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Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 22nd November 2007, 1:35 pm

Ses bras.
Son torse.
Son odeur.
Sa chaleur.
Son corps.
Lui.

Comme il y a 2 mois.
Quand on regardait tous les soirs le coucher de soleil au dessus des flots.
Blottis l’un contre l’autre.
Jusqu’au dernier rayon.
Et qu’on retrouvait dans le même lit.
On restait enlacés.
Jusqu’à ce que l’un de nous deux se décident à passer à l’action.
Et c’était souvent lui …

Je relève la tête et me plonge dans ses grands yeux noisettes.
Pas de maquillage ce soir.
Juste des traces laissées par les larmes.
Mes mains se glissent sous son T-shirt.
Ce soir, je mène la danse.
Enfin je crois …

Il m’embrasse dans le cou.
Comme il sait si bien le faire.
De tous petits baisers.
Légers comme une plume.
Mais qui me font frissonner.
Il va d’un côté à l’autre.
En prenant tout son temps.
Je crois que je vais me laisser faire …


DURCH 8


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Spoiler:

_ Bill …
_ Tais-toi !
Il continue.
Il ne veut pas arrêter.
Je le supplie.
Je pleure.
Mais il continue.

Veut-il me faire comprendre quelque chose ?
Est-ce la sensation que l’on a quand on se fait violer ?
J’ai l’impression d’être une « chose ».
Une poupée gonflable sur laquelle il s’acharne.
Je me sens sale.
Salie.
Il s’arrête.
Il n’a même pas joui.
Il tombe à genoux.
Je n’ose pas me retourner.
J’ai peur de ce qui peut arriver …

Mais qu’est-ce qu’il lui prend ?
Il ne se reconnaît pas.
Depuis quand se conduit-il en brute ?

Alors il arrête.
Et il tombe à genoux.
Et il pleure.
Parce qu’il l’aime.
Parce qu’il lui a fait du mal.
Parce qu’il se fait aussi du mal.
Parce qu’il ne comprend rien à tout ce qui lui arrive.

Elle ne voudra plus de lui.
Il l’a souillée.
Salie.
Trahie.
Meurtrie.
Abîmée.
Déshonorée …

_ Bill ?
Comment peut-elle lui parler encore ?
Elle le contourne.
Normal qu’elle ne veuille plus le toucher.
Il ferme les yeux.
Et se réfugie dans son monde.
Celui que personne ne connaît.
Même pas Tom …

Pendant ce temps, elle attrape la couette de son lit et s’enroule dedans.
Elle reste debout à le regarder.
Que faire ?
Que dire ?
Doit-elle lui pardonner ?
Doit-elle le haïr ?

Elle s’approche.
Il semble être ailleurs.
Elle s’agenouille à sa droite.
Il pleure.
Et son cœur lui dicte alors ce qu’elle doit faire.

Elle s’assoit.
Elle passe sa jambe gauche derrière son dos (à Bill) et la droite sur ses cuisses (à Bill).
Elle se colle à lui.
Elle les recouvre tous les deux avec la couette.

Il cligne des yeux et la regarde.
Fronce les sourcils.
_ Que … ?
_ Chut !
Et elle le serre contre elle.
Lui fait poser sa tête contre son épaule gauche.
Et le berce.
Comme il l’avait fait pour elle.

Puis ils se lèvent ensemble.
Et se couchent sur le lit.
Ils dormiront un peu comme ça.
Enlacés.
Sans rien faire de plus.
Que de profiter de leur présence respective.
Que de se réconforter l’un l’autre.
Que de se donner la force de continuer.

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 24th November 2007, 1:24 am

J’ai encore mal.
Un peu.
Faut dire qu’il n’y a pas été doucement la première fois.
Mais j’ai pardonné.
Parce que je l’aime.

Et je lui pardonne encore ce matin.
Quand je me réveille seule.
Dans mon lit.

Un mot est posé sur l’oreiller inoccupé.
Je n’ose pas le lire.
Je sais ce qu’il doit dire.
Mais j’ai peur des mots.



