon, une femme …

Il descend de la moto et regarde autour de luii.
Une plage.
« Ça tombe bien, on voulait y aller avec Bill ! »
Mais on est loin de la ville. Il l’aperçoit au loin. Y a pas grand monde. Ça c’est cool. Au moins il pourra se baigner tranquille …

« Mais qu’est-ce qu’elle fait là ?! »

Pfft ! Fait chaud dans cette combinaison !
Je décide de l’enlever avant d’aller sur la plage.
Qui est quasi déserte. Et loin de Sydney.
Au moins on sera tranquilles …

Des images un peu trop suggestives me traversent l’esprit.
Et si elles devenaient réalité ?
Nan, j’ai pas la serviette pour ! (NB : pas l’hygiénique ! Celle de bain …)

Décidément il a toujours les yeux où il ne faut pas !
Il est en train de mater mon c*l pendant que je me dandine pour enlever ma combine. Il pourrait au moins me filer un coup de main !

Je m’avance sur le sable.
Jusqu’à la mer.
Où je fais faire trempette à mes pieds.
Ça fait du bien.
Il se met juste à côté de moi.

_ Merci.
_ De rien.
_ Vous n’étiez pas obligée …
Et pan ! je viens de me prendre l’allusion à mon âge en pleine tête ! « Vous » ? Je fais si vieille que ça …
_ Tu sais, tu peux me tutoyer. On n’a quand même que 8 ans de différence …
Il calcule. Il en a 20. J’ai dit 8. Sûrement en plus parce que je ne ressemble pas aux filles de d’habitude. Ça fait …
Il est surpris, on dirait.
Je vais m’asseoir sur le sable.
Il me suit.

_ On se baigne ?
Oh, oh ! Il va voir l’indice … Tant pis ! Me fera-t-il l’honneur d’avoir la même réaction physique que la dernière fois ?

C’est marrant mais elle fait pas son âge.
Faut dire qu’elle est vraiment bien foutue !

Ses cuisses sont musclées et longilignes. On voit aussi la forme de ses biceps.
Et puis son boxer qui lui moule ses fesses …
Il aimerait bien le lui enlever.
Ses longs cheveux lui balayent les hanches quand elle marche. Ça doit être agréable de passer sa main dedans.
Et cette poitrine généreuse qui pointe sous son débardeur moulant.
Elle a un soutif ou ils tiennent tout seuls ?

Elle va vers l’eau.
Il la suit.
Elle trempe ses pieds dans l’eau.
Il fait pareil.
Il imagine ce qu’ils pourraient faire dans cette eau …
Elle va s’asseoir.
Lui aussi.

_ On se baigne ?
Ça le surprend qu’elle dise ça : elle a pas l’air d’avoir la tenue pour.
Sans se démonter elle se met debout. Et commence à enlever son boxer.
Oh la sadique ! Elle se penche en avant, lui collant presque son postérieur sous le nez !
Elle porte un string. Noir. En dentelle.

Elle le regarde.
_ Tu viens pas ?
Euh … ben, si, il va venir. Le temps de se remettre de cette vision lunaire

Et la voilà qui enlève son haut.
Il ferme les yeux.
Pour s’empêcher de la regarder, de la mater plutôt.

Il l’entend courir vers la mer.
Il la regarde.
« Tiens ? C’est quoi, ce truc, dans son dos ? »
Là, il se dit qu’il va devoir aller la rejoindre pour résoudre ce nouveau mystère. Décidément, elle en regorge.

Il se lève, enlève son pantacourt toujours trop large pour lui, son tee-shirt toujours trop large aussi.
Il a du mal à accepter ce grand corps sec. Tout le monde lui dit qu’il est maigre. Alors il complexe dessus. Il ne comprend pas comment Bill fait pour mettre des fringues moulantes. Alors tous ces vêtements sont de taille démesurée par rapport à son corps.

Il pique un sprint, s’élance et plonge dans les vagues.
L’eau le rafraîchit et le détend. Il en a bien besoin.

Elle l’attend, un peu plus loin.
Il la rejoint.
Elle a un sourire en coin. Qui n’annonce rien de bon …

_ Aaaaaah !
Il tombe dans les vagues et manque de boire la tasse.
Quand il se redresse, elle est morte de rire.
Elle tient des algues dans la main.
« Je vais te les faire manger, ma vieille ! »

Et il l‘attrape par le poignet droit. Pour lui faire lâcher les algues.
Et il les attrape à sa place avec son autre main.
Et il la rapproche de lui.
Et …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:13 pm

Et pan ! un Tom à la mer !
Le pauvre, il n’a pas vu le coup venir.
Faut dire que je suis la reine de la balayette !
J’ai pas fait du judo pour rien étant petite !

" Vive Liebe-de-th " ! il remonte pas !
Je le cherche des yeux.
« Ne me dites pas qu’il sait pas nager !? »

Je commence à paniquer.
Je tourne et me retourne sur place, scrutant la mer.
Mais où est-il ?
Et là je sens quelque chose sur ma cuisse droite.
Je flippe !
Ado, mes parents ont regardé « Les dents de la mer 1 » et ils ont accepté que je le vois avec eux. Depuis j’ai la phobie des requins.
Surtout quand je suis dans la mer …
Surtout quand y a pas beaucoup d’eau ...
Surtout quand y a des trucs qui me frôlent …

Blurps !
Je viens d’avaler de l’eau salée et j’ai envie de vomir.
Je refais surface complètement paniquée et paumée.
Je flippe à mort.
Si c’est un requin …

_ Ça va ?
On me prend dans des bras. Musclés.
On me serre.
On me frotte le dos.
On me caresse les joues.
On me tape légèrement dans le dos pendant que je recrache l’eau.
On me réchauffe.

Et là je réalise que le requin n’en est pas un.
Qu’il fait 1m80 environ.
Qu’il a la peau blanche.
Qu’il me serre contre son torse.
Que je suis en train de respirer son odeur.
Que ma joue gauche touche sa peau.
Que sa chaleur me rassure, me réchauffe.

Il faut que je me sépare de ce corps ou je risque d’aller plus loin que je ne me le suis permise.
Pas encore.
Pas tout de suite.
Pas comme ça.
Pas là.

Son corps contre le sien.
Il en veut plus.
Tout de suite.

Alors il tente le tout pour le tout.
D’habitude, aucune ne lui résiste. Mais là, c’est pas une gamine ou une fille de son âge, c’est une femme.
Il va falloir la jouer plus subtil.

Il met un doigt sous son menton.
Et lui fait lever la tête.
Il la regarde droit les yeux.
Il incline sa tête vers la gauche.
Lui fait un sourire.
Le plus doux qu’il connaisse.
_ Désolé …
Ses sourcils se froncent. Il le pense vraiment.
_ Ça va ?
Elle lui fait oui de la tête. Et plonge son regard dans le sien.
Ils restent comme ça quelque temps.
Et il se décide … enfin.

Lentement, comme pour ne pas l’effaroucher, il se penche vers son visage.
D’une main il serre un peu plus sa taille.
De l’autre, il lui caresse une joue.
Elle ne dit ou ne fait rien.
Alors il continue.
Sa bouche frôle maintenant la sienne.
Il sent son souffle chaud contre sa peau et ça l’excite.
Il faut qu’il se contrôle sinon elle va fuir.
Il attend un peu, histoire qu’elle lui donne son accord.
NON !
J’arrête tout. Tant pis s’il boit encore la tasse : je le repousse loin de moi.
Mais qu’est-ce qui m’arrive ?
Je suis avec un mec à peine sorti de l’adolescence et je me laisse tripoter par ce gars !

J’le crois pas !
Je dois disjoncter.
C’est pas possible autrement.

Je regagne la plage.
Me rhabille.
Remonte jusqu’à la moto.
Enfile ma combine.
Mets mon casque.
Enjambe la bête.
Mets le contact.
Et l’attends.

Il est debout, au milieu des vagues.
Perdu.
Il se demande ce qui c’est passé, ce qu’il a fait pour que ça s’arrête.
Il commence à refaire surface dans la réalité.
Il agit comme un automate pour se rhabiller et me rejoindre.
Il se poste à côté de moi.
Je sens qu’il veut me parler.
Moi pas.

Alors je fais vrombir le moteur.
Ou tu montes.
Ou tu restes planté là …

Il prend le casque, l’enfile tant bien que mal et monte derrière moi.
Il est moins timide qu’à l’aller pour mettre ses mains autour de ma taille.
Mais la pression est aussi moins forte contre mon ventre.

Le retour à l’hôtel se fait plus vite.
Même si je ne lui parlerai pas une fois rentrés, la chaleur de son corps transperce ma combinaison et je serai capable de m’arrêter tout de suite, au bord de la route, pour continuer cette étreinte.

Je le laisse devant le hall.
Il a toujours cette tête de chien battu, qui ne comprend pas pourquoi on lui retire ce qui lui fait plaisir.
Et moi non plus …

Je rentre la moto au garage de l’hôtel.
Et file direct dans ma chambre.
Ça va pas.
Ou plutôt ça va bien.

Je ne sais plus où j’en suis.
Ce que je dois faire ou penser.

Un message sur le répondeur de ma chambre.
Niels me rappelle que demain je visite Sydney avec … Pablo.
Non ! Ça ne va pas ça !

Je le rappelle.
Désolée, pas de visite.
Par contre il faut que je me défoule.
Il peut me trouver un maître d’aïkido. Pour demain. De 9 à 11 heures.
Un bon, je lui précise.
Un très bon même, qu’il ajoute.
Tant mieux.

Personne ne doit me déranger.
Je commande mon dîner et un DVD.
Je me glisse sous la douche.
À peine sèche, je me mets dans mes draps.
Et m’endors.

« Demain est un autre jour. »

J’ai quand même pris le temps de faire envoyer à Tom des glaïeuls violets.
Niels lui expliquera lui-même ce qu’ils veulent dire.

Et un petit mot qu’il est passé chercher.

« Ne t’inquiète pas. C’est de ma faute. Dors bien.
Murielle. »


J’espère qu’il me pardonnera …


NB :
Le violet exprime la délicatesse et la profondeur des sentiments. On enverra des fleurs violettes pour rappeler à la personne aimée que l'on pense à elle, ou bien pour lui signifier son amour en toute discrétion.



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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:14 pm

Chapitre 4


Elle est en sueur.

Ils se saluent.
Ils s’attaquent
Ils se défendent.
Ils parent les coups.

Elle tend la main devant elle, genre : « Parle à ma main ».
Le prof s’arrête.
Elle va vers le bord des tapis.
Salue un vieux chinois sur une photo accrochée sur un mur.
Et se dirige vers …
moi !

_ Tu fais quoi, là ?
_ …
_ Hum. T’as vu de la lumière, entendu du bruit alors tu t’es dis que tu pouvais jeter un œil ??
_ …
Je ne sais pas quoi lui répondre. Mais en gros, y a de ça.
Et du Niels …
_ Tu peux rester. Mais je veux pas t’entendre. Ni te voir bouger. Pigé ?
_ …
Ça promet : je vais m’éclater, là !

Le cours se termine.
Le prof se casse.
Pas elle.

Elle ouvre une mallette et en sort un sabre.
Un vrai !
_ Oooh !
_ Chut !
Ça me vexe.

Et là, je pars ailleurs.
Au pays des samouraï.
Au pays des guerriers.
Elle enchaîne des mouvements d’attaque et de défense avec le sabre.
Elle danse presque sur les tatami.
Son espèce de jupe-culotte noire virevolte autour de ses jambes.
On dirait parfois un papillon qui danse dans les airs.

_ Alors tu viens ? Ou tu comptes dormir là ?
Je l’ai pas vu finir son truc.
La honte !
Je la suis.
Après tout, j’suis venu pour la voir alors …
Il m’amuse, lui !
Il a vraiment un look particulier.
Il plairait bien aux Japonaises.
On se croirait dans un manga.

Du coin de l’œil, je l’observe.
1m80. Comme Tom …
Yeux en amande et marron. Comme Tom …
Bouche pulpeuse et attirante. Comme Tom …
Et ce piercing à l’arcade. Comme … le pape !

Ah ! il m’énerve celui-là à se glisser comme ça, dans mes pensées. C’est pas lui que je zieute, alors il va me lâcher ! Allez, ouste dans sa boîboîte, le Tom. Et fermée à clef en plus !

J’aime bien son petit coup de crayon noir autour de ses yeux.
Et sa démarche : de grands pas légèrement chaloupés, comme les top models mais en moins pire !
Et ses doigts fins et manucurés.
Et sa façon de regarder autour de lui, l’air de ne pas y toucher. Un peu hautain, parfois.

Ça va pas être la même, avec lui.
Voyons voir ce que ça donne …









Il la suit sans faire attention où ils vont.
Il sent qu’elle l’observe.
Et il aimerait bien savoir ce qu’elle pense de lui.
Mais il fait comme si de rien n’était.

Chambre 483.
« Quoi ?! »
Elle entre.
La porte est restée ouverte. Il suppose que cela veut dire qu’il doit …
_ Tu comptes rentrer ou rester dehors ??

Pas mal.
Il y a un salon et derrière 2 portes coulissantes, sa chambre.
Il l’aperçoit et se dirige vers elle.
Mais … elle se déshabille !!
Il en reste pétrifié sur place.
Elle est en train de lui parler de je-ne-sais-quoi mais il n’y fait pas attention.
Et comme elle lui tourne le dos, il ne se gêne pas : après tout elle n’a qu’à fermer la porte !

Elle commence par enlever cette jupe-culotte.
Puis sa veste de kimono.
Et son soutien-gorge.
« Pas très sexy … » C’est vrai qu’elle a plus besoin d’un soutif de sport avec armatures renforcées et tout le toutime qu’un en dentelle …
Sur son dos, il devine un tatouage qui lui semble énorme.
Il n’a pas le temps de voir le dessin, seulement des couleurs : doré et rouge.
Elle laisse tomber sur ses pieds son pantalon.
Elle est en string. Dentelle … Rouge …
Et elle va jusqu’à l’enlever devant lui !!
Il reste bouche bée, cette dernière vision de son corps dansant devant ses yeux …

Il entend l’eau couler, et lance :
_ Je ne vous entends pas avec le bruit de la douche !
Elle chante. Un peu faux …
En anglais.

We were just willing to talk
And now here you lay
And I’m by your side
Just talk
Just talk


Ça ressemble à “Reden” ...
Il ne savait pas qu’il existait une version anglaise. À moins ... elle l’a traduite elle-même !
Ça sonne pas mal ...

_ On va déjeuner ? J’ai une faim de loup !
Elle lui prend le bras et le traîne jusque dans le couloir.
_ Envie de quelque chose de particulier ?
Il n’a pas le temps de répondre qu’elle s’est déjà engouffrée dans l’ascenseur et qu’il a tout juste le temps de s’y glisser avant que les portes ne se referment.



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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:14 pm

Un taxi nous attend devant l’hôtel (Merci, Niels !)
Bill semble ailleurs. Il doit se demander à quelle sauce je vais le manger !
Je me demande si Tom lui a parlé de nous … enfin, si tant est qu’il y ait un « nous » !
Je ne pense pas.
Mais je ne lui poserai pas la question.

J’ai pas envie de jouer à ça avec Bill.
Il est trop … sensible.
Et incertain pour se jeter sur la 1ère venue.
Il recherche les choses vraies et qui durent.

Tant mieux ! je vais pouvoir m’amuser sans arrière-pensées !
Alors, direction le centre de Sydney : ses restaurants, ses boutiques, ses surfeurs …

_ Tu veux manger quelque chose de spécial ?
_ Non. Faîtes comme pour vous.
Et re-bang dans la tronche !
Je lui dit la même chose qu’à son frère :
_ Tu sais, tu peux me tutoyer. On n’a quand même que 8 ans de différence …
Et il a la même réaction.
« Pas doués en calcul, les frangins ! »
Sauf que ça a l’air de lui faire plaisir au Bill : il est en train de sourire comme un demeuré !
_ Pourquoi tu souris comme ça ?
_ Euh … pour rien !
Trop rapide la réponse.
_ Si, si. Dis voir un peu.
_ Euh … on a parié avec Tom …
_ Sur ??
_ Votre … ton âge …
_ Et ???
_ Et j’ai gagné !
_ Ok. Tant mieux pour toi. Et pourquoi tu as gagné ?
_ Ben …
_ Oui ??
« Allez, accouche !! »
_ Il pensait que tu avais plus de 30 ans, et moi moins.
_ D’accord, je vois … heureusement que c’était 30, parce que si ça avait été 40, je crois que je vous aurais fait votre fête !
Et on éclate de rire.
On en pleure même.
Du coup, on est obligés de s’asseoir sur un banc.
Et …Et il se retrouve avec sa main gauche sur son genou droit. Elle est assise à sa droite et cherche son souffle.
Il ne croit pas qu’elle se soit aperçue de son geste.
Il ne croit pas qu’il ait été prémédité.
Il ne croit pas qu’il veille dire quelque chose.

Il sent la chaleur de sa paume qui transperce son Jeans.
Il continue à rire mais il se force.
Il est plus concentré sur cette main qui repose tranquillement sur son genou que sur le pourquoi du comment de leur fou rire.
Et puis il se dit qu’il se sent bien. Trop ?

Ça fait longtemps qu’il n’a pas été proche de quelqu’un, ne serait-ce par amitié. Sauf d’Andréas mais ce n’est pas pareil. Il le connaît depuis si longtemps …
Là, il aurait plutôt envie de faire connaissance avec une nouvelle personne pour lui confier ses nouvelles inquiétudes, ses nouveaux doutes, ses nouvelles peurs …
Une personne qui ne connaît rien à sa vie, qui ne le piste pas dans la rue ou dans les magazines …
Et si c’était elle ?

Alors il décide de faire comme si sa main n’était pas là.

Il est tellement perdu dans ses pensées qu’il ne s’aperçoit pas qu’elle le regarde, ou plutôt qu’elle le dévisage.
Elle sourit. Ses yeux parcourent tout son visage, dans les moindres détails. Et elle a l’air d’apprécier ce qu’elle voit.

Tout à coup elle se lève.
_ On y va ? Je crève la dalle, moi !
Elle lui tend la main, une moue interrogative sur le visage.
Il lui donne la sienne et elle l’agrippe fermement, comme une mère avec son enfant pour ne pas le perdre.
_ Alors qu’est-ce qui te tente ?
Il n’en sait rien. Il hausse les épaules.
_ Choisis !

Ça fait maintenant un quart d’heure qu’ils sont assis.
Ils mangent leur salade composée en silence.

_ Euh …
Enfin, il ose parler.
_ Elle est bonne ta salade ?
Pas terrible comme début de conversation mais c’est déjà mieux que rien !
Le reste s’enchaîne simplement : ils parlent de tout et de rien.
De leurs goût : ils en ont en commun.
De leurs rêves : ils en ont en commun aussi.
De leurs envies : ils en ont en commun aussi.

Jusqu’à ce qu’il pose la question qu’il ne fallait pas …
_ C’est quoi, cette trace à ton doigt ?
Elle l’interroge du regard :
_ Quel doigt ?
_ Celui-là …
Il lui montre son annulaire.
Gauche …

Tout mais pas ça !
Il pouvait me demander tout, sauf ça !
Et il le fait …

Il me regarde drôlement.
Et je pars.
Je pars dans mes souvenirs …
dans mes jours heureux,
dans les tristes,
dans les paumés,
dans les coulés,
dans les sans-fin,
dans les monotones,
dans les catastrophiques,
dans les survivants,
dans les morts …

Je ne suis plus sur Terre.
Je suis là-haut, avec eux.
Avec tout ce qu’il me reste d’eux.
Une alliance et un bracelet de baptême glissés dans mon portefeuille.
Ils y ont gravé leur trace dans le cuir.
Pour toujours.
Pour l’éternité.

Comment revenir à la réalité après ça ?
J’en sais rien et ça me saoule !
Y a des jours où tout va bien,
des jours où tout va mal
et des jours où tout va bien ET mal.
Ça doit être un de ceux-là …

Je pensais avoir trouvé quelqu’un avec qui parler, avec qui rire, avec qui oublier.
Et je me retrouve avec le même genre de personne qui me pose cette fichue question à chaque fois.
Qu’est-ce que ça peut leur foutre ?!!!
C’est ma vie, pas la leur.
Alors qu’ils me lâchent !
Qu’ils me laissent vivre !!
Ou plutôt re-vivre.

Je dois apprendre à vivre seule, sans eux.
Et on ne m’en laisse pas le temps.

Je sens une larme glisser sur ma joue.
Et m*rde !
Ça craint. Il va me prendre pour une pleureuse…

Sa main sur la mienne.
Si chaude.
Si douce.
Si réelle !
Son pouce qui me caresse. Un peu mais ça suffit.
Je sens que je n’ai pas le droit de flancher. Pas encore une fois. Je me suis assez détruite.

« Reviens ! » me hurle ma conscience.

Et si pour une fois je l’écoutais …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:15 pm

Il ne comprend pas ce qu’il se passe.
La seconde d’avant ils discutaient,
et maintenant elle pleure.

Il a tout vu au ralenti.
Et ça tourne et retourne dans sa tête.

Son regard qui se fixe.
Sa bouche qui reste entrouverte.
Son souffle qui s’arrête.
Et qui reprend en accéléré, comme si elle avait piqué un sprint.
Sa fourchette pleine de salade qui reste en suspends dans l’air.
Et qui bascule d’un côté et de l’autre entre ses doigts, prête à tomber au moindre petit courant d’air.

Alors il se demande ce qu’il a fait.
Ce qu’il a dit.
Il ne voulait pas la blesser.
Lui faire mal.
La heurter.
C’était juste une question comme une autre.
Ou peut-être pas ?
Mais comment aurait-il pu savoir ?
Il la connaît si peu.
Et pourtant des fois il a l’impression de l’avoir toujours eue à ses côtés.
Il ne sait pas quoi faire.
Et ça le torture !