« Murielle,
Je suis désolé de ma conduite.
Je voudrais tellement savoir comment m’excuser.
Je crois qu’il vaut mieux que je parte.
Tout est dit dans la chanson.
Je t’aime.
Ne m’oublie pas.
S’il te plaît ...
Bill. »


Tout me revient.
Les mots.
Les gestes.
Les caresses.
Les rires.
Les larmes …

Nous avons fait l’amour après « l’accident ».
En prenant notre temps.
Tout notre temps.
En s’écoutant.
En se parlant.
Avec nos corps.
Ç’était la plus belle façon pour nous de se dire, de se montrer que l’on s’aimait.

Je ne pleure pas.
Parce que je sais que ça doit finir ainsi.
Même si ça fait mal.
Même si la cicatrice ne se fermera jamais.
Même si le monde me les rappellera à moi.
Même si mon corps garde sa trace à jamais.
Sur mon dos.
Il arrive comme une furie.
Il doit la revoir encore une fois.

Le majordome ne veut pas le laisser passer.
Il a même appelé un garde de sécurité.
Alors, avec toute la patience dont il est capable à cet instant, il ré-explique sa demande :
_ Écoutez. Vous savez qui je suis. Vous savez que je suis pas un paparazzi ni un fan. Alors laissez-moi passer et aller à sa chambre. C’est une urgence, je vous dis.
Il soupire de désespoir.
Et fait une mine de chien battu.
Il faut qu’on le laisse monter jusqu’à sa chambre.
Après, si elle ne veut pas lui parler … il partira.
_ Il faut nous comprendre, monsieur Kaulitz. Nos clients payent pour avoir de la tranquillité et nous n’avons reçu aucune consigne vous concernant de la part de madame Kalt. Alors même si vous me garantissez votre bonne foi, je me dois de respecter nos règles. Peu importe à qui elles s’appliquent …
_ Combien ?
_ Pardon ?
Comme s’il n’avait pas compris sa question.
Il ne lui reste plus que cette solution. Même si elle ne lui plaît guère …
_ Je suis désolé, monsieur Kaulitz, mais la maison n’accepte pas ce genre de ….

Il va péter les plombs !
Ça le gave de ne pas pouvoir aller la voir.
Il regarde le majordome.
Un serveur lui donne un papier.
Il le déplie.
Et grimace.
Il regarde vers le restaurant à sa gauche et penche la tête comme s’il y cherchait quelqu’un.
Puis il acquiesce.
_ Très bien. Vous pouvez y aller …
Il ne comprend pas pourquoi ce revirement de situation.
Mais il ne cherche pas non plus à avoir plus d’explication.
Il file vers les ascenseurs.
Qui n’arrivent pas !
Alors il prend les escaliers.
Quatre étages à monter, c’est pas la mer à boire.

Il arrive devant sa porte, complètement essoufflé.
Il se retient de frapper.
_ Faut être présentable …
Il se recoiffe, se rhabille et respire un grand coup avant de frapper à la porte.
Et il attend.

Personne ?
Elle ne veut pas lui ouvrir ou quoi ?
Il refrappe.
Encore.
_ Ouvre !
Et encore.
Et encore.

Il fait les cent pas devant la porte.
Et crie en tapant dessus :
_ Ouvre-moi ! Je sais que tu es là !
Toujours aucun mouvement.
Que doit-il faire ?

Il tambourine et appelle :
_ Murielle ? Ouvre … s’il te plaît …

Il n’en peut plus de quémander pour qu’elle lui ouvre.
Il tombe à genoux.
Il a tellement de choses à lui dire.
Il pose sa tête contre la porte.
Il ne va quand même pas le faire ici ?
Il est déjà dans une position délicate.
Et pourquoi pas ?

Il s’adosse à la porte.
Il faut que les mots sortent.
Qu’elle les entende.
Une fois.
Une dernière fois …
Je monte le son de mon I-pod.
Même dans un palace il n’y a pas moyen de prendre un petit-déjeuner tranquille, au calme.
Pourtant vu le prix de la chambre …

Après avoir lu le mot de Bill, je me suis aperçue que je crevais de faim.
Alors j’ai pris une douche.
Je me suis habillée.
Et j’ai filé au restaurant.
J’ai commandé un repas d’ogre.
Et j’en suis à mon dixième pancake quand le bruit commence.

On dirait qu’un client n’est pas satisfait.
Et ça braille en allemand.
Ça fait mal aux oreilles.
C’est vrai que déjà c’est pas joli à entendre mais en plus quand ça crie !