La fourchette tombe et rebondit sur le bord de l’assiette, étalant de la salade sur la nappe.
Il sursaute.
Elle n’a pas bougé.
Si !
Sa respiration est toujours aussi rapide.
Mais ses yeux sont clos.
Plissés comme si elle souffrait.
Sa bouche n’est plus qu’un trait fin, tellement elle en sert les lèvres.
Ses sourcils sont froncés.

Elle a mal.
Elle souffre à l’intérieur.
Elle hurle dans son cœur.

Mais que peut-il faire ?
Ou dire ?
Il cherche, réfléchit, fait des hypothèses, imagine.
Mais rien ne lui convient.
Rien ne va.
Rien ne lui semble assez fort pour briser cette douleur qu’elle ressent et qui apparaît sur son visage.
Lui, Bill, le sensible, ne trouve pas de réponse.
Et ça l’énerve !

Elle regarde les nuages.
Et des larmes inondent ses joues.
Elle semble y chercher une réponse.
Qui ne vient pas …
Elle soupire et ferme les yeux.
Son visage s’adoucit.
Elle sourit.
Elle a l’air d’aller mieux.

Alors il se souvient.
Ce que sa mère faisait quand il n’allait pas bien.
Quand il se demandait s’il suivait le bon chemin.
S’il faisait les bons choix.
S’il en serait capable.

Il pose sa main sur la sienne.
Doucement.
Et avec son pouce caresse le creux entre son pouce et son poignet.
Ça l’a toujours calmé, lui.
Alors pourquoi pas elle ?
Elle en vaut le coup.
Il le sait.
Il le sent.

Ça marche.
Elle ouvre les yeux.
Lui sourit.

_ Un jour je t’expliquerai. Mais pas aujourd’hui. Le temps n’est pas venu. Pas encore. Bientôt …



Je lui fais mon plus beau sourire pour le rassurer.
Il a l’air paniqué.
Le pauvre : il a dû se poser des milliards de questions !!

On finit notre assiette.
En silence.
Comme un vieux couple.
On s’observe.
Lequel brisera cette tension ?

_ Tu veux aller faire les boutiques avec moi ?
Il ne répond pas .
Mais me fait un sourire digne d’un top model.

J’ai bien fait d‘écouter ma conscience pour une fois.
Je sens que ça va être un jour avec.
Avec des rires et de la joie.
Et un jour sans.
Sans larmes et sans douleur.

On se commande une glace dans un cornet.
Je paye.
Et on se dirige vers l’avenue principale.
Bordée de magasins de luxe entre lesquels des boutiques sans chichis s’intercalent.
C’est marrant ce mélange.
Au moins on ne va pas s’embêter : une boutique class où dépenser ses dollars australiens et une boutique pas chère où faire les andouilles.
Ça va être un super après-midi.

Je le sais.
Je le sens.
Je le veux.

Ils ont déjà fait pas mal de boutiques,
acheté plein de fringues et d’accessoires,
essayé des trucs ignobles pour déconner,
et là c’est l’heure de la pause.

Elle a envie d’une barbapapa !
Et le pire c’est qu’il y a un snack qui en vend juste en face d’eux !
Alors ils s’en payent une chacun.

Et là elle se met à délirer avec sa barbapapa.
Elle en prend un morceau et s’en fait une moustache.
Puis elle le regarde et cherche à l’allumer en bougeant ses lèvres, en passant sa langue dessus très lentement, en lui faisant des clins d’œil.
« Elle fait quoi, là ? Régression mentale ? »
_ J’ai l’air con, c’est ça ?
Il ne dit rien.
Parce qu’il n’en sait rien !
Elle rougit, gênée.

_Oh !
Elle file vers une boutique de smoking et se colle le nez sur la vitrine.
_ Je reviens ! Reste là !
Alors il reste là, comme un idiot. De temps en temps, il l’aperçoit à travers la vitre. Une employée la suit dans tout le magasin comme un petit chien. Elle choisit un pantalon, une veste, une chemise, une cravate et même … une casquette !
Mais elle va faire quoi avec tout ça ?
Puis elle paye et fait tout emballer dans du papier kraft marron.
La caissière note quelque chose sur une feuille.
Et elle ressort, comme si de rien n’était.
_ Alors ? on m’espionne ?
_ Non, non, s’empresse-t-il de répondre.
Un coursier en scooter se gare devant la porte de la boutique. Il entre et prend le paquet contenant le costume qu’elle vient d’acheter, signe un bon et repart, le colis dans son coffre.
Il aimerait bien lui demander pourquoi elle a fait cet achat.
Mais il se retient : ça ne le regarde pas après tout.
Mais ça l’intrigue quand même …

Elle met sa main dans le creux de son coude gauche.
_ On y va ?
Ça l’étonne tellement ce geste qu’il ne dit rien et se laisse entraîner.
Il repense à tous les moments qu’ils viennent de passer ensemble et il voudrait que cette journée ne s’arrête jamais …
Il se sent tellement bien …
Et si …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:16 pm

Allez, c’est la dernière et après on rentre. J’ai plein de trucs à faire pour
demain.
On se sépare et furète chacun de son côté.
Et on se retrouve au même moment devant les cabines d’essayage.
Bizarre !

Il n’en reste plus qu’une !
On se regarde.
Qui va l’avoir ?
Et ensemble on fonce.
Et on se mange tous les deux l’encadrement de la cabine.
Toutes les fringues qu’on avait prises tombent par terre et on hurle tous les deux de douleur : on s’est bousillé l’épaule gauche pour moi, la droite pour lui.
Le vendeur arrive, paniqué.
Il y pige que dalle.
D’autant que l’on est maintenant en train de rire comme des débiles !
On se relève, s’excuse et il repart.

_ Viens ! La cabine est assez grande pour nous deux.
Je ramasse le tas de fringues et le balance dans le fond de la cabine.
Puis je l’attrape par le bras, le pousse dedans et ferme le rideau.
On est un peu serrés mais ça va aller !

On se tourne le dos pour pas se mater … mais on a oublié le miroir à l’intérieur !
Alors on lui tourne le dos aussi et on se retrouve face au rideau.
Ce qui déclenche encore un autre fou rire.
Décidément, cette boutique me plaît bien !

_ Vas-y, toi d’abord ! je lui dis en me casant dans un coin de la cabine et en lui tournant le dos.
Monsieur est pudique, je crois.
Je l’entends qui se déshabille : obéissant avec ça !
Je ne peux pas m’empêcher de jeter de temps en temps des coups d’œil dans le miroir. Je peux : je sais qu’il fera pareil quand ce sera mon tour !

Il est un peu plus « sec » que son frère.
Mais y a de quoi faire dans son boxer !
J’aime bien ses abdos tout musclés … surtout le pli qui mène à l’aine …
Ça doit être doux d’y faire glisser un doigt …
Je me promènerai bien sur son étoile aussi.

_ Fini ! qu’il dit.
_ Pas mal.
On sort de la cabine et il s’admire dans un miroir beaucoup plus grand.
Il a bon goût. J’adore ses manières de filles quand il fait glisser ses mains sur son torse pour coller le T-shirt au plus près de sa peau. Et quand il les plaque sur ses fesses pour voir si elles ne sont pas trop serrées dans le Jeans.
Et si c’étaient les miennes ?

Roooooooooooooooh !
Murielle, arrête de déconner là !

Oui. Mais c’est si tentant …
Le comparer avec Tom.
Pour savoir lequel des deux choisir.
Non ! Pas de ça !

« Attends demain. » me rappelle ma conscience.
Oui, demain. Et Hong Kong !

Elle l’a poussé dans la cabine et ils sont 2 maintenant pour se déshabiller chacun son tour !
Quelle situation … alléchante !
Il imagine déjà comment pourrait se continuer cette séance d’essayage un peu spéciale …

Han ! c’est lui qui s’y colle en premier.
Elle lui tourne le dos.
Mais il devine qu’elle le mate dans le miroir de temps en temps.
Pas grave : il se vengera son tour venu !

Elle aime ce qu’il a choisi.
Faut dire que c’est pas compliqué, plutôt simple même mais un peu chic quand même.
Une chemise noire avec des lignes verticales blanches très fines. Il la laisse entrouverte sur 3 boutons.
Et un Jeans gris foncé côtelé, forme bootcut. Il lui souligne ses fesses. Les filles vont adorer !!

Il la rejoint dans la cabine.
Il se retourne par politesse. Comme elle l’a fait.
Elle est vraiment pas mal.
Sa peau mate lui plaît. Comparée à sa peau blanche de « princesse », elle jouerait plutôt le rôle du prince sur son blanc destrier, la peau hâlée par le soleil, à force de le chercher !
Oh le délire !

_ Fais voir !
Il la plaque un peu rudement contre la paroi de la cabine.
Elle se débat mais il maintient la pression sur ses épaules.
Ce tatouage ! Tom n’a pas arrêté d’en parler l’autre soir, après sa drague loupée près de la piscine.
Alors ça veut dire que c’est la femme qui a montré ses … et aussi celle de l’av …
_ Roooh !
_ Ça va ? T’en profites bien, là ?
Il la relâche.
_ Tu t’es senti obligé de m’incruster la tronche dans le mur ? Ou tu voulais juste faire une empreinte de mes dents ??
Elle est fâchée.
Et lui conquis.

_ Désolé … arrive-t-il à bredouiller.
_ Ouais. Ben, la prochaine fois tu demandes. Comme ça, j’aurai pas l’impression de me prendre un 33 tonnes dans les épaules !

Elle lui fait face et il a les yeux braqués sur sa poitrine.
Faut dire qu’elle a enlevé son soutien-gorge (« Elle en avait un, au moins ? ») et que la robe qu’elle voulait essayer pend autour de sa taille. Il ne lui a pas laissé le temps de la remonter.
Il sent une boule de chaleur se former au niveau de son pubis.
Et ça monte dans son ventre.
Vers son cœur.
Explose dans sa tête.
Se diffuse jusqu’aux extrémités de ses mains et de ses pieds.
Pour finalement se concentrer dans son boxer … !

Elle fait comme si tout allait bien et remonte les bretelles de la robe sur ses épaules.
Ça l’excite encore plus …
Elle est superbe !
Cette couleur rouille met en valeur les reflets auburn de sa chevelure et le marron de ses yeux.

Alors il Que … ?
Je ne comprends rien à ce qui m’arrive.
Je viens juste d’enlever mes habits pour essayer cette petite robe que j’ai trouvée et je me retrouve collée contre la paroi de la cabine !
Et en plus il ne veut pas que je m’en écarte !
Mais qu’est-ce qu’il lui prend ?

Oh ! je sais.
Il regarde mon tatouage.
Et grâce au miroir, je peux voir sa réaction.
On a l’impression qu’il vient de voir un fantôme.
Il fait le lien entre la femme de l’avion (moi donc !) et celle de la piscine (re-moi !).
Il est étonné, décontenancé, amusé, excité ( ??), soucieux, rassuré, choqué … à la fois. Curieux mélange !

_ Ça va ? T’en profites bien, là ?
Il ne répond pas. En plus !
_ Tu t’es senti obligé de m’incruster la tronche dans le mur ? Ou tu voulais juste faire une empreinte de mes dents ??
J’ai envie de le baffer. Il m’a fait mal quand même ! Enfin … un peu.
_ Désolé … arrive-t-il à bredouiller.
_ Ouais. Ben, la prochaine fois tu demandes. Comme ça, j’aurai pas l’impression de me prendre un 33 tonnes dans les épaules !

Je finis de m’habiller.
J’adore la couleur de cette robe …
_ Oh m*rde …
Je viens de m’apercevoir que je me suis retournée pour lui parler, que j’ai continué à mettre la robe, tout ça … sans soutif !!
Ah la honte !
Je me sens mal.
Je jette un œil pour voir s’il a vu et …

Une main se glisse derrière ma taille et me rapproche violemment de lui.
Du coup, il se retrouve plaqué contre l’autre paroi de la cabine.
Son autre main se pose sur ma nuque et il me tire les cheveux en arrière pour que nos visages se retrouvent face à face.
Ça fait mal, mais c’est pas désagréable …
Je devine ce qu’il va arriver mais je refuse de le croire.
Ça ne peut pas arriver !

Il plaque sa bouche contre la mienne avec une douceur toute contrôlée.
Ce qui me surprend.
Il prend mon hoquet de surprise pour une invitation et en profite pour entrer dans ma bouche avec force.
En voulant lui dire « Non ! », j’ouvre un peu plus les lèvres et lui se rue dans mon intimité.
« C’est ma bouche, m*rde ! »
Et là mes sens me transportent ailleurs.

Sa main descend dans mon dos et entreprend de baisser la fermeture de la robe.
Il visite ma bouche avec faim.
On dirait qu’il ne peut plus s’arrêter d’en faire le tour.
Il joue avec sa langue en la passant sur mes lèvres
Elles sont gonflées tellement il les suce de plaisir.
L’autre main caresse ma cuisse, mes fesses, mon ventre, mes seins …
« Mais il en a combien des mains ?? »
Son piercing m’envoie des vagues de froid dans tout le corps à chaque fois qu’il me touche.
J’ai l’impression d’être gelée tout en ayant 40 de fièvre !
Je ne sais plus où je suis.
Ce que je ressens.
Ce que je veux.
Ce que je ne veux pas.

Pas comme la dernière fois où c’était moi, qui dirigeais le bal.
La dernière fois …
avec …
Tom !

Je le repousse violemment.
Mais qu’est-ce qu’il me prend ?
Un jour l’un.
Un jour l’autre.
Refais surface, ma vieille !

Je ramasse nos fringues, celles que l’on a porté toute la journée.
Puis je le saisis par le bras et le traîne jusqu’à la caisse.
Je paye les fringues qu’on a sur le dos.
Le vendeur met les autres dans un sac et me le tend.
Et on sort dans la rue.
Je ne l’ai toujours pas lâché.
Je hèle un taxi.
Direction l’hôtel. Fissa !ne résiste pas.


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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:17 pm

Il ne dit rien de tout le trajet
Et elle non plus.
De toute façon, qu’est-ce qu’il y aurait à dire ?

Qu’il a eu envie d’elle, comme ça, d’un coup ?
Qu’il ne pensait pas en arriver là ?
Qu’il regrette ?
Non, il ne regrette pas.
Il ne le pourra jamais.

Elle le laisse seul dans le hall de l’hôtel.
Il ne veut pas monter parce qu’il sait que Tom va lui demander tous les détails, et là il veut les garder rien que pour lui.
N’empêche, il vient de se prendre un sacré râteau avec la pelle, la bêche et la brouette en prime !

Faut qu’il trouve quelque chose à faire pour aller mieux.
Pour que ça se passe mieux entre eux.
Mais quoi ?

Chapitre 5



On est assis côte à côte dans l’avion pour Hong Kong.
Il est toujours aussi peu rassuré.
C’est marrant ça ! Il prend l’avion des dizaines de fois dans l’année et ça le fait toujours autant flipper !!
Moi, je n’y fais même plus attention.
De toute façon, peu importe le moyen de transport, j’ai toujours eu cette tendance à dormir : train, voiture, car, avion, bateau …

Mais pas aujourd’hui.
Je souris en repensant aux circonstances qui nous ont fait nous retrouver ici, ensemble.
Je pense avoir fait le bon choix.
L’avenir me le dira !
Toc, toc !
« Pourvu qu’il ne dorme pas ! »

_ Qui vient me faire ch*er à cette heure ? M*rde, il est 23 heures quand même ! J’peux même pas mater un film tranquille. Tu parles de vacances, toi !
Il attrape son T-shirt qui traîne à côté de lui, commence à l’enfiler et finalement décide de ne pas le mettre.
_ Tant pis pour celui qui m’dérange !
Il se montrera en boxer à son visiteur de la nuit et puis c’est tout !
Il essaye de regarder par le judas de sa porte mais il ne voit rien : quelqu’un a mis son doigt dessus.
_ Fais ch*er !!
Alors il est obligé d’ouvrir.
On ne sait jamais : c’est peut-être la belle blonde qu’il a essayé de brancher cette après-midi qui vient le voir …

Ben non ! Elle est châtain et en nuisette.
Là, ça devient intéressant.
Elle relève la tête, surprise qu’il ait ouvert la porte aussi franchement.
Son doigt est resté en l’air, comme si la porte était encore là.
Il touche presque son torse.
Il reste bouche bée !
Elle !
Mais comment ose-t-elle venir le voir après l’humiliation qu’elle lui a faite subir ?
Elle ne manque pas de culot !

_ Je peux rentrer ? J’ai un peu la honte dans le couloir en nuisette et à 23 heures devant ta porte !
Il la laisserait bien dans le couloir pour lui faire payer …
Mais son grand cœur prend le dessus.

Il s’écarte et la laisse passer.
Elle frôle son torse avec ses cheveux et ça réveille en lui des instincts grégaires.
Il y a peut-être un autre moyen de la faire payer …

_ Tu veux quoi ? T’as pas l’impression de déranger là ?
Il essaye de mettre un ton méchant à sa réplique mais il sent bien que ça ne donne pas l’effet escompté.
Elle regarde dans sa chambre comme pour vérifier qu’il est bien seul et va jusqu’à verrouiller la porte qui donne sur le salon qu’il a en commun avec son frère.
_ Que … ?
Il la regarde les bras écartés, l’air interrogateur.
Mais où veut-elle en venir ?

_ T’as quelque chose à faire pendant les … 4 prochains jours ??
Oh lala ! Il ne suit plus du tout là !
_ J’ai besoin que tu me rendes un super méga giga service !
« Ben, tiens ! Comme celui de faire le bouche-trou, par exemple ? Ou le larbin de service ? »
_ Mon agent m’a appelé ce matin. Demain soir, à Hong Kong, mon film passe en première. Et il a eu la merveilleuse idée de me demander d’y aller vu que je suis en Australie et que c’est quand même moins loin que de New York ou de Paris.
Et alors ,en quoi peut-il l’aider ?
Il s’assoit sur son lit, ou plutôt s’y vautre. Elle, elle n’a qu’à rester debout, ça lui fera les pieds !
D’ailleurs il ne lui propose même pas de s’asseoir !
« Restons goujat jusqu’au bout, » se murmure-t-il.

_ Et il a appris que ton groupe était en vacances en Australie, et en plus dans le même hôtel que moi …
Nous y voilà !
Il va la laisser s’expliquer et après il l’enverra sur les roses : on ne se moque pas d’un Kaulitz comme ça !!

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:18 pm

Je sens que je vais devoir la jouer fine.
Il ne va pas être aussi facile à convaincre que je le pensais.
Faut dire qu’il n’a pas dû apprécier la façon dont je l’ai … humilié. Je crois que le mot est juste. J’aurais ressenti la même chose à sa place, si ce n’est pire !
Il se demande où je veux en venir.
Alors autant le lui demander franchement : au moins je serai fixée.
Et au cas où, j’ai peut-être une solution de repli …

_ Alors, j’ai pensé que si l’un de vous m’accompagnait, ce serait l’occasion de faire connaître votre groupe en Asie. Et de visiter Hong Kong avec moi pendant quelques jours. Et comme je ne connais que Bill et toi de votre groupe …
« Attention, ma vieille, à ce que tu vas dire : tu risques le tout pour le tout ! »
_ … et que je me suis mal conduite avec toi …
« Et le mot est faible ! »
_ … j’ai pensé à toi. Pour me faire pardonner …

Voilà, c’est dit, c’est fait.
Maintenant la balle est dans son camp.
Est-ce que je vais gagner le jeu ou me prendre un ace dans la tronche ??

Je l’observe.
Il fait style de rien, genre « Qui me parle ? » mais je sens bien qu’il y réfléchit. Et plus qu’il ne le croit.
C’est vrai que c’est une opportunité pour le groupe. Mais peut-il prendre le risque d’y aller seul, sans les autres ? Que vont-ils en penser ?
Là, j’ai la réponse.
De la bouche de David, lui-même.

_ Je peux pas. Pas tout seul, qu’il me répond. On est un groupe. Alors on doit le faire ensemble ou pas.
C’est ce à quoi je m’attendais. David et Mathew m’avait prévenue.
_ Je sais. David m’a dit la même chose. Mon agent l’avait contacté avant de m’appeler avec cette fabuleuse idée. Je savais que tu ne voudrais pas sans les autres …
Je suis déçue et ça se lit sur mon visage.
Je cherche une solution en faisant les 100 pas de long en large.
_ Ok. C’est pas grave. Peut-être une autre fois …
Va-t-il être aussi facile à berner ou pas ?
Je me dirige vers la porte.
Il me reste à aller voir la chambre voisine.
Et ça risque d’être le même son de cloche.

_ Attends !

Et puis m*rde ! Pour une fois, il sera seul, sans les autres. Après tout ils ne sont mariés !
Et pour une fois il fera quelque chose sans son jumeau.
Ça le changera un peu.

_ Attends !
Il s’est levé d’un coup de rein de son lit.
Elle s’arrête net et se retourne doucement.
_ Je viens.
Elle le regarde comme s’il lui sortait le pire mensonge de sa vie. Elle doute.
_ Je viens, répète-t-il une deuxième fois.
Alors elle lui saute au cou.
Et ils se retrouvent l’un sur l’autre sur le lit.
Elle met ses bras de chaque côté de chaque tête, le regarde droit dans les yeux et lui demande :
_ Promis ? C’est pas une blague que tu me fais ?
_ Non, non.
_ Sûr ? Je veux pas te forcer ? Ou que tu aies des ennuis avec les autres membres du groupe ?
_ Non, non, c’est bon, je te dis !
_ Vrai de vrai ?
Mais elle commence à le bassiner à lui demander trois fois la même chose ! Quand il s’engage, c ‘est pour de bon.
_ Parole de Kaulitz !
Et quand il donne sa parole, il ne la reprend pas. Même s’il lui en coûte …
_ Je t’adooooooooooore ! qu’elle lui dit en couvrant son visage de baisers.
Il a l’impression de se faire lécher par un chien .
_ Arrête ! Tu me mouilles !
_ Ah oui ?