Je fais signe à un serveur de se rapprocher.
Il m’explique qu’une personnalité souhaite monter voir une autre personnalité dans sa chambre.
D’accord.
Mais que ce n’est pas la politique de la maison de laisser monter des personnalités sans en avoir été avertie.
Pire qu’une visite en prison !
Peut-il se renseigner sur qui veut voir qui ?
En toute discrétion bien sûr.
Et bien rémunéré en plus.

Il revient quelques instants plus tard.
Il semblerait qu’un certain monsieur Kaulitz souhaiterait voir une certaine madame Kalt.
Ah !
Faut peut-être que je m’en mêle alors.
Il me donne un papier et un crayon.
Je gribouille dessus :


« Das ist gut. Lassen Sie ihn heben. Kalt.“
(« C’est bon. Laissez-le monter. Kalt »)


J’abandonne mon repas.
Je vais aux ascenseurs et tape le numéro de mon étage : le quatre.
Lequel vient me voir ?
Bill ?
Tom ?
Et qu’est-ce que je vais faire une fois en face ?
Comment réagir … encore ?
Que dire ?
Je crois que je me suis une fois de plus mise dans une sacrée galère …

_ Ouvre !
C’est quoi ce raffut ?
On se croirait dans un concert de percus !
J’avance prudemment dans le couloir.

_ Ouvre-moi ! Je sais que tu es là !
C’est marrant mais cette voix me dit quelque chose …
J’ai peur de passer l’angle et de me retrouver face au fou furieux qui tape sur ma porte.

_ Murielle ? Ouvre … s’il te plaît …
Je jette un œil.
Il s’est adossé contre ma porte.
Je ne peux pas le laisser comme ça.
Je me décide à avancer.

_ D’accord … alors je vais te parler ici, dans ce couloir.
Je recule.
Il ne m’a pas vu.
Je ne devrais pas le laisser là.
Mais d’un autre côté, s’il veut me parler, je suis là aussi.
Je l’écoute.
Je me laisse glisser le long du mur.
Je suis prête.

_ Parle-moi …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 25th November 2007, 12:41 am

Il ose.
Après tout, pourquoi pas ?
Dans ce couloir.
Sur cette moquette.
Contre cette porte.

De toute façon il ne peut plus garder ces mots pour lui.
Il faut qu’il les dise.
Et même si elle n’écoute pas, lui, les aura au moins dits.
Et il se sentira (peut-être) mieux.

_ Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Je ne comprends pas.
Il secoue la tête.
_ Bill a essayé de me faire comprendre. Mais je ne voulais pas.
Il sourit en pensant à son cher petit frère.
_ Il me connaît pourtant. Il sait que ça ne compte pas pour moi.
Il fronce les sourcils, comme s’il doutait de ce qu’il vient de dire.
_ Mais quand je t’ai vu … hier au concert …
Ses yeux fixent le vide. Il se rappelle.
_ Ça m’a fait mal. Parce que je croyais …
Il cherche ses mots.
_ J’ai compris que je t’avais fait mal en Australie. Après Hong Kong …
Il grimace.
_ Je ne voulais pas. Mais je ne pensais pas non plus que tu …
Il fait non de la tête.
_ Que je comptais pour toi.
Il soupire.
_ Écoute … je vais pas parler toute la nuit à cette fichue porte !
Il se met debout et regarde la porte avec fureur.
_ Alors je vais te le dire simplement comme ça on n’en parlera plus !!
Il sent que ça va être dur.
Il respire un grand coup.
Il pose ses mains sur les montants de la porte.
Comme s’il allait tomber.
Comme s’il avait besoin de garder des forces pour ce qu’il va dire.

_ Je … je t’aime …
C’est dit dans un souffle.
Mais c’est audible.
Il sent un grand poids le quitter.
Il sait que maintenant la vie, sa vie ne sera plus pareille.
Il ne verra plus les choses de la même manière.
Il n’en profitera plus pareil.

Il ferme les yeux.
Si seulement elle voulait bien lui ouvrir …

_ Tom …
Je ne peux pas y croire.
_ J’ai compris que je t’avais fait mal en Australie. Après Hong Kong …
Il reconnaît ses torts, ses erreurs.
Et dire que j’ai eu mal à cause de lui.
Dire que j’ai essayé de l’oublier dans les bras de son frère.
Pour finalement en tomber aussi amoureuse.

_ Que je comptais pour toi.
Il ose enfin avouer ses sentiments.
Ben si, mon coco ! Et plus que tu ne peux le croire.
Plus que je ne peux le croire aussi d’ailleurs.

Quand je l’ai vu, là, devant ma porte …
Je croyais que c’était Bill qui revenait.
Bill qui allait me demander encore une fois de rester avec lui.
Bill qui me noyait d’amour dans ses grands yeux …

Et finalement, c’est toi !
Toi qui m’a tenté en premier.
Toi qui m’a brisé le cœur.
Toi à qui j’ai offert le mien.
Toi à qui je me suis donnée.
Toi que je hais.
Toi que j’aime aussi …

_ Alors je vais te le dire simplement comme ça on n’en parlera plus !!
Je sens à sa voix qu’il commence à s’énerver.
C’est marrant mais des deux je pensais que c’était lui le plus calme.
Erreur ! Ça ne marche plus quand il aime …
Il est trop impatient dans ce domaine.
Et c’est pour ça qu’il papillonne.
Que va-t-il me dire ?

Je me relève et me dirige vers lui.
Je ne sais pas si je dois manifester ma présence ou me faire discrète.
Et le temps de choisir …
_ Je … je t’aime …
Je m’arrête net. Comme solidifiée sur place.
Alors le grand Tom est finalement capable de ressentir autre chose que de la simple attirance sexuelle pour une femme ?
Il veut enfin connaître les tourments de l’amour.
Ses joies.
Ses peines.
Ses douceurs.
Ses confidences.
Ses douleurs.
Ses jalousies.

« Arrête un peu de te moquer de lui ! Tu ne vois pas qu’il souffre ? Qu’il ne sait pas comment faire face à ce sentiment ? »
Fichue conscience !
Je l’aime aussi.
Alors pourquoi ne pas s’aimer ?
Tous les deux.
Ensemble.

_ Tom …
Il ne l’a pas entendue arriver.
Elle l’a surpris.
Il croyait qu’elle était dans sa chambre.
Il se croyait seul.
Dans ce couloir.
Et elle est là, derrière lui, sa main sur son épaule droite.

Il a les boules !
Il sent qu’elle l’a espionné et ça ne lui plaît pas.
Pas du tout.
Il ne voulait être pris en traître.
Il ne voulait pas qu’elle ait une mauvaise opinion de lui.
Qu’elle parte sans savoir ce qu’elle lui avait fait.
Et voilà qu’il se retrouve piégé.
« Est-ce que c’est ce qu’elle a ressenti aussi ? »

Il voit sa main passer à côté de lui pour ouvrir la porte.
Elle la pousse un peu pour qu’il puisse entrer.
Mais il hésite.
Alors elle appuie sur son dos pour lui faire comprendre.
Il résiste.
Que doit-il faire ?
Elle lui prend la main et lui passe devant en le frôlant.
Il la regarde.
Intrigué. Interrogateur.
Elle lui sourit.
Elle tire sur son bras.

Et il fait un pas en avant.
Puis deux.
Il sent la porte se fermer dans son dos.
Il ferme les yeux.
A-t-il raison ?
Doit-il aller au bout de ses pensées ?
De ses envies ?

Il l’entend se déplacer.
Elle remue des choses.
Des bruits de tissus.
S’en va-t-elle ?

_ Oh !
Elle est nue devant lui.
Elle rougit comme une gamine.
Elle esquisse un sourire.
_ Redis-moi tes derniers mots …

Elle s’avance.
Elle n’est plus qu’à quelques millimètres de lui.
Il sent la chaleur de son corps à travers ses vêtements.
Il sent son souffle lui caresser le bas du visage.
Il devine les battements de son cœur au rythme de sa respiration.
_ S’il te plaît … redis-les.

Il a la gorge sèche.
Il a les mains moites.
Il sent son sexe gonfler dans son boxer.
Il faut qu’il lutte.
Il n’est pas venu pour ça.