Elle s’est arrêtée et le regarde avec provocation.
On dirait qu’elle le cherche.
Et s’il la trouvait ?
Juste pour être sûr ce qu’il ressent.
Juste pour savoir si cette chaleur qui inonde son bas-ventre depuis qu’elle est sur lui est réelle.
Juste pour se faire plaisir.
Une dernière fois …
Ou pas ? …

Alors il inverse les rôles.
Elle se retrouve sous son corps.
Elle ne bouge pas.
Elle lui caresse même la joue avec le bout de ses doigts.
Oui, il a eu raison de lui dire « oui ». Ces quelques jours à Hong Kong avec elle vont peut-être ressembler enfin à des vacances et pas seulement à de la promo.
Il se penche lentement vers son visage.
Elle ne bouge toujours pas.
Il sent son souffle sur sa bouche.
Il reste quelques instants au dessus de la sienne.
Comme pour la provoquer.
Comme pour lui faire comprendre qu’il peut décider lui aussi de ce qu’il veut faire avec la personne dont il a envie.

C’est pas le moment pour ce genre de …
Je le soulève d’un coup de rein et me plante debout devant lui.
La tête qu’il fait, comme si on lui avait pris son jouet préféré !
Le pauvre, je le mets vraiment au supplice.
J’ai bien senti qu’il me désirait, qu’il me voulait tout de suite.
Mais on verra plus tard.
Si plus tard il y a.
En attendant, on a des choses à faire !

_ On se retrouve demain matin, dans le hall, à 8 heures.
_ Quoi !!
_ Ben, ouais. L’avion décolle à 9h30.
_ Mais …
_ Y a pas de mais ! Alors je te conseille de faire ton sac maintenant parce que demain on te réveille à 7 heures. Et c’est pas à ce moment-là qu’il faudra y penser.
_ 7 heures !
_ Ben oui ! Mais si tu ne veux pas … dis-le moi tout de suite et j’irai demander à quelqu’un d’autre de m’accompagner !
« Rooh le chantage de la mort que je lui fais ! »
_ Non, non, ça ira.
_ Alors à demain, 8 heures. Lavé, habillé, petit-déjeuner pris et sac fait. Niels s’occupera de ton visa cette nuit.

Et je le laisse en plan, assis au bord de son lit, les yeux exorbités de surprise.
Mais avant de sortir, j’ai envie de lui donner de l’espoir.
Et à moi aussi.

Alors je me retourne, me dirige vers lui, m’assoit sur ses cuisses, mes jambes repliées de chaque côte des siennes.
Je prends son visage entre mes mains.
Je le regarde dans ses grands yeux noisette.
Il se demande bien ce que je vais lui faire.
Ou pas !
Et là, je l’embrasse.
Doucement.
En prenant tout mon temps.

Je commence par lui faire de tout petits bisous sur les lèvres.
Puis je continue en allant vers son cou.
Où je m’attarde un peu, juste le temps d’y laisser ma trace !
Ensuite je me dirige vers son oreille gauche.
Je lui mordille le lobe et le suce un peu.
Puis je retourne vers sa bouche qui est à présent entrouverte : bien !
J’y faufile le bout de ma langue.
Et je fais le tour de ses lèvres.
Il les écarte encore plus.
Il pose ses mains sur mes reins et me rapproche de lui.
Mes seins dont les mamelons ont durci touchent son torse nu.
Ça le fait frissonner de désir.
Et là, je lui attrape ses dreadlocks pour lui tirer la tête en arrière (« à la Bill ! »).
Ça le surprend et il ouvre la bouche de surprise.
Alors je m’y engouffre goulûment.
Il me répond de la même façon.
Nos souffles s’accélèrent, se mettent à l’unisson.
Nos corps se serrent l’un contre l’autre.

Et avant que le désir ne nous emporte trop loin, j’arrête tout.
Encore une fois.
_ Bonne nuit. À demain.
Et je m’éclipse rapidement pour rejoindre ma chambre, tremblante de plaisir, flageolante d’envie, perdue dans mes rêves.

Vivement demain !

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:18 pm

Ils sont enfin arrivés. Il se sent soulagé de retrouver la terre ferme.
Qu’est-ce que c’est bruyant Hong Kong quand même !
Et ça ne sent pas très bon …
Mais ce n’est pas grave : il a la vague idée qu’il ne découvrira pas grand chose de cette ville de toute façon.

Ils sont arrivés à leur hôtel.
Encore un Hilton !
Sauf que ce n’est pas un Niels australien qui les accueille mais une réplique presque parfaite de Jackie Chan ! Il a vraiment une tête marrante ce majordome.
Elle lui demande des tas de trucs auxquels il ne fait pas attention. Il n’a envie que de dormir pour rattraper la quasi nuit blanche qu’il vient de faire.
Faut dire qu’il n’a fait que penser à elle et à ce désir qu’elle a réveillé.
La prochaine fois, quoi qu’il lui en coûte, il ne la laissera pas partir à si bon compte ! Ça fait deux fois qu’elle lui fait le coup mais il n’y en aura pas de troisième : il se l’est promis. Et il tient toujours ses promesses …

Avant de partir, il a quand même laissé un mot à son frère.
Lui expliquant qu’il partait pour 4 jours et qu’il pourrait l’appeler sur son portable au cas où. Ou appeler David pour plus d’infos.
Mais il ne l’a pas allumé depuis qu’ils sont partis ce matin. Il devine que Bill a déjà dû lui laisser des dizaines de messages.
Sacré frangin ! Toujours inquiet pour lui. Pourtant c’est lui l’aîné. Que de 10 minutes certes, mais quand même !

Elle le prend par la main et le guide vers leur suite.
Un salon avec de chaque côté une chambre. Comme à Sydney …
Programme de la journée, qui est déjà bien entamée :
_ déjeuner rapide dans leur salon
_ sieste
_ se préparer pour la soirée
_ dîner à 19 heures
_ projection du film à 20 h 30
_ interviews
_ retour ?
Quand tout sera fini.

Elle lui donne un paquet de couleur marron.
Il ne devra l’ouvrir qu’au moment de s’habiller, ce soir.
Si elle le dit …

_ On se retrouve pour 19 heures au resto ? Je vais dormir un peu …
Ah bon.
Ben, lui aussi alors.
Il n’a même pas remarqué le regard qu’elle vient de lui lancer.
De toute façon il est crevé.
Alors autant reprendre des forces pour ce soir …
Et pour cette nuit ?

Je suis en avance sur l’horaire.
Tout moi, ça !
J’ai demandé à ce qu’on nous prépare un repas typiquement chinois mais avec des frites : je ne sais pas s’il apprécie ce genre de nourriture autant que moi !

J’ai essayé de ne pas penser à lui mais ça a été dur.
Même dans mes rêves, il est là.
Je me demande si ce que je lui ai offert va lui plaire.
Ça risque de le changer de son style habituel, mais une fois n’est pas coutume !
Je suis sûre qu’il y sera très sexy …

Et je ne me suis pas trompée !
Le voilà, pile à l’heure.
Il prend son temps pour descendre les marches.
Il m’a vu.
Il le fait exprès.

Il porte le costume que je lui a acheté à Sydney.
Quand je faisais les boutiques avec Bill …
Pantalon noir, mais de coupe ample.
Je sais qu’il n’aurait pas supporté de porter un pantalon de coupe classique.
La veste noire aussi est plus large qu’il ne le faudrait mais c’est son style à lui que j’ai voulu respecter, pas celui de Monsieur Tout le Monde !
Il a mis la chemise blanche et, comme je le pensais, n’en a pas fermé le col. Négligemment, il a passé la cravate noire autour du col.
« Faudra que je lui apprenne à faire les nœuds de cravate … »
Autour de son front, il porte un bandeau noir qui lui cache ses oreilles (pourtant très attirantes !). Ses dread sont comme d’habitude passées dans le trou de la casquette noire qui trône sur sa tête.
Il dégage un je-ne-sais-quoi de Sean Connery quand il jouait dans James Bond.
Ce charisme à la fois très class et bestial.
Presque sexuel …

_ Je suis contente que tu portes le costume … mais ne te sens pas obligé de le garder si tu n’es pas à l’aise …
Après tout il va passer la soirée dans cette tenue et si c’est pour être gêné , c’est pas la peine !
_ Non, non : j’aime bien.
Et il me fait un tour sur lui-même comme un mannequin.
C’est vrai qu’il est très attirant comme ça.
J’en oublierai presque cette première …
Je lui ferai bien le coup de l’ascenseur mais on arriverait en retard … et ça, j’aime pas !
On verra à notre retour …

Presque 19 heures.
Le paquet est ouvert devant lui, sur le lit.
Il hésite : doit-il le mettre ou pas ? C’est pas trop son style les costards-cravate !
Il peut au moins l’essayer. Et si ça ne lui plaît pas, il mettra autre chose.

Il adore la façon dont elle le regarde.
Il sent qu’elle aimerait faire autre chose que le regarder, surtout quand elle se mord le coin de sa lèvre inférieure.
Et qu’elle a ce petit sourire en coin … qui l’excite, lui.

_ Je suis contente que tu portes le costume … mais ne te sens pas obligé de le garder si tu n’es pas à l’aise …
_ Non, non : j’aime bien.
La preuve, il tourne sur lui-même comme s’il défilait pour Gautier ou Galiano.

Mais il faut dire qu’il a beaucoup hésité avant de descendre.
Quand il s’est vu la première fois dans la glace, ça lui a fait drôle.
Il s’est même demandé si c’était bien son reflet.
Et puis il s’y est habitué en marchant dans sa chambre, dans leur salon.
Il a voulu aller lui demander son avis mais elle était déjà partie.

Et maintenant qu’il la voit devant lui, il sait qu’il a bien fait.
Ils vont bien aller ensemble.
On va sûrement se poser des questions sur leur « couple. »

Elle est magnifique dans sa robe style empire de couleur prune.
Ce décolleté qui lui remonte la poitrine et ressert ses seins force le regard à ne se poser que là.
Et puis ce tissu fluide qui vole autour de ses jambes, laissant deviner ses formes quand elle se déplace, il n’a qu’une envie : aller voir ce qu’il se passe en dessous.

Ils s’assoient en silence à leur table.
On dirait un dîner aux chandelles pour un rendez-vous amoureux …
Manque plus que le violoniste et on est en plein cliché !

_ Il faut qu’on parle de nous.
Il laisse son geste en suspends. Ses nouilles vont s’étaler sur sa chemise s’il ne fait pas quelque chose. Alors il repose sa fourchette.
_ Je veux dire : pour ce soir. Comment va-t-on se conduire à cette fichue soirée ?
Ouf ! Lui qui pensait qu’il allait falloir annoncer autre chose au Monde !
_ Nous devrions arriver ensemble, ça c’est sûr. Ensuite, ne pas se montrer aussi proches que l’on peut l’être parfois …
Elle doit faire allusion à leurs petites faiblesses des sens …
_ D’accord. Après tout, nous avons travaillé pour toi, pour ton film. Et c’est … tout.
_ Bien. Mais ne t’inquiètes pas : je saurai te remercier de cette participation.
Elle ne lui laisse pas le temps de demander plus d’explication.
Elle se lève.
_ Il faut y aller : la voiture est là.

Et ils se dirigent vers leur carrosse, bras dessus dessous.
À quelle sauce les Chinois vont-il bien les manger !!

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:19 pm

La soirée se passe bien.
Nous faisons une arrivée discrète. Beaucoup de journalistes et de personnalités se demandent qui nous sommes et pourquoi on nous traite avec tant d’égards.
D’autant plus qu’on ne passe pas inaperçus : Tom avec ses dreadlocks et son costume trop grand, et moi dans ma robe alors que tout le monde est habillé à la chinoise !
Ils comprennent mieux quand le présentateur explique en chinois, en français et en allemand (merci de l’attention) que la réalisatrice et productrice du film ainsi qu’un des membres du groupe Tokio Hotel qui participe à la B.O. du film sont présents.
Et que nous nous levons pour les saluer.

La projection est « normale » !
Les spectateurs applaudissent à la fin du film.
Et là, les interviews s’enchaînent.
Tom ne me lâche pas d’une semelle. On dirait qu’il est perdu. Pourtant il a plus l’habitude que moi de ce genre de choses : ça fait un an qu’on ne m’a plus vu nulle part !
Ça doit être parce qu’il est seul, sans son groupe.

Les questions auxquelles je m’attendais fusent.
_ Pourquoi une si longue absence ?
_ Ai-je enfin fait mon deuil ?
_ Quand retournerai-je un film ?
_ Vais-je continuer dans le cinéma ?
_ Qui est ce jeune homme qui m’accompagne ?
_ Sommes-nous ensemble ?
_ Que pensez-vous de Hong Kong et des Chinois ?

Pour celles qui me concernent, je réponds. Pour celles qui concernent Tom, il y répond. Et pour celles qui nous concernent tous les 2, on y répond ensemble.

On nous demande des photos.
Alors on improvise une séance.
Ça leur fait plaisir aux Chinois ! Tant mieux.
Parce que nous, ça commence à nous saouler un peu !
On aimerait bien échapper à toute cette effervescence, à toute cette curiosité.
Alors on s’excuse et on disparaît dans la limousine qui est venue nous chercher.

_ Madame, monsieur, vous êtes arrivés, nous dit le chauffeur en ouvrant ma portière pour me faire descendre.
L’air marin s’engouffre dans la limou et nous sortons.
Tom regarde autour de lui : nous ne sommes pas à l’hôtel.
Mais sur les quais de la ville.
Partout flottent des jonques de toutes tailles, de tout état, de toutes fonctions.
_ Viens …
Je lui prends la main et nous suivons le chauffeur.
Je me suis arrangée avec lui pour qu’il me trouve un propriétaire de jonque qui accepterait de nous faire faire une petite balade sur les eaux de Hong Kong.

_ C’est beau, non ?
Les immeubles se reflètent dans les vagues et on dirait que nous ne sommes plus sur l’eau.
Les bruits de la ville nous arrivent atténués mais nous rappelant quand même que les apparences sont trompeuses : Hong Kong ne dort jamais !
Ses odeurs nous assaillent les narines parfois agréablement, parfois non.
Je frissonne.
Les nuits sont fraîches hors des murs de la ville. Et je n’ai rien pris pour me couvrir.
Tom ne dit rien.
Je le regarde.
Il n’a pas l’air malade.
Ouf ! Je m’en serai voulue sinon de faire de ce moment que je voulais relaxant et intime, un moment gâché par le mal de mer !

Tout à coup, je sens quelque chose de chaud se poser sur mes épaules.
Sa veste.
Puis des mains se poser par dessus.
Quelqu’un se colle dans mon dos et me serre dans ses bras.
Gentil Tom !
Il peut être romantique alors …
Je découvre une autre facette de sa personnalité.
Et elle me plaît bien.
Je pose mes mains sur les siennes et me laisse aller contre son torse.
Il laisse son menton se mettre dans le creux de mon épaule gauche et me fait un léger baiser sur la joue.
Je le regarde et lui souris.
_ On reIl s’étire.
Comme un chat.
Ça fait du bien une bonne de sommeil !
Le soleil passe entre les rideaux et le réchauffe doucement.
Il est seul dans son lit.
Et ne le regrette pas.
Il sait que le meilleur est à suivre.

Il a rendez-vous avec elle, à 13 heures. Dans le hall.
Un guide va leur faire visiter la ville et les emmener dans les boutiques à la mode.
Il sent qu’il va pouvoir faire plaisir à Bill en lui achetant plein de fringues. Les chinoises de Hong Kong sont réputées pour avoir des looks bizarroïdes … comme son frère !

Elle est habillée bizarrement aujourd’hui !
Des guêtres à rayures horizontales noires et blanches lui montent jusqu’aux genoux. Elle porte un short noir plutôt court avec des bretelles. Un haut moulant bleu électrique lui sculpte la poitrine. Le tout complété par des baskets blanches, un foulard rose dans les cheveux et un sac en cuir doré rikiki.
_ J’me suis habillée en tenue de camouflage ! Ça te plaît ?
_ Ben … J’aime bien le short !
_ Tom ! Y a pas que le c*l dans la vie !

Leur guide vient d’arriver.
Il les emmène dans presque tous les monuments importants de la ville, leur fait goûter plein de trucs inconnus et bizarres, leur explique plein de choses (qu’ils n’écoutent même pas) sur les coutumes, et les laisse finir leur journée dans la rue la plus branchée et huppée de Hong Kong.
Ils achètent des tonnes de fringues pour Bill et les font ramener à leur hôtel.

Puis pour dîner, ils se retrouvent dans un restaurant-karaoké.
Où ils se font remarquer en chantant des tubes de « chez eux » en faisant les fous.
Il faut dire que le saké qu’ils boivent depuis le début du repas aide un peu à les décontracter.
Leur sang bouillonne, leurs têtes tournent, ils bredouillent quand ils chantent, et sont très gentils avec tous les clients du restaurant. Qui du coup les inscrivent souvent pour des chansons, rien que pour rire avec eux.

Très imbibés de saké, ils hèlent un taxi qui les ramène à leur hôtel.
Sans se concerter ils se dirigent chacun vers leur chambre.
_ Un Doliprane et au dodo, ma vieille !
La vache, ça déchire le saké !
Un vrai coup de bambou derrière le crâne quand on n’y fait pas gaffe.

Ils se glissent sous une douche très chaude, chacun de leur côté, chacun dans sa propre salle de bains.
Pas de câlin ce soir : pas en état !
De fatigue et d’alcool, ils s’écroulent sur leur lit et s’endorment aussitôt.
ntre ?

Je me réveille en sursaut.
Je regarde tout autour de moi, cherchant des repères.
Une chambre d’hôtel.
Un lit où je suis seule.
Mes fringues étalées par terre.
La lumière de la lune à travers les rideaux ouverts qui volent au gré du vent.
Et ce mal de tête qui va et vient !

Je me lève. Ou en tout cas : essaye.
Mes jambes me portent à peine.
Je m’enfile encore des médocs et me glisse (encore une fois, je crois ?) sous une douche brûlante.

La soirée me revient en mémoire par bribes.
Le guide.
Le resto.
Les chansons.
Le saké !
Fichue boisson … Elle ne vous fait aucun effet tant que vous en buvez, mais dès que vous arrêtez : BANG !! elle vous destroye les neurones !

Le bruit de l’eau qui coule sur ma peau me détend et mon mal de tête commence à passer.
Je coupe l’eau.
J’ai la flemme de m’essuyer.
Alors je me dit qu’un séchage en terrasse finirait de me remettre les idées en place et de faire disparaître cette légère douleur persistante dans ma tête.
Et ça marche.

On a un balcon commun avec Tom.
Je suis de mon côté.
Mais l’envie d’aller voir du sien me tente.
Comme un voleur en plein méfait, je m’approche doucement de ses fenêtres.
Pas de lumière.
Il doit cuver comme un bienheureux !
Les vitres sont fermées.

Alors je fais comme tous les curieux qui se respectent : je colle ma figure à une vitre en mettant mes mains de chaque côté de mon visage.
Et j’essaye de voir à l’intérieur.
Et là, je me souviens ! Ce sont des vitres sans teint : tu vois de dedans mais de dehors, t’es macache !
Je soupire de déception.
J’aurai bien aimé savoir comment il dormait …
Parce que, moi, je suis à poil sur un balcon en train d’essayer de mater dans la chambre de quelqu’un !!!

Je commence à reculer d’un pas ou deux quand …
BANG !
La vitre se met à trembler comme si elle allait éclater sous mes doigts !
De peur, je me recule brusquement en titubant.
Je me mélange les pieds et tombe en arrière.
Pas le temps de me rattraper ou me retenir à quelque chose (de toute façon y a rien pour !).
Mon dos claque violemment comtre quelque chose et ça me scie en deux.
J’en ai le souffle coupé.
Je bascule en avant et me retrouve à quatre pattes, les mains et genoux écorchés et brûlants de douleur.
J’ai du mal à retrouver mes esprits.
Le sol tangue sous mes yeux.
Je me peux même pas relever la tête, tellement j’ai peur de m’évanouir !
J’ai du mal à respirer.
Quelqu’un me parle mais je ne comprends rien. Comme si j’avais du coton dans les oreilles.

Alors j’essaye de me réciter les mouvements de base de l’aïkido, de les visualiser et de régler mon souffle dessus, pour me calmer.
Je ferme les yeux.
Ma respiration commence à redevenir normale.
Mes mains et mes genoux me font moins mal.
Je reviens peu à peu là où je suis.
Sur cette terrasse.
Une main posée sur mon dos me transmet de sa chaleur.
Je suis tombée.
Et je suis …
À POIL !!!


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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:20 pm

Oh ! cette vision de rêve ! »

Il a dormi quelques heures ... Deux, en fait ! Et s’est réveillé dans le « pâté ».
Alors il a repris une douche. Froide cette fois-ci.
Il s’est essuyé rapidement et a passé un boxer.
Et alors qu’il allait se recoucher …

Elle est là, sur la terrasse.
Nue.
Comme une apparition dans la lumière de la lune.
Elle se colle à sa vitre pour essayer de voir à l’intérieur de sa chambre.
Et il se met en face d’elle.
De ses doigts, il suit les lignes de son corps.
Et découvre un ange tatoué sur son aine gauche.
Et ne peut retenir une érection de commencer.

Et s’il lui jouait un tour à sa façon, à cette petite curieuse !
Il se redresse, lève ses mains au dessus de sa tête et les abat de toutes ses forces sur la vitre.
Ça fait un bruit du tonnerre !
Mais …

Il se précipite vers elle.
Lui parle. La rassure.
Lui demande si elle va bien.
Se confond en excuses.
Se demande ce qu’il peut faire de plus.
L’écoute dire des choses dans une langue qu’il ne comprend pas.
L’observe retrouver son calme.
Sa respiration redevenir légère.
Son cœur sous sa main se calme enfin.

D’une main il écarte la mèche de cheveux qui lui cache le visage.
De l’autre il l’aide à se relever.
_ Ça va. Mais ne me refais pas ce coup-là encore une fois … ou je te pète les 2 bras !
Elle se tâte le dos. Là où elle a rebondi contre la rambarde de la balustrade.
Heureusement qu’elle était assez haute … Elle aurait presque pu basculer par dessus et se retrouver … Stop !
Il efface de son esprit cette image d’elle, étalée par terre, 40 étages plus bas, dans une mare de …
STOP !!

Il la sert dans ses bras.
Sa peau est froide.
La sienne est chaude.
Il lui frotte doucement les épaules, les bras, son dos.
Puis regarde ses mains : elle a les paumes rougies par le choc. Rien de grave.
Puis descend pour voir ses genoux. Rouges aussi mais pas de blessures. Elle est quitte pour de beaux bleus demain !


Il se dégage de moi.
M’embrasse les épaules.
Délicatement.
Me passe une main dans le dos.
Et me murmure :
_ Merci.
_ De rien.
Nous nous regardons comme deux ados venant de faire l’amour pour la première fois.

Je lui caresse la joue.
Lui prends la main.
Et l’emmène dans ma chambre.
Cette fois-ci, je ferme la vitre et tire les rideaux.
Nous nous couchons l’un contre l’autre, lui derrière, moi devant.
Nos mains entremêlées sur mon ventre.
Le drap jeté sur nos deux corps enlacés.
Il me glisse un « bonne nuit » dans l’oreille, m’embrasse dans le cou.

J’écoute.
J’écoute son souffle se faire plus profond.
J’écoute son cœur battre à travers moi.
J’écoute le silence dans lequel nous baignons.

Je sens que nous n’allons plus revoir la lumière du jour avant un bout de temps …
Parce que nous serons occupés …
Occupés à se découvrir mutuellement.

Et je m’endors, paisiblement.

Il est là. Assis à côté d’elle qui dort encore.
Elle sourit dans son sommeil.
Il n’ose pas la toucher de peur de la réveiller ...
Ou de se faire péter les bras !
Il se remémore leur nuit.
Il ne s’est jamais senti aussi ... bestial avec une fille.
Sauf que là, c’est une femme.
La prendre comme ça, sur un balcon, en pleine ville.
De dos, comme des animaux.
Elle le rend dingue !

Doucement, sans faire de bruit, il se glisse hors des draps.
Il se dirige vers leur salon qu’il traverse.
Une bonne douche (décidément, il a l’impression d’en prendre tout le temps en ce moment !) pour commencer.
Puis il met un boxer et un T-shirt.
Et s’il lui faisait une surprise ?

Elle remue un bras, puis l’autre.
Elle s’étire ce qui fait glisser le drap et révèle sa poitrine.
Une bonne odeur de chocolat chaud lui titille les narines.
Il est assis au pied du lit et ne perd pas une miette de ce spectacle.
S’il s’écoutait ...

_ Bonjour.
_ Salut.
_ Bien dormi ?
_ Comme un bébé ! Et toi ?
_ Pareil.
_ Merci pour le petit-déj !
_ De rien ...

Il sent encore une fois une envie bestiale faire surface.
Elle vient de se mettre à quatre pattes et se dirige dans cette position vers le plateau qu’il a posé au pied du lit, sur la commode.
Ses hanches qui se tortillent.
Ses seins qui bougent en rythme.
Ses cheveux qui lui balayent les reins.
Il faut qu’il se contrôle.
Elle s’assoit en tailleur devant lui, nue.
Elle n’a pas l’air de se rendre compte de ce qu’elle éveille en lui.
À moins que ...

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:21 pm

Un bruit de porte qui se referme.
Quelque chose que l’on pose.
Quelqu’un qui s’assoit sur le lit.
Je prends le temps de m’étirer.
De toute façon, ça ne peut être que lui.
Le drap vient de glisser.
Et pour ne pas changer, je suis .. à poil !
Décidément ...

_ Bonjour, qu’il me dit tendrement.
_ Salut.
_ Bien dormi ?
_ Comme un bébé ! Et toi ?
_ Pareil.
_ Merci pour le petit-déj !
_ De rien ...

Mettons-le à l’épreuve !
Je vais me la faire à la Kim Basinger ou Catwoman.
Je m’avance vers le plateau à quatre pattes, en prenant mon temps et en accentuant tous mes mouvements.
J’aurai bien voulu le réveiller à ma manière mais il a été plus rapide que moi sur ce coup-là !
Alors je vais lui faire plaisir.
Cette figure bestiale qu’il affiche m’excite.
Je repense au balcon et me demande si en plein jour je ressentirais les mêmes choses ...
Finalement, la réponse est « oui » !

Et ça a duré comme ça jusqu’à notre retour.
On n’est pas sorti une seule fois dehors.
On a dû faire tous les coins et recoins de nos 2 chambres et du salon.
Je ne sais même plus comment je faisais pour marcher ou manger.
J’ai arrêté de compter à la 6ème fois ...
Et il nous restait encore une demi-journée ...

Lundi midi, on a repris l’avion pour Sydney.
Bill nous attendait avec Georg et Gustav dans le hall de l’hôtel.
Ils nous ont passé un savon en disant qu’on aurait pu les emmener avec nous.
La soirée était passée au journal télévisé dans la rubrique « People » et quelques photos avaient fait la une de magazines.
Je leur ai répondu que le voyage était à mes frais, et que même si j’en avais les moyens, je ne voulais pas forcément faire la nounou à des post-ados !
Les 2 autres ont compris et ont laissé tomber. Ça ne les avait pas empêcher de s’amuser à leur manière !

Mais pas Bill.
Il est parti très fâché.
Tom m’a promis d’arranger ça.
Je me le suis promis aussi.
Je ne voulais pas le blesser et c’est ce que j’ai fait.

Avec Tom, on a convenu que ce qui s’était passé entre nous ne resterait qu’entre nous.
Que nous nous tiendrions correctement en présence des autres.
Que si nous voulions plus, nous nous le ferions savoir par texto.
Pour ma part, je lui ai dit que j’avais besoin de me reposer.
Il a très bien compris pourquoi.

Ce qui me gêne le plus ,c’est Bill.
Ça fait 2 jours qu’il est dans sa chambre.
Personne n’arrive à l’en faire sortir.
Mais je trouverai une solution !
Je me le suis promis.
Et je tiens, moi aussi, toujours mes promesses ...

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:22 pm

Chapitre 6


_ Niels … s’il vous plaît ! Vous ne pouvez pas me faire ça !
Et bien si, il le peut ! Et ça fait 10 fois qu’il me l’explique et 10 fois que je n’entends pas.
_ Depuis quatre jours, Niels. Pas de nouvelles. C’est pas normal, non ? Vous ne pouvez pas rester indifférent à cette situation …
_ Madame …
_ Je sais : c’est contraire au règlement de l’hôtel et à votre déontologie. J’ai compris …
_ Je suis vraiment désolé, madame.
_ Ouais …
Je cherche.
Je cherche un moyen de le faire flancher.
Et je vais trouver.

_ En tout cas …
En tout cas, quoi ?! Il a l’art de commencer ses phrases et de les laisser en suspends quand il ne le faut pas !
« Niels, faîtes gaffe : vous commencez à m’énerver ! »
_ Il ne se laisse pas mourir de faim …
Je le regarde, ahurie.
Mais qu’est-ce qu’il me sort, là ?
Et puis, je comprends. Il est en train de regarder sur son ordi.
Et je me souviens que les dossiers de tous les clients de l’hôtel sont dans ce fichu ordi.
Et qu’ils enregistrent tout ce qu’il se passe : qui rentre, qui sort, les commandes de repas, les demandes particulières …
_ Et … ? je le questionne.
_ Il commande régulièrement à manger. Des pizzas …
Bon. Ok. Il ne se laisse pas mourir de faim au moins.
_ Et des accompagnements …
_ Que … ?

Je me précipite de l’autre côté du comptoir.
_ Madame ! Vous ne pouvez pas …
_ Eh bien, si !
Je le pousse d’un coup de rein et lui pique la souris. Je clique sur le dossier « 362 ».
_ Madame …
« Vas-y, Niels, supplie-moi ! »
_ Chut !
_ Je risque …
_ Rien du tout ! Vous n’aurez qu’à rien dire et personne ne saura rien ! Et même si on le savait, vous direz que vous ne m’avez pas vue : j’avais mis ma cape d’invisibilité !
La tête qu’il fait !
Certes il commande des pizzas : 5 en 4 jours. C’est peu. Trop peu.
Mais il y a autre chose qui me gêne … beaucoup.
Énormément même.

On avance dans le couloir. Limite, on court.
_ Madame !
_ Y a pas de madame, Niels ! Vous avez vu ce qu’il commande et je ne comprends pas pourquoi vous ne vous en êtes pas inquiété avant !
_ Mais…
_ Mais quoi !!
Je m’immobilise au milieu du couloir et Niels manque de me rentrer dedans.
Il n’y a rien à expliquer. Ce n’est pas normal et il le sait autant que moi.
_ Vous auriez pu au moins en faire allusion à Tom. Qu’il se renseigne.
Il a compris qu’il a commis une faute. Peut-être pas au niveau de ses supérieurs. Après tout, les clients sont rois.
Mais auprès de moi, c’est une faute grave.
Parce qu’il y a mise en danger de personne.
Et ça je ne peux pas l’accepter !

_ Ouvrez !
Il me regarde avec un air de chien battu.
Ça ne me fait ni chaud ni froid.
Les clients sont rois.
Et s’ils demandent quelque chose, il est payé pour obéir.
_ Niels …
Il hésite encore. Il a un très bon poste, gagne bien sa vie.
Je comprends qu’il tienne à son job.
Alors je vais lui donner une raison de l’aimer encore plus.
_ Une année de votre salaire pour ouvrir cette porte.
L’argent. Grand moteur de prise de décisions pour certaines personnes.
Ses yeux brillent rien qu’à l’idée de recevoir cet argent en une journée.
Mais il n’ouvre toujours pas !
_ Niels. Deux ans de salaire si vous ouvrez cette porte. Le chèque sera ce soir dans votre boîte aux lettres. À moins que vous ne préfériez un virement … ?

_ Oh mon Dieu !!
C’est un vrai dépotoir cette chambre !
Des fringues qui traînent ça et là.
Des bouteilles dans les moindres recoins.
Des boîtes et des morceaux de pizza un peu partout.
Et ça pue !
Le renfermé, le phoque … le vomis !
Je retiens un haut-le-cœur.
Niels plaque un mouchoir sur son nez.
_ Vous avez des équipes d’urgence, Niels ?
Il me fait signe que oui.
Bien sûr qu’il y en a ! Dans tous les grands hôtels, il y a toujours des équipes prêtes à exécuter le moindre ordre en un quart de seconde. Surtout quand une star imprévue débarque d’une minute à l’autre et que la chambre qu’elle devait avoir n’est pas prête.
_ Vous me faîtes venir, tout de suite, une équipe de blanchisseurs, de ménage et de nettoyage. Pronto !
Il se rue sur le téléphone de la chambre et compose un numéro de service.
_ Je paierai la note. Et ils auront peut-être même une prime …
Il transmet le message.
Dans 10 minutes ils seront tous là.

_ Niels ? Vous le voyez quelque part ?
Je n’ose pas bouger de l’entrée de la chambre. Comme s’il y avait des sables mouvants devant moi.
_ Alors …vous m’aidez à le trouver.

Il est bien.
Là-haut.
Sur son nuage.
Tout moelleux.
Tout doux.
Tout froid …

Ça fait un bout de temps qu’il y est.
Et ça lui plaît.
Alors il y reste !

Il sent bien que quelqu’un essaye de le ramener en bas.
Mais ça ne l’intéresse pas.
Il a éteint la sonnette d’alarme.
Cet autre qui lui parle des fois dans sa tête.
Après tout, qu’est-ce que ça peut lui faire ?
Lui, son double, a pris du bon temps et en prend encore.
Alors pourquoi pas lui aussi ?

C’est devenu comme un réflexe.
Ouvrir le bouchon.
Lever le bras.
Mettre le goulot dans sa bouche.
Et sentir l’alcool descendre dans son corps.
Se diffuser dans ses moindres cellules.
Le réchauffer dans ses moindres atomes.
Et l’anesthésier.
Le couper du monde réel.

L’envoyer sur son nuage.
Tout moelleux.
Tout doux.
Tout froid …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:23 pm

Je donne mes ordres.
Les nettoyeurs sur la terrasse : la passer au Karscher. Puis shampooiner la moquette.
Les blanchisseurs : ramasser toutes les fringues et les laver. Changer les draps.
Les femmes de ménage : tout faire briller. Tout remettre en place.
Ils s’exécutent.
Et si le travail est bien fait (je sais qu’il le sera), ils auront chacun droit à 6 mois de salaire en prime.

_ Madame ?
_ Oui ?
_ Pour la salle de bains …
_ J’arrive.

On l’a finalement trouvé.
J’ai commencé par la chambre. Jusque dans les placards.
Personne.
Puis je suis allée sur la terrasse. Une horreur ! Des plaques de vomis partout. Il a dû vivre un enfer. Enfin, s’il était assez « net » pour s’en rendre compte !
Personne.
C’est Niels qui l’a trouvé.
Vautré dans la baignoire.
Des fringues sales sur le dos.
Une bouteille à la main.
Pas encore vidée.
J’ai de la peine pour lui.

Entre temps, j’ai ramené Tom sur Terre.
Depuis la terrasse, on pouvait l’entendre pousser des cris de bête en rut ! Il n’a même pas fermé les vitres.
Il est encore avec cette fille. Cette caricature de blonde à forte poitrine.
Ça me blesse.
Mais j’ai autre chose en tête pour l’instant.
_ Ça va ? Je ne dérange pas, j’espère ?
Coupés en plein milieu. J’en souris. Fière de mon geste.
_ T’es au courant que t’as un frère ? Et qu’il carbure à la vodka depuis 4 jours ? Ça ne te gêne pas ?
Il me regarde stupéfait. Comme un gamin pris la main dans le sac.
Il rougit.
Sa pouf jette des regards de lui à moi, et vice-versa. Elle y pige que dalle.
Je commence à faire demi-tour pour retourner voir Bill.
Et je lui lance :
_ T’aurais quand même pu choisir mieux …

Je suis blessée.
Dans mon orgueil.
Dans ma chair.
Dans mon cœur …
Mais je verrai ça plus tard.
J’ai une personne à sauver avant …

Froid.
Très froid.
Gelé même.
Pire qu’un glaçon.

Mal.
Très mal.
Des claques.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Pas de quatre : il a ouvert les yeux.

Ses joues le brûlent.
Mais son corps a froid.
Il frissonne.
Mais sa tête bouillonne.

Il a mal aux yeux.
Il a mal aux joues.
Il a mal au ventre.
Il a mal à la tête.
Il a mal partout.

Son épaule droite.
Quelque chose de chaud dessus.

De l’eau.
Elle ruisselle sur son corps.
Tiède.
La chaleur se diffuse dans son torse, puis ses bras, puis ses jambes, jusqu’à ses orteils.
Ça lui fait du bien.
Il a l’impression de renaître.

On le met debout.
On lui parle.
Mais il ne comprend pas.
Sa vision est trouble.
Est-il au paradis ?

On lui frotte le corps.
Doucement.
Comme à un enfant.
On lui sèche les cheveux.
On les lui brosse.
Comme une mère avec sa fille.
On chatonne une berceuse.
On l’habille.
Comme un bébé.
Il se laisse faire.

On le couche.
Les draps sentent bon.
On le recouvre.
On lui caresse les cheveux.
On l’embrasse sur la joue.
_ Dors bien …

Et il retourne sur son nuage.
Tout moelleux.
Tout doux.
Tout chaud …

Il a dormi une journée entière.
De temps en temps il faisait surface, buvait un coup (de l’eau bien sûr) et se rendormait.
Tom est passé le voir.

Et on s’est expliqué.
Je crois qu’il n’a pas compris que je tenais à lui plus que pour un week-end.
Il m’a demandé où on irait la prochaine fois.
Et là, j’ai fait ma vulgaire :
_ Dans ton c*l !
Et en prime, il a eu le droit et l’honneur d’avoir l’empreinte de ma main sur … sa tronche !
Ça m’a fait du bien.
Sur le moment …
Parce que là, je me demande où je vais et avec qui.

Une larme coule.
Même à 28 ans, j’suis trop fleur bleue, et grand amour, et prince charmant …
Ça fait pitié !

_ Pourquoi tu pleures ?
Argh ! Gaulée !
_ Pour rien. Oublie …
_ Merci.
Je cherche dans ma petite tête embrouillée pourquoi il me dit merci.
Je hausse les épaules.
Il doit croire que j’ai compris parce qu’il rajoute :
_ Je te revaudrai ça !
_ Euh … tu peux développer un peu, là ?
C’est à son tour de n’y rien comprendre.
_ Ben … pour ce que tu as fait …
« Me taper ton frère ? »
« Me faire sauter somme une p*te ? »
« Me faire remplacer par une sal*pe ? »
J’suis pas sûre d’aimer ses remerciements finalement !
_ Pour .. ça, quoi !
Et il me montre la chambre, lui.
_ Ah ! ok. C’est rien. Ta mère est pas là. Donc je veille sur toi !
Il aime pas trop. N’empêche qu’il aurait pu déconner moins.

Je le regarde.
Il est perdu dans ses pensées.
Il est vraiment beau.
Cette figure androgyne.
Et ses grands yeux noisettes.
Ses longs cheveux raides noirs.
Son sourcil droit qui se hausse involontairement.
Mon fils aurait pu lui ressembler.
Et j’en aurai été sacrément fière !

Carpe diem.
Lieb die Sekunde.

Plus facile à dire qu’à faire …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:24 pm

Elle s’est levée.
Elle va sur la terrasse.
Avant de la rejoindre, il se commande un méga petit-déjeuner.
Il a très faim.

Sans bruit, il écarte les rideaux.
Et l’observe.
Il l’aime bien.
Plus ?
Il n’en sait rien …

Il s’approche.
Se met à côté d’elle.
La regarde.
Encore des larmes !
Il essaye de se rappeler ce qu’il a pu faire pour qu’elle pleure mais ne s’en souvient pas.
Faut dire qu’il ne se souvient pas de grand chose depuis leur retour de Hong Kong.
Il a passé pas mal de temps dans un brouillard dont elle l’a sorti.
Pourquoi ?

_ Ça va ?
Elle ne répond pas. N’essuie même pas ses larmes.
_ J’ai fait ou dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?
Toujours pas de réponse.
Alors il se met derrière elle.
Et passe ses bras autour de ses épaules.
Tendrement il la serre contre lui.
La berce doucement.
Lui chante une berceuse.
C’est bizarre : il a l’impression d’avoir déjà vécu cette situation récemment, sauf que c’était lui que l’on cajolait.

Et là, elle se met franchement à pleurer.
Il aimerait tellement qu’elle lui parle, qu’elle lui explique ce qui ne va pas.
Il se sent désemparé, faible, impuissant face à son chagrin.
Que peut-il faire de plus ?
_ Raconte … Dis-moi … Je t’écoute …

Elle secoue la tête.
Comme si elle ne savait pas par où commencer.
Et puis elle dit un mot, puis deux, puis se met à parler.
Sans s’arrêter.
Entre deux sanglots.
En restant dans ses bras.
En pressant ses mains contre ses avant-bras comme pour se donner du courage.

Et là, il comprend.
Il comprend pourquoi elle l’attire malgré leur différence d’âge, pas énorme certes mais quand même.
Il comprend pourquoi elle a cette fêlure au fond des yeux.
Pourquoi elle n’est pas ce qu’elle paraît.
Pourquoi il veut la protéger.
Pourquoi il veut l’aimer …

Je suis fatiguée.
Épuisée.
Complètement vidée.
Moi, qui il y a à peine deux heures était celle qui réconfortait, me retrouve en train de pleurer comme une gamine.

Je savais que je subirai un jour le retour du bâton, le contre-coup de ma vie.
Mais pas maintenant.
Pas comme ça.
Pas avec lui.
Il me rend la monnaie de ma pièce sans le savoir.
Donnant donnant.
Les bons comptes …

Je lui ai tout dit.
Et il a écouté.
J’ai craché ma douleur.
Et il l’a absorbée.
J’ai hurlé mon désespoir.
Et il l’a compris.
J’ai vomi ma haine au monde.
Et il ne l’a pas empêché.
J’ai transpiré mon amour perdu.
Et il m’a rassuré.
J’ai accouché de ma chair assassinée.
Et il l’a enterrée.