Qu’est-ce qu’elle fait ?
Elle lui prend la main et pose ses doigts (à lui) sur sa bouche (à elle).
Elle caresse ses lèvres avec.
Et …
_ Glurps !
Il manque de s’étrangler en avalant sa salive.
Elle est en train de lécher ses doigts, un par un.
D’une façon tellement provocante.
Il se laisserait bien tenter.
Une dernière fois …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 25th November 2007, 12:42 am

Je me régale !
Les yeux qu’il fait.
Je sens qu’il va craquer.
Je le veux !
Ici et maintenant.
Parce que mon corps le réclame.
Parce que mon cœur le veut.
Parce qu’il m’aime.
Et moi aussi …

Je jette un œil sous sa ceinture et la bosse que j’y devine me rassure.
« Passons à la phase 2 ! »


DURCH 9

Spoiler:
Il ne résiste pas.
Après tout, elle n’avait qu’à pas le provoquer.
Croit-elle vraiment qu’il va rester insensible à son corps ?
Surtout si elle se met dans cette position ?
Lui dévoilant toute son intimité ?
Tous ses monts à explorer ?

Il s’assoit près d’elle.
Il va être doux ce soir.
Cette nuit.
Comme il ne l’a jamais été.
Parce que c’est lui.
Parce que c’est elle.

Il prend son temps.
Il est encore habillé.
Mais s’il continue comme ça il ne le restera pas longtemps.
Il ne sait pas qui des deux le fera se déshabiller en premier mais ça risque d’arriver très vite !



DURCH 10


Spoiler:
Il écarte ses cuisses.
Elle tente de résister.
Mais il sait où caresser pour la faire s’ouvrir pleinement.
Et il en abuse.
Elle se tortille et gémit.
S’il le voulait, il pourrait la posséder maintenant.
Mais il va encore attendre …
Un peu …

Il pose ses lèvres sur son genou gauche (à elle).
Et remonte vers ses hanches en parsemant sa peau de petits baisers.
Puis il fait de même avec sa cuisse droite.
Elle contracte ses fesses à chaque baiser.
Ça lui relève le bassin.
Comme s’il était en elle et qu’elle suivait son rythme.

D’un doigt et tout en continuant ses baisers, il entre dans son intimité.
_ Aah …
Elle prend appui sur ses talons et soulève son bassin du lit.
Il cherche et trouve ce qu’il voulait.
Ce petit bouton qu’il titille.
Qu’il caresse.
Qu’il pince.
Et qui la fait aller au septième ciel.


Ou presque.
Il se met debout au pied du lit.
Et même si l’envie, le désir le taraude, il s’arrêtera là.
Pour lui faire mal aussi.
Pour se venger.
Il le lui avait dit :
_ On ne se moque pas d’un Kaulitz comme ça !

Il se recule.
Elle le cherche du regard.
Elle ne comprend pas.
Elle se redresse sur ses avant-bras et l’interroge.
_ Qu’est-ce que tu fais ?
Elle est inquiète.
Elle le voit qui recule encore.
_ Tom ?
Et encore.

Il arrive à la porte.
Et pose sa main dessus.
Un dernier sourire.
De vainqueur.
Et il appuie sur la poignée.

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 27th November 2007, 8:15 am

Mais à quoi joue-t-il ??
Il me dit qu’il m’aime.
Je m’offre à lui.
Il m’excite comme une dingue.
Et il se barre !!

_ Qu’est-ce que tu fais ?
Je ne sais quoi penser.
Quand je l’ai vu devant ma porte, j’ai su.
Mon cœur a su que c’était lui.
Et pas Bill.
Bill sera un ami, un compagnon, un confident.
Je crois qu’il l’a compris aussi.
Et que c’est pour ça qu’il m’a écrit ce mot.

_ Tom ?
Mais, lui, Tom, est comme moi.
Entier.
Bestial.
Sexuel.
Et pourtant si sensible.
Si seul.
Si fragile.
Cette carapace qu’il affiche mais qui n’est rien.
Cette sexualité débridée pour ne pas paraître ce qu’il est.
Sauf que là, ce matin, il me tue !

Il arrive à la porte.
Et pose sa main dessus.
Un dernier sourire.
De vainqueur.
Et il appuie sur la poignée.

Je ne peux pas le laisser partir comme ça.
Alors je me lève et cours jusqu’à la porte qu’il a laissée entrouverte.
Il est là, marchant tranquillement vers les ascenseurs.
_ Tom !
Une seconde d’hésitation dans sa démarche.
Mais il ne s’arrête pas pour autant.
Je fais un pas dans le couloir puis deux :
_ Tom ! Attends …
Il est devant les portes et appuie sur le bouton.
Il tourne la tête vers moi.
Son sourire se change en une grimace de surprise.