Il me porte presque jusqu’à son lit.
C’est lui maintenant le garde-malade.
Il m’allonge dans ses draps.
Me recouvre.
Me caresse les cheveux.
M’embrasse sur la joue.
_ Dors bien …

Ils sont allongés sur des transats au bord de la piscine.
Ils vont mieux.
Tous les deux.
Ça fait deux jours qu’ils ne se quittent plus.
Ils n’ont pas besoin de se parler pour être bien.
Pour se comprendre.
Juste des regards.
Juste des signes.
Et ça leur convient.
Parce qu’ils en ont besoin tous les deux.
Elle pour revivre.
Lui pour vivre.
Leurs vies ne sont pas comme celles de tout le monde.
Ils ont vécu, il vivent et ils vivront des choses que peu de gens ont vécu, vivent et vivront.
C’est leur destin.
Et ils l’ont enfin accepté.
Alors ils sont en paix.
Avec eux-mêmes.
Avec les autres.
Avec la vie …

Dans une semaine, leurs chemins se sépareront.
Et ils apprécieront ces souvenirs, ces moments qu’ils savourent ensemble.
Alors ils en profitent au maximum.
En ne faisant rien.

Elle est partie depuis un bon moment.
Où ?
C’est marrant mais elle lui manque dès qu’elle n’est plus dans son champ de vision.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Que c’est Elle ?
Qu’il a enfin trouvé sa moitié ? son double ?
Il se demande ce qu’elle peut bien faire.
Il n’aime pas ne pas savoir.
Surtout quand ça la concerne.
Ils sont tellement fusionnels dans leurs esprits.
Qu’il a l’impression d’être lobotomisé dès qu’elle est loin de lui.
Même de 10 centimètres !
Ça doit être ça.
Ce qu’il attend depuis longtemps.
Ce qui lui permettrait d’évoluer encore.
De s’améliorer.
De grandir.
De vivre …

_ Demain matin, je t’attends dans le hall. À 8 heures. Tu fais un bagage pour 4 jours. Que des tenues légères. Enfin, pour un temps chaud !. Tu descends habillé, petit-déjeuner avalé. Niels te donnera ton passeport avec le visa.
_ Euh …
Elle lui fait un clin d’œil et commence à partir.
_ Mais …
_ Ne pose pas de questions. Ne me demande rien. Ni à Niels : il a des consignes.
_ Je …
_ Chut ! À demain …

Et elle dépose sur ses lèvres un baiser tellement léger qu’il se demande s’il l’a rêvé
Et elle fait glisser un doigt le long de sa joue.
Et elle rentre dans l’hôtel.
Et il se retrouve seul.
Comme abandonné.

4 jours !
Mais que lui a-t-elle réservé ?
Impatient il remonte dans sa chambre, fait son sac, dîne rapidement et se couche.
Il est à peine 20 heures !
Et il sent qu’il ne dormira pas beaucoup.
Et il sent qu’elle non plus.
Et il sent que son rêve va peut-être devenir réalité …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:25 pm

Chapitre 7


Ils viennent d’atterrir.
Le soleil est haut dans le ciel mais pas de chaleur accablante.
Une vahiné leur passe un collier de fleurs autour du cou.
Ça fait très cliché, genre documentaire sur la vie dans les îles, mais en même temps c’est une tradition pour éviter le mauvais œil sur les nouveaux venus.

Et puis tout à coup, les tam-tam retentissent et le bruit des baguettes sur les tambours les emporte dans une autre réalité.
Ils se retrouvent entourés de danseurs et danseuses à moitié nus, la peau tannée par le soleil tropical.
Leurs hanches qui remuent sur le rythme endiablé des tambours leur donnent le tournis.
Les hommes font mine d’être agressifs en arborant des grimaces affreuses et en mimant des gestes violents.
Ils arborent des tatouages tribaux noirs qui les rendent encore plus effrayants.
Des chants où se mêlent des voix masculines très graves et des voix féminines très aiguës agressent leurs oreilles.

Ils sont là pour 4 jours.
Coupés du monde moderne (ou presque !). Coupés de leurs familles et amis.
Mais à eux s’offre un autre monde.
Celui du soleil.
Celui des plages de sables blancs.
Celui des eaux turquoises.
Celui des maisons sur pilotis.
Celui des couchers de soleil interminables.
Celui du paradis.
J’adore !!
Cette ambiance décontractée, qui te dépayse complètement.
Ce petit voyage à bord d’un hors-bord pour te conduire à ton île.
Le majordome attribué à ta chambre qui t’y conduit comme si tu étais la personne la plus importante au monde !
Et Bill qui regarde tout et partout comme un enfant qui découvre le monde autour de lui.

http://www.hotel-online.com/News/PR2006_2nd/InterConBoraRenderingApril2006.jpeg

Bora-Bora.
Faut dire qu’on n’y va pas comme au supermarché !
Ses lagons bleu turquoise.
Ses plages de sable blanc.
Son soleil qui te réchauffe.
Ses chambres sur pilotis avec jacuzzi sur la terrasse.
Et on est les seuls clients de l’hôtel !
Alors tout le monde est aux petits soins pour nous.

On pose nos valises dans la chambre.
On fait le tour des lieux.
Un paradis sur eau !
On a vue sur les eaux et sur le volcan (heureusement endormi) de l’île voisine.
La chambre est immense.
Je ne sais pas pourquoi mais je n’ai demandé qu’une seule chambre.
En fait je crois que je me rappelle pourquoi …
Mais je ne sais pas si Bill comprendra.
Je crois que oui.
Il est bloqué sur le lit taille king size.
Au moins s’il ne se passe rien, on pourra dormir sans se gêner !

_ T’inquiète : on n’est pas obligé d’approfondir notre relation !
Je dis ça style de rien, mais au fond ça me foutrait les boules s’il ne se passait rien.
Il ne dit rien mais le regard qu’il me lance ne laisse présager rien de bon. Ou plutôt : si.
Mais pour l’instant, j’ai faim.
_ On va au resto ?
Pas la peine qu’il réponde : son ventre gargouille pour lui !

On s’est régalés.
Faut dire qu’un buffet à volonté c’est super cool.
Tu manges ce que tu veux, autant que tu veux.
Et au moins si la cuisine locale ne te plaît pas ,tu peux prendre autre chose.
_ Une petite promenade digestive, ça te tente ?
Il paraît qu’on peut faire le tour de l’île en 2 heures.
Faut dire que ça doit pas être difficile : c’est juste un lambeau de terre entouré de mer avec des palmiers au centre.
Pas comme l’île centrale.
J’espère juste qu’on mettra plus de temps …

Mais avant on repasse par notre chambre.
Autant s’habiller léger.
Je passe un maillot de bain vert anis et attache un paréo marron autour de ma taille.
Je relève mes cheveux sur la tête avec des baguettes.
Pas de chaussures : le sable entre les orteils, c’est plus agréable.

En attendant qu’il ait fini de se changer dans la salle de bains (môsieur est pudique !), je vais sur la terrasse.
Le bleu turquoise de l’eau m’attire.
Je piquerai bien une tête tout de suite !
Nan ! je vais attendre. Je ne serai peut-être pas seule à vouloir y aller …

_ On y va ?
Je l’ai pas entendu arriver.
Je sursaute un peu.
Le murmure de sa voix à mon oreille me transporte.
Et je me surprends à penser à Fabio.
Je suis sûre qu’il me regarde de là-haut.
J’espère juste qu’il est heureux de me voir heureuse.
Et que mon fils ne m’en voudra pas trop.
De profiter à nouveau de la vie …

Elle l’entraîne sur la plage.
Le sable glisse entre ses orteils et lui chatouille la plante des pieds.
C’est marrant.
Elle a trouvé l’endroit idéal pour qu’il se détende.
Parce que Sydney, c’est bien joli mais il y a trop de tentations, trop de diversions qui font que l’on ne se repose pas vraiment puisque l’on est tenté de sortir.
Tandis que là, à part la mer et … la mer et … la mer, y a pas grand chose à faire !
Et ça lui va bien.

Ils ne se disent rien.
Ils marchent l’un à côté de l’autre.
Comme s’ils ne se connaissaient pas.
Alors il part dans ses pensées, dans ses rêves.
Il se rappelle la dernière relation qu’il a vécue.
Elle a duré 6 mois.
Pas très long mais plus que Tom en tout cas !
Ça faisait presque 3 ans qu’il n’avait rien eu de sérieux.
Et puis cette fille avait débarqué dans sa vie, lui avait retourné le cœur et il avait décidé d’oublier les autres filles pour un moment.
Elle était restée avec lui le temps de leur tournée aux USA et l’avait quitté quand un producteur de ciné l’avait remarquée.
Il pensait qu’elle tenait à lui plus que ça.
Il ne se souvient même plus comment il a pu finir la tournée.
Et maintenant, il est là, avec une femme qu’il connaît à peine.
Et son cœur bat la chamade rien qu’à la savoir près de lui.
Si près …

Splash !
Il ne comprend pas ce qu’il lui arrive.
L’instant d’avant, il marchait tranquille sur la plage, perdu dans ses pensées.
Et celui d’après, il est dans l’eau, à moitié en train de se noyer.
Et elle est morte de rire sur le sable.
Il se redresse, repousse ses cheveux en arrière et revient sur la plage.
Calme.
Très calme.
Et comme si de rien n’était, il reprend leur promenade.

Elle va lui payer cette blague idiote.
Elle ne se doute pas de ce qui l’attend.
Et lui non plus, n’en a pas la moindre idée à vrai dire.
Mais il va trouver …

Splash !
Ah non ! pas une deuxième fois !
Ben … si.
Et il se redresse encore une fois, repousse ses cheveux en arrière encore une fois et revient sur la plage encore une fois.
Et reprend leur promenade encore une fois.

_ Ah !
Il vient de lui saisir ses poignets.
Elle s’apprêtait à le pousser pour la troisième fois.
Mais il avait prévu le coup.
Elle est surprise.
Et a presque peur de ce qu’il va lui faire.
Il se baisse d’un coup et la pose à cheval sur son épaule droite.
Elle veut lui faire voir l’eau de près ?
Il va lui faire voir ce que ça fait alors !
Elle se débat et lui tambourine le dos.
Mais pas violemment.
Il devine bien que ça l’amuse aussi.

Splash !
Ils viennent de s’étaler tous les deux dans l’eau.
Il a fait un faux pas et n’ a pas pu l’avertir de leur chute.
Finalement, il l’aura eu son troisième baptême !

Ils se relèvent tous les deux et explosent de rire.
Puis elle commence à l’asperger.
Alors il fait de même.
_ Arrête ! le supplie-t-elle.
Mais il continue. Juste pour l’embêter.
Alors elle se précipite vers la plage.
Mais il la rattrape et elle tombe dans le sable.
Et il lui tombe dessus.
_ Ouf ! T’es lourd !
C’est vrai qu’il l’écrase un peu …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:26 pm

J’attends.
Je ne sais pas comment cette situation va tourner mais j’ai comme l’impression que ça ne dépend que de moi.
Depuis que je me suis confiée à lui, il est moins empressé dans ses gestes, dans ses intentions.
Sauf que là, c’est on ne peut plus clair !

Je le regarde.
Droit dans les yeux.
Le reflet de l’âme, disait Platon.
Là où l’on peut se voir sans aucune tricherie.
Je souris à cette idée.
Et il prend ça comme une invitation.
Ses lèvres effleurent les miennes.
Il ne faudrait pas grand chose pour « conclure » !

_ Vrrrrrrrrrrrrrr !
Un bateau vient d’accoster sur la plage.
Ce ne sera pas pour maintenant !
_ Madame Kalt ? Monsieur Kaulitz ?
Et m*rde ! on est gaulés.
On se redresse brusquement, comme deux enfants pris en faute.
Pourtant on ne faisait rien de mal …
_ Je suis désolé de vous déranger …
Pas grave. On s’y fera.
C’est notre majordome. On lui sourit, embarrassés.
_ Nous souhaiterions vous inviter à une soirée locale. Elle se déroulera sur l’île principale de l’atoll. Puis-je me permettre de vous raccompagner à votre chambre pour que vous puissiez vous préparer ?
« Permets-toi, permets-toi ! »
_ Une soirée locale ? Pourquoi pas …
Et je me dirige vers le hors-bord.
Bill me suit.
_ Faut-il mettre une tenue spéciale?
_ Non, Madame. Habillez-vous comme d’habitude.
Tant mieux.
Quoique j’aurais bien vu Bill avec un pagne local : plein de longues feuilles vertes lui cachant le devant et le derrière, juste retenues par une ceinture de feuilles tressées ! Et une coupe de cheveux palmier rehaussée de paille tressée.
J’aurais volontiers jeté un œil sous les feuilles, moi !

On a une heure pour s’apprêter.
Pas de problème !
À peine arrivée, je me déshabille en plein milieu de la chambre. Faut dire que j’ai pas grand chose à enlever !
Mais comme à mon habitude, je ne fais gaffe : je ne suis pas seule.
Je ne suis pas exhibitionniste. C’est juste que mon seuil de pudeur est assez bas. Un corps est un corps, point barre !
Bill tousse, histoire de me faire comprendre que ça le gêne … un peu.
Je hausse les épaules et me glisse dans la salle de bains.
De la douche on a vu sur le lagon. C’est magnifique.
_ Bill, Viens voir !
_ Non !
_ Si ! Viens voir !
_ Non !
Mais qu’est-ce qu’il me fait ?
Je ressors de la salle de bains et vais dans la chambre.
Il est sur la terrasse.
Je me plante, nue devant lui.
_ Viens !
Et là, Môsieur se retourne, rouge comme une pivoine.
_ Rooooh ! Fais pas ton timide et viens voir.
Je lui attrape la main et le traîne à ma suite. Il tente de résister mais finalement, il me suit.
_ Regarde …
Et il reste bouché bée devant la vue.
On croirait une carte postale, sauf que c’est pour de vrai. Juste devant nos yeux.

_ Tu devrais venir te laver avec moi. Y a assez de place pour deux.
Il se retourne d’un coup sec et me fait des gros yeux de surprise.
_ Il ne reste que … 45 minutes avant qu’il ne vienne nous chercher. C’est juste pour gagner du temps … Y a pas d’arrière pensée, Bill : j’te jure !
Il reste immobile. Sans rien dire.
Le boulet ! Pire que son frère …
_ Bon, ben reste là. Moi, je me lave !
Et je lui tourne le dos et commence à laisser l’eau couler sur ma peau.

Je l’entends se déshabiller.
Môsieur daigne enfin laisser tomber ses tabous.
_ Ben, viens !
Le niais, il attend à la porte de la douche. Comme si j’avais besoin de lui donner la permission.
_ Allez, mouille –toi !
Et je le pousse sur la douche.
Si ça continue, il va falloir que je le lave moi-même tellement il sera coincé !
Rien qu’à y penser, ça me donne envie …

Il est perdu. Il ne sait pas comment il doit réagir.
S’il s’écoutait .. enfin, s’il écoutait cette petite voix bestiale dans sa tête …
Non, il ne peut pas.
Rien n’est « officiel » entre eux.
Et puis elle ne voudrait peut-être pas ??
D’un autre côté, s’il ne tente rien, il ne le saura pas.
_ Active ! Il nous reste peu de temps !
Et il ne va pas tarder à leur en rester moins …

Finalement il a résisté.
Chacun de son côté s’est lavé, essuyé et habillé.
Maintenant, ils sont dans le hors-bord direction l’île centrale de l’atoll.

À peine débarqués, des femmes leur posent un collier de fleurs autour du cou pour lui et des fleurs d’hibiscus dans ses cheveux pour elle.
Elles les guident vers des coussins posés à même le sable, devant lesquels une petite table de bois est disposée, décorée de fleurs et de bougies.
Tout à coup, les tambours retentissent et les danseurs apparaissent.

Il est hypnotisé par le mouvement des hanches des danseuses. Ses huit qu’elles dessinent, ce ventre rond qui vibre en rythme, ses accélérations, ses ralentis … Et leurs mains dont les doigts se tortillent comme pour lui adresser des messages dont il lui manque le code.
Il se demande si elles font pareil quand …

Quant à elle, elle ne quitte pas des yeux les danseurs à la peau sombre et aux muscles saillants. Leurs tatouages tribaux qui ornent leur épaules, leurs bras et leurs mollets les rendent encore plus attirants qu’ils ne le sont déjà.
Elle imagine ses doigts les redessiner sur leur peau …

Un repas constitué de plats typiques suit le spectacle.
Elle discute avec une vahiné à propos de cours de danse.
Il se renseigne sur les tatouages auprès d’un danseur.
Ils s’échangent leurs impressions sur la danse traditionnelle.
Ils sont d’accord que les femmes et les hommes sont … attirants.

Ils rentrent à leur hôtel.
Se préparent pour dormir : lui en boxer, elle en nuisette.
Se couchent dans le même lit.
Se souhaitent bonne nuit.
Et s’endorment.
Chacun de leur côté.
Chacun avec ses pensées.
Chacun avec ses désirs …

Je me réveille la première.
Quelque chose cloche.
Peut-être ce bras sur mon ventre ?
Peut-être cette jambe collée à la mienne ?
Peut-être cette tête près de mon épaule ?
Je n’ose pas bouger …

_ Bonjour, toi !
Oh, le saloupiaud ! il était déjà réveillé.
Je le regarde, en colère.
_ Tu dors plus ?
_ Non.
_ Et ça fait longtemps ?
_ Assez pour en profiter …
_ Ah ouais ?
_ Ouais !
« Tu vas voir si on profite de moi comme ça ! »

D’un bond, je me redresse dans le lit et me mets à califourchon sur lui.
_ Tu crois que tu vas t’en tirer à si bon compte ?
Et je commence à le chatouiller.
C’est marrant, mais tous les mecs que j’ai connus ont toujours été chatouilleux des « doudounes ». Et lui n’échappe pas à la règle.
Le sentir se tortiller sous moi pour échapper à mes doigts …
Le sentir vulnérable …
Le sentir sous moi …

Et tout à coup, je sais.
Je sais que s’il n’y avait pas eu Fabio, il m’aurait fallu quelqu’un comme lui.
Je me plonge dans ses yeux et m’y noie.
Je ne résiste pas.
Je ne veux plus résister.
Je sens le désir monter en moi.
Il va falloir qu’il se passe quelque chose parce que si je prends les choses en main, ça risque de ressembler à un viol !

Je remue un peu.
Enfin mon bassin remue un peu.
Il ne bouge pas.
Se détend même.
Et puis il met ses mains dans les miennes.
Et me fait pivoter sur le dos.
Il me dévisage de haut en bas, comme s’il jaugeait la « marchandise ».
Mais il ne lâche pas mes mains pour autant.
Il les tient toutes les deux dans sa main droite au dessus de ma tête.
Et là je sens (dans tous les sens du terme !) que quelque chose change chez lui.

Son visage devient sérieux.
Comme s’il réfléchissait à ce qu’il va faire.
Ses traits se détendent.
Il est vraiment magnifique.
Il me rappelle la Joconde.
À chaque fois que je la vois, je ne peux m’empêcher à la perfection de ses traits.
Et je les retrouve sur son visage.
Je n’aime pas ce petit sourire en coin qu’il fait.
Par contre, la bosse que je sens contre ma cuisse me plaît bien …

Les doigts de sa main gauche effleurent mes côtes.
J’en ai le souffle coupé tellement ça me chatouille et me surprend à la fois.
Il recommence.
Et ça me fait le même effet.
Il ne va quand même pas se livrer à des expériences tactiles sur moi ??!
Ben … si !
Il se cale sur son côté droit mais sans me lâcher les mains.
Sa jambe gauche retient mes jambes.
Comme si j’avais envie de m’échapper …
Cette fois, il effleure le tour de mes seins.
Je les sens se dresser à travers le tissu de ma nuisette et mes mamelons devenir durs.
Mon ventre se creuse tellement je retiens mon souffle à chaque fois.
_ Oh !
Doucement il remonte ma nuisette.
Il vient de découvrir mon ange.
Il s’amuse à le dessiner avec ses doigts et à chaque fois qu’il le touche, je reçois une décharge de désir dans les reins.
Je cherche ce que je pourrais faire pour me venger de ce petit jeu qui l’amuse …

Il a osé !
Il a fait glisser les bretelles sur mes épaules.
Je me mords la lèvre inférieure pour éviter de lui montrer mon état d’excitation.
Et maintenant, il s’amuse à faire glisser le plus lentement possible ma nuisette sur ma poitrine.
Ce qui m’excite encore plus.
Il profite que je me cambre à cause des caresses du tissu pour tirer un peu plus dessus.
Petit malin, va !
Ma peau me chatouille au fur et à mesure qu’il la fait descendre le long de mes jambes.
Et il me laisse comme ça, pantelante.
À genoux, à mes pieds.
Il me dévisage.
Et il a toujours ce petit sourire en coin.
Et cette bosse …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:27 pm

Il s’arrête et la regarde.
Est-il prêt à aller plus loin ?
Le doute l’envahit.
Certes, elle ne sera pas sa première fois (ouf !) mais elle est plus âgée, a de l’expérience.
Et le peu qu’il a vécu ne suffira sûrement pas …
Il fronce les sourcils.
Elle a l’air inquiète.
Elle doit se demander pourquoi il ne continue pas.
_ Désolé … arrive-t-il à murmurer.

Elle l’en empêche en s’asseyant et en lui glissant une main derrière sa nuque.
Elle lui sourit tendrement.
_ Essaye …
Et elle le tire vers son visage.
Et elle lui laisse le choix : ou il l’embrasse, ou il ne l’embrasse pas.

Alors il prend le risque.
Après tout, il peut … ou plutôt va sûrement apprendre de nouveaux trucs !
Et puis il a envie d’elle.
Envie de la posséder.
Comme elle le possède sans le savoir …



DURCH 6





Spoiler:


Il effleure ses lèvres entrouvertes.
Dépose des petits baisers sur ses joues, son nez, son front.
Se glisse dans son cou.
Mordille le lobe de son oreille droite.
Elle se cambre.
Ce qui colle ses seins dressés contre son torse.
Son souffle s’accélère.
Il va prendre son temps.
Pour ne pas se tromper.
Pour lui laisser la possibilité de prendre les choses en main.
Pour en profiter au maximum aussi.

Puis il entre dans sa bouche.
Il sait l’effet que peut faire son piercing.
Et ça ne loupe pas !
Elle enroule sa langue autour de la sienne.
Joue avec son piercing.
Ses mains courent dans son dos, ses cheveux.
Elle fait des ronds sur sa nuque.
Et il adore ça !

Le contact de ses seins sur son torse le chavire.
Alors il va vers ce qu’elle lui offre.
Ils sont jolis.
Tout ronds.
Tout durs.
Tout moelleux.
Il les caresse, comme s’ils étaient fragiles.
Puis les embrasse.
Laisse courir sa langue autour des mamelons.
Les empoigne à pleine main.
Fait glisser ses doigts dessus.
Elle colle son bassin contre le sien.
Le plaque contre elle avec ses jambes.

Soudain elle inverse les rôles.
Il est surpris et ne sait plus quoi faire.
Alors il ferme les yeux et savoure cet instant.

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:27 pm

DURCH 7






Spoiler:


Il ne va pas s’en tirer à si bon compte.
Je sais qu’il est moins expérimenté que son frère mais la délicatesse dont il fait preuve, la lenteur de ses gestes me rendent folle.
Je vais lui faire vivre les mêmes sensations.

Il a fermé les yeux.
Un sourire béat s’affiche sur son visage.
« Bientôt tu me supplieras ! »
Je m’assois à califourchon sur lui et entreprend de couvrir son torse de baisers.
Ma langue dessine des volutes sur sa peau.
Il est très sensible au niveau de son étoile.
Je l’embrasse à pleine langue ( !!) et savoure le chaud-froid de son piercing.
Ça me rappelle ce qu’il s’est passé dans la cabine d’essayage à Sydney …
Sauf que là, je peux laisser libre cours à mes désirs !

Je jette un coup d’œil autour de nous.
Personne sur l’eau.
Bien.
Très bien.
Puis tout en continuant de l’embrasser, je fais glisser mon string que j’enlève.
Et comme il n’a toujours pas rouvert les yeux, il ne se doute de rien.
Il ne me touche même pas avec ses mains.
Alors je vais l’aider un peu …
Je les lui saisis et les lui pose sur mes fesses.
Et là, il ouvre les yeux de stupeur et suspend sa langue dans ma bouche.
Ses yeux vont de droite à gauche, comme s’il essayait de comprendre ce qu’il a sous les mains.

Il a compris.
Il me caresse doucement.
Explore les rondeurs que je lui offre sans tabou.
Puis remonte vers mes seins.
Mon bassin exerce des pressions sur son entrejambe.
Il glisse une main sur mon pubis mais n’ose pas aller plus loin, plus à l’intérieur.
Il va falloir que je lui apprenne comment gérer la chose !

Je me soulève un peu et recule.
J’agrippe l’élastique de son caleçon et commence à le descendre.
Et là, le cadeau s’offre à moi.
Et je vais le déballer comme il faut.
Tout en douceur.
Tout en rondeur.
Tout en pression.
Tout en jouant.
Il gémit de plaisir sous mes coups de langue, sous mes doigts.
J’adore ce moment où tu as le contrôle de l’autre, de ce que tu peux lui faire vivre et ressentir.

Et moi je n’en peux plus.
Alors je me glisse sur son sexe.
Il pousse un petit cri de surprise.
Et se redresse.
Il embrasse mes seins.
Me regarde les yeux suppliants.
Je ne bouge pas.
Je sens son sexe dur et chaud à l’intérieur de moi qui bat.
Il pose ses mains sous mes fesses et commence à me soulever.
Il apprend vite, le petit !
Je le laisse prendre le contrôle de nos mouvements.
Pour un temps.
J’ai besoin de plus !

Alors je le plaque sur les draps.
Et bouge mon bassin de plus en plus vite.
Il se tient à mes cuisses qu’il laboure de ses ongles.
J’ai besoin de quelque chose en plus.
D’une extension de mon désir.
Je lui attrape la main droite et la pose sur mon ventre.
Va-t-il comprendre ?
Non. Il la retire et se cramponne à ma taille.
Tant pis : je ferai le boulot toute seule.
Je glisse un doigt dans ma fente et me masturbe tout en continuant à monter et descendre mes hanches.
_ Mu … Je …
« Ne te retiens pas , petit homme ! C’est mauvais pour la libido … »
De toute façon, je vais bientôt le rejoindre.
Il ouvre les yeux et me voit en train de me toucher.
Mais il n’a pas le temps de me poser de questions.
Nous nous rejoignons au nirvana.

Je me laisse tomber sur son torse et blottis ma tête dans le creux de son épaule.
Avec ses mains il me caresse le dos.
Ça me détend.
Je le garde au chaud.
Je sens que je vais m’assoupir en écoutant son cœur battre dans mon oreille.
J’attrape le drap et le fais glisser sur nos deux corps enlacés.
Morphée nous ramène dans sa tanière.

Ils se sont faits livrer un brunch dans leur chambre.
Ont déjeuné dans le lit.
Se sont blottis dans les bras l’un de l’autre.
Puis se sont quittés.

Elle pour un cours de danse.
Lui pour un tatouage.

Et il douille !
Le tatoueur le lui fait à la traditionnelle.
Même s’il lui a posé une mixture sensée anesthésier la peau et les muscles avant.
Même si c’est un expert.
Même si lui est grand.

Il pleure de douleur.
Et le tatoueur ne dit rien.
C’est peut-être la tradition chez eux mais lui n’a pas l’habitude.
Il paraît que les hommes se font faire leur premier tatouage à l’âge de 12 ans, quand ils passent de l’âge d’enfant à celui d’ado. Ensuite libre à eux de s’en faire autant qu’ils veulent. Sachant que plus tu en as, plus tu es haut dans la hiérarchie.
Et toujours à la traditionnelle !
De l’encre injectée dans la peau par des pointes en os fixées sur un manche sur lequel tambourine une baguette de bois.

De temps en temps, on lui fait boire un alcool local.
Qui au début te déchire les tripes mais qui ensuite, t’envoie dans un autre monde.
Celui où la douleur se fait sourde.
Celui où elle n’existe presque plus.

C’est fini.
Des filets de sang coulent sur son bras droit.
Cette fois-ci, il a choisi le biceps.
Le tatouage en fait tout le tour.
La peau est gonflée.
Le tatoueur lui applique une autre mixture sur le dessin.
Ça le brûle. Mais il sait que demain il pourra l’enlever et que tout sera normal.
La magie des îles …


http://www.dark-refuge.com/tatouages/img/tatouage-tribal.jpg

Il se demande ce qu’elle fait.
Si tout va bien.
Que va-t-elle dire de son tatouage ?
Remarque, vu celui qu’elle a dans le dos, il fait petit joueur à côté !

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:30 pm

J’adore !!
Je m’éclate comme une folle !
La prof de danses traditionnelles polynésiennes est excellente.
Elle m’a appris à faire des mouvements avec mon bassin … J’en connais un qui va être content que je mette ça en pratique !
À moins qu’ils ne soient deux à être contents …

On a pas mal discuté.
Et elle m’a confié que Bill avait fait sensation parmi les danseuses de son groupe.
Surtout son côté féminin …
Là, je me suis sentie très chanceuse d’être avec lui, mais aussi … très jalouse ! S’il y en a une qui s’approche de trop près, je vais l’étriper !

Elle me conduit chez son frère.
Il est tatoueur.
Et elle voudrait que je lui montre mon dos.
Faut dire qu’elle n’est pas la première depuis que je suis arrivée sur l’île qui regarde cette partie de mon corps de façon insistante.
Pourtant, pour moi, mon tatouage n’est pas exceptionnel. Il y a mieux. Et plus grand !
Je lui avoue que les tatouages tribaux m’attirent.
Si jamais son frère a du temps, je me laisserai bien tenter.

On arrive à leur maison.
Ils habitent ensemble dans la maison familiale laissée par leurs parents. Ceux-ci ont émigré en Australie. Alors ils se la partagent. Ils ont chacun leur partie, séparée par un mur.
C’est dingue que ce sentiment d’appartenance à la famille soit si fort ici.
Tout tourne autour de la famille et du bien que tu peux faire pour elle. Que ce soit du point de vue professionnel ou personnel. J’aime …

On entre.
Il n’est pas là.
Tant pis.
Du coup elle m’entraîne sur la plage devant leur maison.
Bon sang ! qu’est-ce que j’aimerai habiter ici !
Te lever tous les jours sous le soleil, piquer une tête dans la mer, regarder ce bleu turquoise te lécher le corps …
Faut que j’étudie la question. Sérieusement.
J’en ai les moyens.
Il doit bien y avoir des possibilités …

Et là, je sais que je vais revenir plus souvent dans ce petit paradis.
Ce que j’ai sous le yeux me le confirme.
Comment pourrais-je résister ?


cliquez : http://img183.imageshack.us/img183/2482/gianpaolobarbieri12zm9.jpg

J’en bave presque.
Ça la fait rire.
Et je rougis comme une gamine.
_ Dis donc … il est célibataire, ton frère ?
Ça lui coupe son rire, direct.
_ Je te prête Bill et tu me prêtes ton frère …
Elle me regarde, médusée. Je suis sûre que personne ne lui a jamais parlé comme je le fais.
Depuis le temps que des touristes viennent par ici, il ne doit pas y avoir beaucoup de femmes qui lui ait fait une proposition aussi crue.
Je rigole.
Elle comprend que je blague.
Et rigole avec moi.

N’empêche …
Elle vient de partir.
Son frère a accepté de me faire un tatouage.
Il paraît qu’avant, les femmes ne pouvaient s’en faire qu’à partir de 12 ans : sur les mains, les bras, les pieds, les oreilles et les lèvres. Même sur les fesses pour les plus élevées socialement.
Mais bon, faut pas pousser !
Je ne sais pas où le faire.
Et il me conseille, ce qui pour lui, est un point sensible chez la femme. Et qui le devient encore plus avec un tatouage … le dessus du pied.
Alors je suis son conseil …

_____Il s’ennuie.
Il tourne en rond dans leur chambre.
Où est-elle ?
Il ne peut même pas l’appeler : elle a laissé son portable sur la table de nuit.
Son bras le lance mais c’est supportable.
Il voudrait tellement le lui montrer.
Il met le jacuzzi en route.
Ça va peut-être le détendre.

Il se laisse glisser dans les bulles.
Et regarde le ciel bleu. Sans un nuage.
Aucun bruit pour perturber ce moment à part les oiseaux qui chantent.
Mais plein d’odeurs délicieuses.
Des fleurs.
Le sel.
La noix de coco.

Il s’endort.
Et rêve.

Un ange vient le voir.
Et lui parle.
Il lui dit de croire.
D’attendre.
De faire confiance à la vie.
Que tout sera bientôt fini.
Qu’il pourra profiter de tout.
Pour l’éternité.

Et puis l’ange devient diable.
Il le menace.
Lui dit qu’il va payer.
Qu’ils vont tous payer.
Plus vite qu’ils ne le croient.
Qu’ils vont souffrir.
Pour l’éternité.


Il se redresse d’un coup.
Regarde paniqué autour de lui.
Le peur se lit sur son visage.
Il ne croit pas aux rêves prémonitoires.
Mais celui-ci avait l’air tellement réel.
Il est en nage, même s’il est dans l’eau.

Il n’aime pas cette sensation qui lui étreint les tripes.
Qui lui serre le cœur.
Cette peur qui reste latente dans sa tête.

Il sort vite fait du bain, s’enroule dans une serviette et prend son petit carnet noir.
Dans ces moments-là, il a besoin d’écrire.
C’est comme un échappatoire qui enlève de son esprit tout ce qui ne va pas.
Et il écrit des mots les uns à la suite des autres sans se relire.
Des idées.
Des phrases.
Des pensées.
Plus tard, il pourra s’en servir pour une nouvelle chanson.
Pour SA chanson.

______Je ne comprends pas.
J’aime Bill.
Mais mon corps réclame un autre homme !
Que m’arrive-t-il ?
Est-il possible d’aimer deux hommes avec la même intensité en même temps ?
Mon esprit peut-il fusionner avec l’un et mon corps avec l’autre ?
Et que diraient-ils s’ils le savaient ?
Me jetteraient-ils ? Me haïraient-ils ? M’aimeraient-ils ?

_ Ça va ?
Que … Ah oui, le tatoueur.
_ Oui.
_ Pas trop mal ?
_ Euh … non.
Il me regarde, surpris. Ses yeux sont ronds comme des billes. Il ne va quand même pas me faire un « haka » ?
Je rigole.
Faut dire qu’il a mis la dose d’anesthésiant. Je me suis sentie partir un peu pendant un moment.
Il a bientôt fini.
C’est beau.
C’est bestial.

http://www.planetenonviolence.org/photo/111159-158649.jpg

Ah non ! ma libido refait surface !
Je le revois sortir de l’eau, les gouttes glissant sur sa peau chocolatée, ses muscles jouant sous sa peau, ses cheveux caressant ses reins.
Je pense qu’il a perçu mon désir.
Faut dire que je ne l’ai pas vraiment caché.

Sa main remonte le long de ma cheville gauche.
Je ne dis rien.
Puis il continue sur mon mollet.
Je ne bouge pas.
Il s’attarde sur mon genou.
Je ne sais pas ce que je dois faire.
Son autre main fait la même chose sur mon autre jambe.
Mon souffle s’accélère.
Il est à genou devant moi, entre mes jambes.
Je me mords la lèvre.
Ses mains glissent sur mes cuisses, sous mon paréo.
Puis-je assumer ? En suis-je capable ?
Il attrape ma culotte de bain et tire un peu dessus.
J’ai compris le message.
Il insiste.
Dois-je y répondre ?

_ Désolée …
Je me lève, le pousse et laisse tomber un billet sur la table.
Avant de partir, je me retourne.
Il est toujours au même endroit, dans la même position.
Je baisse la tête.
Et cours.
Cours vers le hors-bord que j’ai emprunté pour venir.
Et fonce vers notre chambre.

Trop de choses se bousculent dans ma tête.
Trop de questions qui ne trouvent pas de réponse.
Trop de …

______

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:30 pm

Il est toujours penché sur son carnet, tellement concentré qu’il ne l’entend pas arriver, qu’il ne la voit pas monter sur le ponton et gravir les marches.
Elle court presque.
Elle le cherche du regard.
Et le voit.

Elle se plante devant lui, attrape le carnet qu’elle envoie à l’autre bout de la pièce.
Il a à peine réagi.
Elle le met debout et se plonge dans ses yeux.
_ Aime-moi …
Elle le supplie.
Il la prend dans ses bras et la serre contre lui.
D’une main, il lui caresse les cheveux.
De l’autre, le dos.
Doucement.
Comme pour la rassurer.
Il n’a pas aimé cet appel à l’aide. Ce cri d’amour qu’elle lui a jeté à la figure.
Il a peur.

Alors il va l’aimer. Comme jamais encore.
Parce qu’il sait que sinon il perdra un bout de son âme.
Un bout de lui-même.

Il glisse un doigt sous son menton et lui redresse le visage.
Il plonge dans ses yeux et l’embrasse doucement.
Juste sur ses lèvres sans demander plus.
Ça lui suffit.
Pourquoi faire compliqué ?
Elle le serre contre elle, comme s’ils ne devaient plus se séparer.
Comme si elle ne le voulait pas.
Ils restent comme ça un long moment.

Et puis il rompt leur union.
Et la prend dans ses bras pour la porter sur leur lit.
Il a envie de la connaître par cœur.
De visiter son corps dans les moindres recoins.
_ Qu’est-ce que tu t’es fait ?
Il vient de remarquer le bandage sur son pied gauche.
_ Et toi ?
Elle touche son bras.
Et ils se mettent à rire ensemble.
Ça leur fait du bien.

Et puis il redevient sérieux.
Il dessine le contour de son visage avec ses doigts.
Elle fait pareil.
Il pose une main sur son ventre.
Puis sa tête.
Il n’a pas envie de plus.
Pas tout de suite.

Et ils restent comme ça.
Ils profitent juste d’être ensemble.
Juste d’être vivants …

On a passé les 2 jours qu’il nous restait comme un vieux couple.
Dans les bras l’un de l’autre mais sans plus.
A part la nuit dernière …

C’est bizarre mais j’ai eu l’impression que c’était comme un adieu.
Comme si on se disait au revoir pour toujours.
Y aura-t-il une suite ?
Continuera-t-on à se voir ?
On a tous les deux des vies compliquées et pleines de choses à faire.

Après-demain, ils retournent à leur vie de rock star et moi, à mes films.
Je viens de lire un scénario sympathique. Je pourrais en faire quelque chose de bien.
Je ferai peut-être (sûrement !) appel à eux pour la bande originale. J’ai déjà repéré une scène …

Tom faisait la tête à notre arrivée.
Il a compris qu’il avait raté quelque chose.
Et qu’il ne pourrait plus le rattraper.
En tout cas pas maintenant.
On en a discuté.

Ils sont de l’autre côté de la vitre.
Je n’ai pas voulu repartir par le même avion.
Chacun sa vie …
J’ai le cœur en morceaux.
Mais je ne le montre pas.
Eux non plus.
C’est compliquée la vie finalement.
Surtout quand on aime …

Chapitre 8


Deux mois que je n’ai pas de nouvelles.
Remarque, j’aurais du mal : je suis trop occupée !

J’ai commencé le tournage d’un nouveau film.
Encore une adaptation de BD : Lanfeust.
Pour l’instant, on fait le casting et les repérages de décors.
Pas si facile que ça …
Surtout pour trouver « mon » Lanfeust.
Mais j’y arriverai.
Et puisque que tout le métier sait que je suis de retour et que je bosse sur un nouveau film, les CV affluent comme de la neige en hiver !!
Presque pas besoin de chercher.
Mais je tiens quand même à rencontrer les gens.
Je les juge mieux en face à face que sur cassette ou papier.

Mon équipe est complète.
C’est la même que la dernière fois. On ne change pas une équipe qui gagne !
Et vu le succès qu’on a eu et les royalties qu’on s’est mises dans les poches, on a du mal à ne pas vouloir refaire pareil avec les mêmes !

Je suis en Allemagne.
Pour un casting.
À Hambourg.
Fief des Tokio Hotel.
Et de mes deux moitiés.

Ils sont au courant.
Pour ce qui s’est passé.
Avec l’un.
Et avec l’autre.
Je préférais le leur dire.
Et leur expliquer.
Avant notre séparation.
Et leur retour dans leur vie « active » de stars du rock allemand mondialement connues.

Je ne sais pas comment ils l’ont pris.
J’ai juste aperçu la larme de Tom derrière la vitre de l’aéroport de Sydney, le jour de leur départ.
Et la colère dans les yeux de Bill.
Ça m’a retournée.
J’ai mis du temps à me faire à l’idée que je les avais trompés tous les deux.
Même si ce n’était pas mon objectif.
Encore moins celui de « profiter » d’eux.

Je les aime.
Chacun à sa manière.
Chacun avec ses particularités.
Chacun avec mon cœur.

Il faudra bien un jour que je tourne la page …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:31 pm

Elle est là.
Il le sait.
Il le sent.
Il a mal.

Elle l’a trompé avec son frère.
Et il ne l’a même pas nié.
Même pas regretté.
Il a mis du temps à lui pardonner.
Ça s’est fait dans la douleur même.
Physique.
Un poing contre un poing.
Un œil au beurre noir contre une bouche tuméfiée.

Et ils ont parlé.
Après tout, ils font partie de la même personne.
Alors il devait y avoir quelque chose en commun qui puisse expliquer cette double relation.
Et ils ont trouvé.
Ça les a surpris d’arriver à la même conclusion.
Mais ils ont accepté.
Et maintenant tout est comme avant.
Ils sont en paix avec eux-mêmes et leur moitié.
Ils peuvent continuer à faire ce qu’ils faisaient avant sans aucun remords ou aucune appréhension.

N’empêche.
Il aimerait bien l’avoir rien qu’à lui.
Pour une nuit.
Pour la vie …

Stop !
Il doit arrêter d’être trop sentimental quand il pense à elle.
Il doit avancer dans sa vie.
Et trouver celle qu’il lui faut.
Oui.
Mais …

Elle est là.
David le lui a dit.
Lui a donné l’adresse de son hôtel.
L’adresse du casting.
Comme s’il savait ce qu’il devrait faire alors.

Seulement il n’en sait rien !
Il tourne en rond dans sa chambre.
Décide de faire quelque chose.
Pour y renoncer ensuite.
Et y revenir.
Et y renoncer.
Et y …
C’est sans fin !

Comment décider ?
Comment savoir si ce sera le bon choix ?
Il ne peut même pas demander de l’aide à son jumeau : ça finirait mal.
Encore.

Alors il décide de ne rien faire.
Si le destin est vraiment ce qui nous guide, il fera en sorte d’intervenir en sa faveur.
Et il ne croit pas si bien dire …

Madame Kalt !
« Qu’est-ce qu’il me veut celui-là ?! »
_ Oui ?
_ Vous avez reçu un courier. Je vous le donne ?
« Ben, non ! Tu te le carres où je pense, idiot ! »
_ Merci.

Une enveloppe. Blanche.
Avec mon nom dessus.
Ce n’est pas une écriture que je connais en plus.
Je la retourne.
Pas de nom au dos pour me dire de qui elle vient.
Je commence à glisser mon doigt dans l’ouverture.
Comme d’habitude, je vais déchirer l’enveloppe et son contenu. Je suis connue pour ma « douceur » naturelle avec les objets.
_ Mu ! Tu te magnes ! On est à la bourre !
_ Ouais ouais.
Et je mets l’enveloppe dans ma poche de veste.
Il ne fait pas très chaud en ce moment en Allemagne.
On est en mars.