Oh m*rde ! Je suis à poil dans le couloir.
Je fais un pas en arrière.
Il faudrait que je passe quelque chose quand même.
Si jamais quelqu’un arrive, je suis mal !
Je suspends mon pas.
Les portes de l’ascenseur viennent de s’ouvrir.
Il me sourit et entre dedans.

Que faire ?
Si je rentre prendre un vêtement, il va partir.
Si je reste comme je suis, je risque de me faire gauler.
Et bonjour la réputation !

Je cours et coince ma main dans la porte métallique.
Je vais me faire broyer les doigts.
Non. Sécurité oblige.
La porte se rouvre.
Il est accoudé à la rambarde au fond de l’ascenseur.
Et il me regarde.
Etonné de mon culot.

Croyait-il que j’allais le laisser partir comme ça ?
Sans lutter ?
Sans rien dire ?
Sans me livrer ?
Elle ne manque pas de culot !
Elle est là, devant lui, nue, dans un couloir d’un hôtel luxueux et ça ne semble même pas l’effrayer !
Elle est vraiment … exceptionnelle.

Mais c’est trop tard.
Elle a joué.
Elle a perdu.
Que peut-elle faire de plus maintenant ?

Elle le dévisage.
Aucune émotion ne transparaît dans ses traits.
Il l’admire.
Pour son courage.
Pour sa détermination.
Pour son entêtement.
Comme lui …

Mais il la hait aussi.
Pour son détachement.
Pour sa confiance en elle.
Pour sa force.
Comme lui …

Il ne croyait pas pouvoir un jour trouver son équivalent chez quelqu’un d’autre.
Encore moins chez une femme.
Et il choisit de ne pas lutter pour la garder.
De ne pas lui montrer tout ce qu’il peut ressentir.
Et que seul Bill partage avec lui.
Est-il idiot ?
Ou tout simplement amoureux ?

Une fois il a voulu aimer.
Et il s’est brûlé les ailes.
Elle l’a trahi.
Humilié.
Et il n’a jamais oublié.
Et depuis il s’amuse.
Sauf qu’aujourd’hui ce n’est plus un jeu.
Et ça lui fait peur.
Comme jamais.

_ Tom …
Elle le fixe droit dans les yeux.
Que lui veut-elle ?
_ Je t’aime …
Ah ! C’était donc ça.
Elle aussi ressent ce sentiment.
Mais l’acceptera-t-il ?
Veut-il vivre avec elle ce qui lui fait peur ?

Il se rapproche d’elle.
Il ne se sent pas encore prêt.
Alors il va lui dire au revoir.

Il pose ses mains de chaque côté de son visage.
Mémorise une dernière fois ses traits.
Se noie une dernière fois dans son regard.
Et pose délicatement ses lèvres sur les siennes.
Puis sans enlever ses mains, il la recule un peu.

Les portes commencent à se refermer car elle ne bloque plus le faisceau.
Une larme coule sur sa joue (à elle).
Son cœur (à lui) se déchire, se brise.
Va-t-il résister ?
Mes forces m’abandonnent.
Je me suis livrée.
Et il m’a achevée.

_ Tom …
Allais-je trouver le courage de le lui dire ?
De le reconnaître ?
De le vivre à nouveau ?
_ Je t’aime …
Et lui, il m’embrasse et laisse les portes de refermer sur moi !
Mon cœur saigne.
Mon âme se vide.

Je suis à poil.
Dans un couloir d’hôtel.
Et je pleure comme une gamine.
Agenouillée devant un ascenseur.
Parce qu’un jeune homme m’a plaquée.
Alors que je l’aime.
Que je l’ai gravé sur ma chair.

Je m’en vais.
Dans mes souvenirs.
Dans mes amours.
Dans mes deuils.
Une rose pour chaque homme de ma vie.
Mon père.
Mon mari.
Mon fils
Mon Bill.
Mon …

J’éclate en sanglots.
Je me cache le visage dans les mains.
Comment ai-je pu être aussi aveugle ?
Aussi puérile ?
Tomber amoureuse d’un mec de vingt ans ?
Et pourquoi pas de mon frère aussi ?
Je suis vraiment une idiote.
La plus grosse idiote du monde !
Je me suis salie.
Je me suis humiliée.
Et je suis seule.