Et les castings s’enchaînent.
L’un après l’autre.
Ça me saoule !
Pas eu encore quelqu’un de potable.
Ce n’est pas en Allemagne que je vais trouver mon héros !

Et les têtes qu’ils ont !
J’ai eu le droit à tous les looks possibles.
Du hard-rockeur des années 80 style Van Halen, voire Scorpion : boark !
Du rasta qui venait juste de fumer son pétard avant de passer !
Du travesti fille en garçon parce que « C’est le rôle de ma vie, madame ! »
Du paumé qui passait dans le coin et qui a vu de la lumière et qui est entré.
Du body builder en mal d’huile de coco pour faire luire ses muscles.
Du mec BCBG qui croit qu’un costard à je-ne-sais-combien d’euros va l’aider.
De l’ado pré-pubère qui ne se rase pas encore et qui est plein d’acné

Au mec au look androgyne.
« Souvenirs … »
Avec une coupe hérisson.
« Re-souvenirs … »
Pantalon coupe bootcut taille basse.
« Où j’ai vu ça la dernière fois ? »
T-shirt moulant avec tête de mort en plein milieu.
« J’ai déjà vu ça ! »
Et qui dans l’action, se met à gigoter à droite, à gauche dans une espèce de caricature de danse.
« Je connais quelqu’un qui danse comme ça … »
_ Merci. Ça ira. On a votre CV. On vous contactera si besoin.
Une manière polie de dire que c’est nul. Et qu’on ne le rappellera pas.

Il est tard.
Je suis crevée.
Une bonne douche.
Une bonne soupe.
Et un gros dodo.
Parce que demain on remet ça !

Je jette sur mon chevet l’enveloppe de ce matin.
Je ne vais pas l’ouvrir tout de suite.
D’abord je m’occupe de me détendre.

Et puis je ne sais pas de qui elle vient.
Pourquoi devrais-je être pressée de la lire si on ne prend pas la peine d’indiquer son expéditeur ?

La répétition n’en finit pas.
Dans deux jours, ils présentent leur nouvel album.
En concert privé.
Dans leur patrie.
Devant leur peuple.
Et les journalistes bien sûr.
C’est censé être l’album de la maturité. D’une expérience plus grande. D’un plus grand professionnalisme.

Ils l’ont enregistré avant leurs vacances.
En Australie.
Et à leur retour, ils ont modifié des morceaux.
Et même enregistré un nouveau.
Un extra.
Auquel Bill et Tom tiennent particulièrement.
Bizarre.
D’habitude, ils apprécient le travail de l’autre et se stimulent. Mais là, Gustav et Georg ont senti qu’il y avait concurrence. Heureusement, le calme et la diplomatie de Gustav ont arrangé les choses.
Le nouveau titre est en boîte.
Et il plaît à tout le monde. Ouf !

_ C’est bon ! J’en ai marre ! J’arrête !
Tom balance son médiator dans un coin de la scène et pose sa guitare sur son support.
Il file dans les coulisses.
Enervé.
Anxieux.
Excité.
_ Tom, qu’est-ce qui ne va pas ? demande Georg.
Et Georg comprend. Rien qu’à voir son regard.
Il sait que cette histoire vient de refaire surface.
Celle qui a failli détruire leur groupe.
Leur amitié.
Leur gémellité.
_ Ok. On arrête. Va prendre l’air. On se voit demain matin.
_ Merci …
Et Tom part.
Et Georg se dit que ce n’est pas le moment que tout foire à cause d’une … femme.
Après le concert si ça l’amuse mais pas avant !
Surtout pas …

_ Qu’est-ce qu’il a encore ! Il fait chi*r !
Et un micro qui vole dans la salle !
Ce n’est que le troisième depuis le début des répétitions la semaine dernière.
Mais pas la première fois que les jumeaux se font la tête, s’engu**lent sur scène, se cherchent des noises.
_ Bill ?
Gustav. Leur mère poule.
Celui qui veille sur eux mais sur qui personne ne veille.
Celui qui les guide quand ça ne va pas.
Celui qui écoute.
_ Excuse … Sûrement le stress. Il est hyper important ce concert. J’ai peur de le foirer.
_ Bill ?
Que veut-il qu’il lui dise d’autre ?
C’est vrai que c’est stressant : on les attend au tournant. Et cette fois-ci ce n’est pas qu’en Allemagne ou en France, c’est dans le monde entier !
Ce regard. Il attend autre chose comme réponse. Mais quoi ?
_ Bill …
Il a compris.
Il y a certes le concert d’un côté.
Mais de l’autre il y a … la femme.

Et ni Gustav avec Bill, ni Georg avec Tom, ne pourront les aider.
Ils vont devoir se débrouiller seuls.
Et ça ne sera pas facile …

Encore un journée de perdue !
Ça me gave.
Heureusement demain ce sera fini.

On va au restaurant ce soir.
Ça changera l’équipe de celui de l’hôtel.
Chinois.
Ça fait une plombe que je n’en ai pas mangé.
Il va falloir que je me prévois des petits moment de ce style-là pendant le tournage parce que sinon je vais péter un câble !

Tiens, je n’avais pas remarqué la télé allumée au-dessus du bar du restaurant.
Il passe un reportage sur un groupe local.
Les Killerpilze.
« Tu parles d’un nom, toi ! »
Je lâche l’écran des yeux un quart de seconde, le temps de prendre mon verre.
Et quand je le regarde à nouveau, un autre groupe est en train de passer.
Il me rappelle quelque chose …

_ Mu ? Ça va ?
_ Hum hum …
Ça fait deux fois aujourd’hui que je vomis sans raison.
Sûrement un truc qui ne passe pas.
Ou une gastro, histoire de fêter mon retour dans l’hémisphère nord : le choc des températures !
Faudra que je prenne rendez-vous chez mon médecin … quand je serai de retour à New York … dans 2 mois !
En attendant, un tour à la pharmacie et ça fera l’affaire.

Toute la tablée est en grande discussion.
Pas à propos de moi.
Parce qu’ils ne se taisent pas quand je reviens m’asseoir.
Seul, Mathew me regarde anxieux.
_ Mais si tu connais !
_ Ben … je te dis que non !
_ Attends ! Tu peux pas avoir oublié quand même !
_ Ben … si !
_ Rappelle-toi : un brun à la coupe Sonic et un autre avec des dreadlocks !
_ Euh .. non
Moi, je me rappelle.
_ Si, si ! Y avait même un blond à la batterie !
_ Ouais … peut-être …
_ Écoute, ils ont même été sur la BO de Gipsy !
_ Euh …
Je ne peux que me rappeler.
Et tout me revient.
Absolument tout.
_ Comment qu’il s’appelait déjà, ce groupe ?
_ Mathew, c’était quoi son nom ?
_ Euh .. j’me rappelle plus.
_ Attends, y avait un nom de bâtiment dedans !
_ Cimetière ?
_ T’es nul !
_ Piscine !
_ Mais non … arrête de dire des c*nneries !
_ Tokio Hotel.
C’est moi qui viens de parler et ça jette un froid.
Personne ne dit rien.
Ils hochent tous de la tête.
Ils se rappellent aussi.

Mais pas de la même façon que moi …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 17th November 2007, 10:32 pm

Il erre.
Il laisse ses pieds décider pour lui de son chemin.
Après tout, peu importe où il va.
Elle n’y sera pas.
Et ça lui fait mal.

Comment peut-il aimer la même femme que son frère.
Comment peut-il aimer tout court ?
Lui, Tom, le dragueur invétéré de filles, le collectionneur de demoiselles ?
Qu’est-ce qu’il lui prend tout à coup de laisser une femme lui prendre son cœur ?

Ça l’énerve !
Parce qu’il ne contrôle pas ce qu’il lui arrive.
Parce qu’il se dispute avec Bill trop souvent.
Parce qu’il ne sait pas comment réagir.
Parce qu’il voudrait n’avoir jamais connu ce sentiment.

Faux !
Il adore ressentir ce frisson dans son corps quand il pense à elle.
Cette accélération des battements de son cœur quand il repense à leurs nuits.
Cette chaleur qui inonde ses reins quand il se souvient de sa peau.
Il faut qu’il la voit encore une fois !

Mais comment la trouver ?
Comment lui faire comprendre ?
Comment se livrer à elle ?
Comment ne pas faire souffrir Bill ?
Comment ne pas souffrir, lui ?

Ses pas le ramènent à la salle.
Bill est dehors.
Il fait les cent pas.
Il faut qu’ils se parlent.
Maintenant ils ont du mal à ressentir les choses comme avant.
Il ne veut pas le perdre.
C’est sa moitié.
Pour la vie.
Plus important qu’une femme …

De retour dans ma chambre.
Faut que je fasse ma valise.
Demain soir, on doit être en Autriche.
Puis en Irlande dans 5 jours.

J’aime bien l’Irlande.
Ses prés verdoyants.
Ses moutons blancs et noirs.
Ses petites maisons avec bow-window.
Ses whisky.
Et surtout sa guinness.
« Tiens, j’m’en ferai bien une ! »

Je tends la mains vers le téléphone pour passer la commande.
_ Tiens, elle est encore là, c’t’enveloppe ?
Je suspends mon geste.
Pourquoi ne l’ai-je pas encore ouverte ?
Je l’attrape par un coin et la regarde.
Qui peut bien m’écrire ici ?
Je connais personne en Allemagne.
Et à part ma famille et mon équipe, personne ne sait que je suis là.
Alors, qui ?

_ Toc ! toc !
Qui ça peut bien être ?
_ Entrez !
Le groom.
Il me livre … des fleurs !
Je les prends, les pose sur la table et lui file un pourboire. Un petit.
Je ne suis pas radine mais pour des fleurs il ne va pas toucher plus !
Il y a une carte accrochée dessus.

Bizarre.
L’écriture ressemble à celle de l’enveloppe.
_ Mais qu’est-ce que c’est ce cirque ?!
Je lis la carte.

« Viens. S’il-te-plaît … »


Ça commence à m’agacer ces petits mystères!
Je me rue sur l’enveloppe, la déchire et en sort …
_ Une invitation ! Que …

Okay. J’ai compris.
Je ne suis pas la seule à ressasser de vieux souvenirs.
Alors on me lance un défi ?
Vais-je le relever ?
Ou pas …

_ Comment ça tu annules le casting de Vienne !?
_ Je fais ce que je veux !
_ Mais tous les gens qui s’y sont inscrits …
_ Eh ben ils rentreront chez eux comme ça !
_ Et si dedans il y avait …
_ Écoute, Mathew. Tu sais ce qu’on va faire ? TU vas au casting tout seul et TU fais passer les auditions et TU me gardes une vidéo de ceux qui se rapprochent le plus de ce que JE veux. JE les regarde et JE décide.
_ Mais …
_ Mais quoi encore ?! T’es pas content ?
_ Non … enfin, j’m’en fous mais …
_ Matheeew …
_ Ok, ok. J’irai. Et je te ramènerai les cassettes.
_ Bien. on se retrouve à Dublin dans 5 jours.
_ T’es sûre ?
_ Mat !

Non mais qu’est-ce qu’il leur arrive ?
Depuis quelques temps, ils se prennent la tête pour un rien, se crient dessus quasiment tous les jours, mettent une ambiance pourrie au sein du groupe … et de leur gémellité.

Il s’est encore fâché avec Tom et ça l’agace.
On dirait qu’ils ne sont plus sur la même longueur d’ondes et ça le gêne.
Il ne comprend pas.
Pourtant ils s’étaient expliqués à leur retour d’Australie.
Il s’étaient tout dit, tout avoué sans rien se cacher.
Est-ce que ce n’est pas assez ?

Il en a marre.
Marre d’être aussi sensible.
Marre de souffrir.
Marre de voir Tom souffrir.
Marre de ne plus savoir où il va.
Où ils vont tous les deux.

Ça va mal finir cette histoire.
Il faut qu’ils y mettent un terme rapidement.
Qu’ils oublient.
Qu’ils tournent la page.

Il sort prendre l’air.
Une cigarette.
Ça lui ferait du bien.
Mais il a arrêté.
Alors il tourne en rond.
Réfléchit.
Soupire.
Parle seul.
Se fâche.
Se creuse les méninges.
Et désespère.

Du coin de l’œil, il voit Georg et Gustav qui le regardent. Ils doivent en avoir marre d’eux !
Pourtant ils supportent leurs frasques. Les écoutent. Les conseillent.
Faut vraiment pas que le groupe se sépare.
Parce que ni lui, ni Tom ne retrouveront des potes comme eux.

_ Tiens : quand on parle du loup …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 19th November 2007, 2:53 pm

Je suis prête.
Pas besoin de faire des chichis, c’est juste une soirée.
Un peu spéciale certes.
Mais juste une soirée quand même.
Je me regarde une dernière fois.
Pas mal.

Un jean à patte d’éléphant noir et légèrement moulant.
Un haut rouge moulant avec de petites manches bouffantes.
Une ceinture noire à clous argentés.
Et des santiags noires avec un aigle rouge incrusté.
Achetées au Texas, s’il-vous-plaît !
Je rajoute un gilet rayé rouge et noir.
Et mon Stetson noir.
Je ressemble limite à une cowgirl ayant perdu son cheval !
Pffffff !

Le taxi me dépose un peu avant la salle.
Il y a du monde.
Et beaucoup de filles.
Rien n’a changé en 2 ans.
Depuis que je les ai découvert.
Ça s’est même amplifié avec le temps et les nouveaux continents qui les adoptent.
Ça tourne à la folie collective des fois.
Comme ce soir : une fille se fait évacuer par le SAMU local. Malaise cardiaque. Rien que ça …

Je me dirige vers un agent de sécurité.
Il me baragouine en allemand que je dois faire la queue comme tout le monde.
Je lui montre le billet.
Tout penaud, il s’excuse de sa maladresse et m’indique où aller.
Il ne parle pas fort pour que les filles alentour ne l’entendent pas. Mais moi, j’ai aussi du mal à l’entendre !
Pourvu que je ne me trompe pas de porte …

Je contourne le bâtiment et les immeubles voisins par une rue adjacente.
Et je refais le chemin inverse par derrière.
Je commence à me demander si je ne me suis pas perdue quand un agent de sécurité fait brusquement irruption devant moi.
_ Madame, puis-je voir votre billet ?
Mais comment a-t-il su que j’arrivais ?
Un crépitement se fait entendre à sa taille. Il saisit un talkie-walkie et annonce qu’il a «réceptionné le colis ».
Sympa la comparaison !
Il me fait entrer.

Une hôtesse m’annonce fièrement que je peux voir le groupe si je le désire. Pour une interview ou des photos.
Mais elle s’aperçoit que je suis venue les mains dans les poches et grimace.
_ Je suis invitée.
Elle n’a pas l’air contente de s’être faite avoir. Tant pis : elle en verra d’autres !
Je la suis jusqu’à la salle.

La scène est petite et surélevée.
Devant se trouve un parterre de sièges avec une barrière de protection avant la scène.
« Pour les hystériques ! »
Ensuite, au fond, un gradin de 3 rangées pour les journalistes et people. Séparé aussi par une barrière.
Je me choisis une place en bout de rangée.
Pour m’enfuir au plus vite une fois le concert terminé.

_ Murielle ? Madame Kalt ?
Oh oh, je viens de me faire gauler …

Les deux frères se retrouvent face à face devant la salle du concert.
Il se regardent comme deux idiots.
Et puis ils se jettent dans les bras l’un de l’autre.
Se donnent des claques amicales dans le dos.
S’embrassent sur les joues.
S’essuient leurs larmes mutuellement.
Se tiennent par les mains.

_ Ouf ! Ça devrait aller pour ce soir …
Les deux G les regardent. Comme d’habitude, les jumeaux ne peuvent pas se faire la tête trop longtemps.
Leurs retrouvailles sont toujours « amusantes ». On dirait des gamins dans une cour de récréation.
_ J’sais pas, répond Georg.
_ Arrête ! Tu vas nous porter la poisse ! rétorque Gustav.
_ J’ai entendu David parler d’un truc.
_ …
_ Il disait qu’il avait envoyé une invitation à « elle ».
_ Quoi !
_ Mais faudrait lui demander si c’est vrai. J’ai pas osé …
_ Et ben, si c’est vrai, faut pas qu’ils le sachent. Parce que sinon … le concert est foutu !
_ Tu m’étonnes. J’vais voir si elle est déjà là.

Georg s’engouffre dans le couloir qui mène à la salle. Il y a quelques journalistes. Pas de fans.
Et là, devant lui, en bout de rangée …
_ Murielle ? Madame Kalt ?
Elle le regarde étonnée.
_ Euh …
_ Je vous ai reconnue. Les jumeaux ont placardé plein de posters de vous et de votre film sur les murs du studio.
_ Oh …
Elle est gênée.
Il ne sait pas trop comment lui expliquer ce que Gustav et lui voudraient.
Elle le regarde dans les yeux.
Comme si elle savait ce qu’il voulait.
_ Ne vous inquiétez pas. Je n’ai pas dit que je venais. Et je ne veux pas qu’ils le sachent. J’ai croisé Saki qui m’a plus ou moins expliqué ce qu’il se passe entre eux.
_ Bien.
_ Comme tu dis. La situation est assez compliquée comme ça. Pas la peine d’en rajouter, non ?
Il est content. Le concert va pouvoir se passer comme prévu. Enfin il l’espère !
Finalement, elle est plutôt sympa la « femme » de leurs rêves.
Et jolie en plus.
_ Ne t’imagine rien de plus, Georg !
Elle affiche un sourire en coin. C’est si visible que ça que s’il en avait la possibilité, il se la ferait bien ?
_ Je pars juste après la dernière chanson.
Elle regarde sa montre.
_ Vous n’avez pas votre traditionnelle « demi-heure » avant un concert ?
_ Oh, m*rde !
Et il file dare-dare dans la loge. Ils vont piquer une crise …

Les lumières s’éteignent.
Pas de hurlements, pas de cris de filles.
Elles ont été briefées : la première qui crie est virée.

Des notes s’élèvent dans le noir.
De la basse.
Contrairement à leur habitude, c’est Georg qui commence.
Ça change. Et c’est bien.
Un spot l’éclaire par derrière.
On dirait une ombre chinoise.

Puis la grosse caisse de Gustav.
Lui est éclairé par dessous.
On croirait un ONVI qui débarque !
Ça aussi, c’est nouveau.
J’aime bien.
Une fille ne peut se retenir de crier.
Elle est avertie. Une fois.

Ensuite, la voix de Bill se fait entendre.
Douce.
Sensuelle.
Sexuelle.
Une lumière diffuse l’éclaire.
Comme un ange.
Il murmure presque.
Ça lui va bien.
Y en a qui se mordent les mains pour ne pas hurler. Les pauvres ! elles vont avoir les doigts en sang à la fin du concert !

Et enfin, la guitare de Tom.
Légère.
Caressante.
Même effet de lumière que Georg.
Ses doigts courent sur les cordes.
Et ça me rappelle des souvenirs …

Je n’écoute pas les paroles des chansons.
Je m’achèterai le CD pour ça.
Juste les mélodies et quelques mots.
J’ai fermé les yeux.
Pour mieux les entendre.
Pour ne plus les voir.
J’adore.

_ Nous voudrions, Bill et moi, dédier cette chanson à quelqu’un de spécial. Une femme … Merci.
Ça chuchote autour de moi.
_ Une femme ?
_ Mais de qui il parle ?
_ Tu sais qui c’est, toi ?
_ Tu crois qu’elle est dans la salle ?
J’ai l’impression qu’on me regarde.
Non.
J’ai expliqué aux journalistes que j’étais là incognito. Ils savent tous que le groupe a figuré sur la BO de mon premier film. Je veux juste voir si je pourrais avoir encore besoin d’eux pour le deuxième.

J’ai la chair de poule.
C’est Tom qui chante.
Tout le monde fait des « oh ! » et des « ah ! » de surprise.
Ses fans sont pendues à ses lèvres.
Il a dû prendre quelques cours de chant depuis l’Australie. Parce que le souvenir que j’ai de lui chantant sous la douche, n’est pas fameux !
Tour à tour, Bill et Tom chantent.
Sauf pour le refrain où ils sont ensemble.

J’écoute.
Tout.
Les mots.
Les notes.
Les voix.
J’ai les yeux fermés.
J’ai des larmes qui coulent.
J’ai le cœur qui chavire.

Cette chanson …
C’est la mienne.
Celle que Bill écrivait dans son carnet noir.
Et qu’il ne voulait pas que je lise.
Je le sais.
Elle me transperce le cœur.
Me fait me sentir mal.
Et bien à la fois.
Elle me rappelle tellement de choses.
De sentiments.
De bonheur.
De douleur …

Je rouvre les yeux.
Il n’y a plus un bruit dans la salle.
Plus de musique.
Bill et Tom se tiennent par la main.
Je sens qu’ils se sont livrés à tous.
Et ils ont besoin de se rassurer.

Je n’arrive pas à détacher mon regard d’eux.
Et eux, le leur du mien.
Je suis repérée.
Ça va changer la donne …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 19th November 2007, 2:53 pm

Eh !
Elle continue de marcher.
_ Murielle !
Elle continue encore.
Ça ne doit pas être elle.
Pourtant …
Il fait signe à Saki de la bloquer.
Il faut qu’il en ait le cœur net.

Il l’agrippe par le bras et la fait se retourner.
_ Pardon ! J’ai cru que vous étiez …
Il ne finit pas sa phrase.
Il laisse la fille sur place et se dirige vers leur loge.
Son « sixième sens » l’a averti.

_ Tu croyais pouvoir partir comme ça ?
Tom.
Il parle avec quelqu’un.
Il se rapproche d’eux.
Son cœur bat la chamade et s’arrête net quand il la voit.
Quand elle l’aperçoit, elle semble effrayée.
Comme si elle avait devant elle deux racailles prêtes à l’attaquer.
Elle ne devait pas avoir prévu ça.
Lui non plus.
Eux non plus.
Mais pendant qu’ils chantaient la chanson, ils ont senti quelque chose.
Quelqu’un.
Et quand ils se tenaient la main, ils l’ont vue.
Il se sont même broyés les phalanges en se serrant les doigts.
Ils n’y croyaient pas.
Ils n’y croient pas encore.

_ Je suis désolée … Je ne voulais pas vous ... gêner …
Ils la regardent, comme deux idiots.
Ils ne savent pas quoi lui dire.
Et pourtant, chacun de son côté, s’est imaginé les mots, les phrases qu’il lui dirait pour la retenir.
Et là, elle est en face d’eux et ils ne disent rien.

Elle les regarde, surprise.
Elle s’attendait plutôt à une bonne engu**lade mais pas à ce qu’ils ne disent rien.
Alors elle leur sourit. Timidement.
Eux aussi.
Et d’un coup ils se prennent dans les bras l’un de l’autre.
Ils l’embrassent chacun sur une joue.

Et puis ils se séparent.
Elle les regarde tour à tour.
_ Je dois y aller. Je suis désolée de ne pas rester plus longtemps. Bonne continuation.
Et elle les bouscule.
Et elle court vers la sortie.
Et une larme vole dans les airs.
Et comme deux andouilles ils ne font rien …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 20th November 2007, 12:52 pm

Je suis folle !
Complètement dingue !
Comment ai-je pu croire qu’ils ne me verraient pas ?
Comment ai-je pu croire que ce serait facile de les revoir ?
Comment ai-je pu croire qu’ils m’avaient oublié ?
Comment ai-je pu croire que je ne ressentais rien ?

Je fais ma valise.
Comme un robot.
Je plaque mes habits dedans sans faire attention.
Je me parle à moi-même, à voix haute.
Comme si ça pouvait changer quelque chose.
Comme si je pouvais effacer mes actions.
Comme si je pouvais oublier.

Mais je ne peux pas !
Je ne le pourrai jamais.
Ils sont inscrits dans ma chair.
Au propre.
Comme au figuré.
Inscrits dans mon cœur.
Comme mon fils.
Comme mon mari.
Comme ma vie.

Je m’assois au bout de mon lit.
Des fringues plein les bras.
Des doutes plein la tête.
Des larmes plein le cœur.
Des questions plein les neurones.

Que vais-je devenir ?
Que vont-ils devenir ?
Que vont devenir nos vies ?
Que vont devenir nos cœurs ?

Mathew avait raison : je n’aurais pas dû rester.
Pour une fois qu’il a raison …
Je me lève et laisse tomber mes vêtements par terre.
Je me mets devant le miroir de la chambre.
Qu’y vois-je ?

Une future trentenaire amoureuse de deux garçons de 10 ans ses cadets !
Une pauvre femme qui se tape des jeunes pour survivre !
Ou pour se donner l’illusion de vivre !
Une pauvre fille qui ne sait pas quoi faire de sa vie !
Une andouille de premier choix qui s’obstine à croire en des choses irréelles !
Une pauvre cloche, quoi !

_ Boire …
Il faut que j’oublie.
D’une manière ou d’une autre.
Et comme je n’ai pas envie de sortir …
Le mini-bar fera l’affaire.
_ Voyons … Par quoi commencer ?
Whisky ? Vodka ? Tequila ?
_ Et pourquoi pas un “cercueil”?
Ouais. L’idée est bonne.
Excellente même !
_ C’est parti mon kiki !
J’attrape un verre, ouvre les trois bouteilles et me fais un cocktail maison.
C’est la fête à la maison, ce soir !

La première gorgée n’est pas terrible.
Je rajoute un peu de jus d’orange.
C’est un peu mieux.
Faut que je me défoule.
Je mets une chaîne musicale sur la télévision.
Du rock.
Nirvana.
Smells like teen spirit.
Ça date un peu mais ça bouge toujours autant.
Alors je bouge.
Un vrai kangourou !

De temps en temps j’avale une gorgée.
Et quand mon verre est fini, je le remplis à nouveau.
Et je me passe de jus d’orange.
Et j’ai plus de whisky.
Mais plein de vodka !
L’autre boisson à la mode en Allemagne après la bière ?
Tant mieux.

Les titres s’enchaînent.
Et mon corps suit.
Mais plus ma tête.
Dans quel état vais-je finir ?
J’ouvre la porte-fenêtre de ma chambre, vais sur le balcon et hurle à la face d’Hambourg :
_ Je m’en bra*le !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et je rentre.
Morte de rire.
Comme une gamine contente de sa c*nnerie.
_ L’éclate totaaaale !

Argh ! Ils viennent de me tirer en plein cœur !
Ils ont déjà fait le clip de MA chanson.
Et ils me la balancent en pleine face.
Je m’écroule face à la télé.
Et je pleure.
Toutes les larmes de mon cœur.
Toutes les larmes de mon corps.
Toutes les larmes de mon âme.

Et je m’endors à même la moquette.

Boum ! Boum ! Boum !
Elle a mal.
_ Bobo tête !
Avec difficulté elle se lève et se dirige vers la porte.
_ Ouais, Ouais !

Boum ! Boum ! Boum !


Il fait encore nuit dehors.
Elle a froid.
L’idiote ! Elle a oublié de refermer la porte-fenêtre
.

Boum ! Boum ! Boum !


Elle évite les bouteilles sur la moquette.

Boum ! Boum ! Boum !


Elle prend appui contre les murs pour arriver à la porte.
Elle tangue un peu.
Mais elle y arrive.


Boum ! Boum ! Boum !


Elle pose la main sur la porte pour ne pas tomber dessus et commence à tourner le verrou.
Ça tremble sous ses doigts.


Vlan !
La porte vient de s’ouvrir en grand, d’un coup sec.
Quelqu’un passe.


Bang !
Sa tête vient de rebondir contre le mur derrière la porte.
Elle est sonnée.
Ça tourne.
Trop.

Elle se précipite aux toilettes et vomit.
Elle se redresse.
Elle se passe de l’eau sur le visage.
Et elle se regarde dans le miroir au dessus du lavabo.
_ Sale tête, ma vieille !

_ Quand t’auras fini de t’admirer, on pourra p’tête parler !
Cette voix !
Elle lui vrille les tympans, fait exploser des milliers d’aiguilles dans son crâne, l’emmène en enfer.
Il faut qu’elle aille voir qui ose lui parler de cette façon.
Bourrée ou pas, il faut la respecter.
Et lui parler correct.

Elle avale deux comprimés et se dirige vers la porte.
« Ça va saigner ! »
Et elle regarde dans sa chambre.
C’est qui, ce mec, debout devant elle ?
Elle ne voit même pas sa tête !

Alors elle lève les yeux.
Même si c’est une torture.
Même si elle a l’impression de s’être transformée en bûche de bois.
Même si ça lui semble une éternité pour voir la tête de l’idiot qui va se prendre une raclée.

_ Euh …


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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 20th November 2007, 12:53 pm

Il ne sait pas comment faire.
Alors il tape à la porte.
Il y a quelqu’un. Il en est sûr : vu le niveau de la musique qui passe à travers la porte …
Elle est venue les narguer et maintenant elle fait la fête dans sa piaule ?!
Ça ne se passera pas comme ça !

Alors il tape un peu plus fort.
Puis tambourine carrément.
Et finit par donner des coups de pieds dans la porte.
_ Elle va les bouger, ses fesses, oui ?!
Il entend le verrou qui tourne.
Et pousse de toutes ses forces : il en a marre d’attendre !

Elle a fait quoi dans cette chambre ?
Ils étaient combien ?
Le sol est jonchée de bouteilles.
Whisky. Tequila. Vodka. Beaucoup de Vodka.
Il l’entend qui vomit dans la salle de bains.
« Bien fait ! »
Il en a un coup dans le nez aussi mais sûrement moins qu’elle !
Il se devait d’être un minimum sobre pour lui dire tout ce qu’il a sur le cœur.
Elle est debout devant le lavabo et se regarde dans la glace.
_ Quand t’auras fini de t’admirer, on pourra p’tête parler !
Elle se déplace comme un robot qui a perdu le contrôle.
Mais il n’a pas envie de l’aider.
Pas ce soir.
_ Euh …

Ses yeux.
Ils lui transpercent le cœur.
L’âme.
Il manque de perdre ses moyens mais se ressaisit.

_ Alors ? T’es contente de toi ?
Elle le dévisage.
La connexion est longue …
_ Tu as foutu la merde entre nous et tu te repointes comme ça ? Comme si de rien n’était ?
Il s’écarte d’elle.
Il a peur de lui faire mal s’il reste à côté.
_ Tu croyais quoi ? Qu’on t’avait oublié ? Qu’on avait repris notre petite vie pépère en oubliant tout ?
Elle le suit du regard.
La connexion est faite.
Elle semble vexée.
Tant mieux … Il n’en a pas fini avec elle !
_ T’as pensé à nous ? À ce qu’on a ressenti pour toi ? À ce qu’on ressent encore ? Non ! Tu nous as laissé partir et tu nous as lancé en pleine figure que tu nous aimais. Tous les deux !!
Elle ne dit rien, ne bouge pas.

Ça l’énerve.
Il se met devant elle, les mains sur les hanches.
_ Et c’est tout l’effet que ça te fait ?
Il l’agrippe par les épaules et la secoue.
Il faut qu’elle réagisse !
_ Mais … dis quelque chose, bord*l !!
Et il la secoue encore.
Plus fort.
Et il ressert ses mains sur ses épaules.
Il veut qu’elle ait mal.
Très mal.
Ses lèvres bougent.
Qu’est-ce qu’elle dit ?
_ Il m’agace.
Il m’énerve à me gu**ler dessus comme ça.
J’ai déjà assez de mal à gérer ma gu**le de bois et lui, il en rajoute une couche en criant comme un putois !
Il faut qu’il se taise.
Et vite.
Très vite !

Il ne me laisse pas le temps de lui répondre.
Il va falloir qu’il la ferme à un moment ou un autre.
Ou je vais me fâcher.
Même si mon état laisse à désirer.

_ Tu croyais quoi ? Qu’on t’avait oublié ? Qu’on avait repris notre petite vie pépère en oubliant tout ?
« Tais-toi ! »
Il s’agite dans toute la pièce.
Je vais finir par avoir le tournis.
Il faut qu’il arrête d’aller et venir comme ça ou je vais vomir encore une fois.

_ T’as pensé à nous ? À ce qu’on a ressenti pour toi ? À ce qu’on ressent encore ? Non ! Tu nous as laissé partir et tu nous as lancé en pleine figure que tu nous aimais. Tous les deux !!
« Peace and love, mon gars ! »
« Calme tes hormones! »

Je ne vais pas tarder à péter les plombs s’il continue.
Je sens la colère monter en moi.
Ses mots me font mal.
Parce que je les connais déjà.
Parce que je les attendais.
Parce que je me les suis déjà dits.
Alors il peut arrêter.
Je connais les réponses.

Ah ! Il me fait mal en plus.
Il doit stopper de suite ou ça va mal finir.
Le dernier qui m’a secoué comme ça a fini à l’hosto : nez et bras cassés. Coup de boule et clé d’aïkido.
_ Mais … dis quelque chose, bord*l !!
Il faut qu’il arrête.
Tout de suite !
J’ai l’impression de devenir Hulk.
Quand la colère l’emporte et qu’elle le fait se transformer.
Je dois l’avertir avant qu’il ne soit trop tard.
_ Lâ … lâ … lâ … che … moi …
J’ai du mal à parler tellement il me secoue.
Il ralentit les secousses mais ne les stoppe pas.
_ Lâ … che … moi !
Il ne s’arrête pas.
_ LACHE-MOI !!!

Je l’avais prévenu.
Il n’a pas voulu écouter.
Tant pis pour lui.
Il se tord de douleur sur la moquette.
Mon genou a tapé près de ses parties mais pas dessus.
Je sais que ça peut faire très mal.
Et même tuer.
Alors le bas du ventre suffit.
On ressent la même douleur mais avec moins de conséquences fâcheuses.
Il va falloir que je lui explique la vie maintenant.
À mon tour de parler …

_ Tu t’imagines, quoi ? Que tu peux rentrer dans ma chambre comme ça et me balancer tes quatre vérités en pleine tronche sans que je te réponde ?! T’as vu la vierge ou quoi ?!!
Il s’est assis.
Il a compris que je n’ai pas tapé dedans mais à côté.
Ça lui fait mal mais ça ne va pas durer.
_ Tu crois que vous êtes les seuls à être dans cet état-là ? T’as pensé à moi ? Tu t’es mis à ma place un peu ? J’ai perdu tout ce qui me rattachait à la vie. J’ai dû me reconstruire. J’ai dû me prendre la vie en pleine face pour revenir là où je suis ! Et tu crois que je n’ai pas eu … mal ?
Je suis debout devant lui.
Je le toise.
Et il ne me regarde pas.
Ça m’insupporte.
_ Écoute : je suis une femme qui aime deux hommes … parce que vous n’êtes plus des gamins, hein ? … et qui les aime autant l’un que l’autre. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si vous êtes des jumeaux, vous êtes différents. Et peut-être plus que tu ne peux le croire !
Je m’accroupis.
D’un doigt je lui relève la tête.
_ Et je dois faire avec. Je t’aime. Et j’aime Tom aussi. S’il y a une personne qui est mal ici, ce n’est pas toi : c’est moi.
Il me fixe dans les yeux.
_ Je dois faire un choix et c’est impossible. Parce que chacun de vous est une personne à part et en même temps vous ne faîtes qu’un.
Je me relève et vais vers la porte-fenêtre.
Je lui tourne le dos.
Je n’ai pas envie qu’il voit mes larmes.
Ma voix ne trahit pas mon état.
Seulement mes larmes …
_ Tu crois que j’aurais agi comme ça avec vous si je ne ressentais rien ? Tu crois que j’ai fait juste pour … passer le temps ? m’envoyer en l’air avec des jeunes ? Tu me prends pour quoi ? Une p*te …
Ça me fait mal de lui dire ça. Mais je dois le dire.
Je ne pensais pas tomber amoureuse de lui. Et encore moins de son frère.
Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Comme disait l’autre philosophe ou écrivain.
Je me retourne.
Il n’a pas bougé.
_ Je … suis vraiment désolée de vous faire souffrir. Parce que ce n’était pas … ce n’est pas mon but. Je vous aime. Et je n’y peux rien.
Des larmes inondent mes joues … et les siennes.
_ Et toi non plus. Tu n’y peux rien. Vous n’y pouvez rien …

Comment lui faire comprendre ?
Ce n’est facile ni pour eux ni pour moi.
Nous sommes tous dans une impasse.
Et je ne vois pas comment m’en sortir.
Comment nous en sortir …
Lâ … lâ … lâ … che … moi …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 22nd November 2007, 1:34 pm

Il m’agace.
Il m’énerve à me gu**ler dessus comme ça.
J’ai déjà assez de mal à gérer ma gu**le de bois et lui, il en rajoute une couche en criant comme un putois !
Il faut qu’il se taise.
Et vite.
Très vite !

Il ne me laisse pas le temps de lui répondre.
Il va falloir qu’il la ferme à un moment ou un autre.
Ou je vais me fâcher.
Même si mon état laisse à désirer.

_ Tu croyais quoi ? Qu’on t’avait oublié ? Qu’on avait repris notre petite vie pépère en oubliant tout ?
« Tais-toi ! »
Il s’agite dans toute la pièce.
Je vais finir par avoir le tournis.
Il faut qu’il arrête d’aller et venir comme ça ou je vais vomir encore une fois.

_ T’as pensé à nous ? À ce qu’on a ressenti pour toi ? À ce qu’on ressent encore ? Non ! Tu nous as laissé partir et tu nous as lancé en pleine figure que tu nous aimais. Tous les deux !!
« Peace and love, mon gars ! »
« Calme tes hormones! »

Je ne vais pas tarder à péter les plombs s’il continue.
Je sens la colère monter en moi.
Ses mots me font mal.
Parce que je les connais déjà.
Parce que je les attendais.
Parce que je me les suis déjà dits.
Alors il peut arrêter.
Je connais les réponses.

Ah ! Il me fait mal en plus.
Il doit stopper de suite ou ça va mal finir.
Le dernier qui m’a secoué comme ça a fini à l’hosto : nez et bras cassés. Coup de boule et clé d’aïkido.
_ Mais … dis quelque chose, bord*l !!
Il faut qu’il arrête.
Tout de suite !
J’ai l’impression de devenir Hulk.
Quand la colère l’emporte et qu’elle le fait se transformer.
Je dois l’avertir avant qu’il ne soit trop tard.
_ Lâ … lâ … lâ … che … moi …
J’ai du mal à parler tellement il me secoue.
Il ralentit les secousses mais ne les stoppe pas.
_ Lâ … che … moi !
Il ne s’arrête pas.
_ LACHE-MOI !!!

Je l’avais prévenu.
Il n’a pas voulu écouter.
Tant pis pour lui.
Il se tord de douleur sur la moquette.
Mon genou a tapé près de ses parties mais pas dessus.
Je sais que ça peut faire très mal.
Et même tuer.
Alors le bas du ventre suffit.
On ressent la même douleur mais avec moins de conséquences fâcheuses.
Il va falloir que je lui explique la vie maintenant.
À mon tour de parler …

_ Tu t’imagines, quoi ? Que tu peux rentrer dans ma chambre comme ça et me balancer tes quatre vérités en pleine tronche sans que je te réponde ?! T’as vu la vierge ou quoi ?!!
Il s’est assis.
Il a compris que je n’ai pas tapé dedans mais à côté.
Ça lui fait mal mais ça ne va pas durer.
_ Tu crois que vous êtes les seuls à être dans cet état-là ? T’as pensé à moi ? Tu t’es mis à ma place un peu ? J’ai perdu tout ce qui me rattachait à la vie. J’ai dû me reconstruire. J’ai dû me prendre la vie en pleine face pour revenir là où je suis ! Et tu crois que je n’ai pas eu … mal ?
Je suis debout devant lui.
Je le toise.
Et il ne me regarde pas.
Ça m’insupporte.
_ Écoute : je suis une femme qui aime deux hommes … parce que vous n’êtes plus des gamins, hein ? … et qui les aime autant l’un que l’autre. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si vous êtes des jumeaux, vous êtes différents. Et peut-être plus que tu ne peux le croire !
Je m’accroupis.
D’un doigt je lui relève la tête.
_ Et je dois faire avec. Je t’aime. Et j’aime Tom aussi. S’il y a une personne qui est mal ici, ce n’est pas toi : c’est moi.
Il me fixe dans les yeux.
_ Je dois faire un choix et c’est impossible. Parce que chacun de vous est une personne à part et en même temps vous ne faîtes qu’un.
Je me relève et vais vers la porte-fenêtre.
Je lui tourne le dos.
Je n’ai pas envie qu’il voit mes larmes.
Ma voix ne trahit pas mon état.
Seulement mes larmes …
_ Tu crois que j’aurais agi comme ça avec vous si je ne ressentais rien ? Tu crois que j’ai fait juste pour … passer le temps ? m’envoyer en l’air avec des jeunes ? Tu me prends pour quoi ? Une p*te …
Ça me fait mal de lui dire ça. Mais je dois le dire.
Je ne pensais pas tomber amoureuse de lui. Et encore moins de son frère.
Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Comme disait l’autre philosophe ou écrivain.
Je me retourne.
Il n’a pas bougé.
_ Je … suis vraiment désolée de vous faire souffrir. Parce que ce n’était pas … ce n’est pas mon but. Je vous aime. Et je n’y peux rien.
Des larmes inondent mes joues … et les siennes.
_ Et toi non plus. Tu n’y peux rien. Vous n’y pouvez rien …

Comment lui faire comprendre ?
Ce n’est facile ni pour eux ni pour moi.
Nous sommes tous dans une impasse.
Et je ne vois pas comment m’en sortir.
Comment nous en sortir …

Il a mal.
La vache ! Elle ne l’a pas loupé.
Pendant un moment il a cru qu’elle l’avait castré. Mais elle a tapé à côté. Et ça fait aussi mal …

Il l’écoute.
Il imagine sa douleur de les avoir perdus.
En fait, il la connaît déjà : elle s’est confiée à lui.
Il a du mal à réaliser qu’il lui a fait mal en se conduisant ainsi.
Mais elle aussi.
Elle lui a fait mal …

_ Écoute : je suis une femme qui aime deux hommes … parce que vous n’êtes plus des gamins, hein ? … et qui les aime autant l’un que l’autre. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si vous êtes des jumeaux, vous êtes différents. Et peut-être plus que tu ne peux le croire !
Et il ne comprend pas.
Comment peut-on aimer deux personnes à la fois ?
Et aussi fort qu’elle le dit ?
Finalement, elle a raison.
Ils sont différents et pareils à la fois.
Ils se sont toujours démarqués l’un de l’autre.

_ Je … suis vraiment désolée de vous faire souffrir. Parce que ce n’était pas … ce n’est pas mon but. Je vous aime. Et je n’y peux rien.
Il l’a fait encore pleurer.
Comme la dernière fois où il se sont vus.
Il était en colère.
Mais il a vu la larme sur sa joue.

Que peut-il faire ?
Que doit-il faire ?
Que va-t-il faire ?

Il se relève et se frotte l’aine.
Il regarde par terre pour ne pas affronter sa douleur.
Ni lui montrer la sienne.
Il l’aime.
De tous les pores de sa peau.
De toute son âme.
Il le sait.

Il tend les bras vers elle.
Et elle s’y blottit.
Comme elle le faisait tout le temps pendant leur escapade.
Il ne peut partir comme ça.
Il faut qu’il garde un souvenir d’elle …

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