Je sens que la brèche se rouvre.
Que je peux basculer de l’autre côté.
Que je peux me détruire encore une fois.
Et pour de bon.
Pourquoi à chaque fois que je décide de faire confiance, faut-il qu’on me trahisse ?
Qu’on me détruise ?
Qu’on me tue ?

Si seulement la blessure n’était que physique.
Si seulement la cicatrice n’était qu’extérieure.
Si seulement un pansement suffisait pour tout effacer.

Je ne sais plus quoi faire.
Vers qui me tourner.
Qui pourrait comprendre ce qu’il m’arrive ?
La mort ? …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 27th November 2007, 8:16 am

Elle est encore là.
Dans le couloir.
Devant les portes maintenant fermées de l’ascenseur.
Et elle pleure.
Il ne pensait pas qu’on pouvait pleurer à ce point.

Il a joué avec elle.
Il a gagné.
Parce qu’il lui a fait mal.
Parce qu’il s’est vengé.
Parce qu’il lui a fait comprendre sa douleur.
Parce qu’il s’est amusé.
Et il a perdu.
Parce qu’il a mal lui aussi.
Parce qu’elle le possède.
Parce qu’elle l’aime.
Parce qu’il ne peut même pas respirer sans penser à elle.

Alors il a quitté l’ascenseur à l’étage en dessous et est remonté par les escaliers.
Alors il s’est fait violence en s’avouant qu’elle était plus que toutes les autres réunies.
Alors il a laissé son cœur lui parler et il l’a écouté.
Alors il a arrêté de réfléchir pour obéir à ses sentiments.

Il s’avance doucement.
S’accroupit derrière elle.
Elle ne semble pas l’avoir entendu.
Il passe ses bras autour de ses épaules.
Et les croise sur son ventre.
Elle sursaute.
Mais ne les lui fait pas enlever.
Elle s’abandonne contre lui.
Ses larmes se tarissent.

Et là, il sait.
Que sa vie ne sera plus jamais la même.
Qu’il a besoin d’elle.
Qu’elle doit vivre avec lui.
Et lui avec elle.
Que le groupe est en danger.
Mais son cœur à l’abri.

Avec toute la délicatesse dont il est capable, il la soulève dans ses bras.
Elle blottit son visage contre son épaule.
Et pose une main sur son cœur.
Un léger sourire apparaît sur ses lèvres.
Il dépose un baiser sur son front.
Et la ramène dans sa chambre.

Cette fois, il ne partira pas.
Il ne partira plus …


Chapitre 9


Un mois et demi.
Encore un mois et demi à attendre.
À l’attendre.
Il me manque
Je n’en peux plus …

Les jours de tournage s’enchaînent les uns après les autres.
Pour l’instant tout se passe bien.
J’ai trouvé mon Lanfeust en Irlande.
Je le savais.
Mon équipe est géniale et compréhensive.
Ils savent tous pour ce qui se passe, pour ce qu’il m’arrive.
Et ils acceptent.
Parce que je les respecte.
Et eux aussi.

Depuis notre dernière nuit, deux mois de tournage intense.
À aller à droite, à gauche.
Il va bientôt falloir faire une pause.
Pour eux.
Pour lui.
Pour moi.
Mais dans un mois et demi seulement …

Que fait-il ?
Où dort-il ?
Dans quelle ville ?
Pense-t-il à moi ?
On peut passer une nuit à se parler via MSN mais ce n’est pas comme s’il était là, avec moi.

Son odeur.
Sa peau.
Son sourire.
Ses yeux .
Tout me manque.
Mais je tiens le coup.
Pour eux.
Pour lui.
Pour moi …
Une fois par semaine, il fait nuit blanche.
Et elle aussi.
Ils se parlent sur le net.
Ils sont trop loin l’un de l’autre.
Mais c’est la vie !

Alors il fait avec.
Parce qu’il l’aime.
Parce qu’elle l’aime.
Parce que dans un mois et demi il sera avec elle.
Parce qu’il va la rejoindre.
Pour une semaine …

Ce sera court et long en même temps.
Ce sera déjà ça.
Cette tournée qui n’en finit pas.
Ce film qui n’en finit pas.
Et entre, eux.
Leur amour.
Leur couple.
Leur vie.

Il a découvert qu’elle l’avait gravé dans sa peau.
Au propre.
Cette dernière nuit passée ensemble..
Où il a mémorisé chaque partie de son corps, chaque grain de sa peau, chaque courbe.
Il en rêve des fois.
Comme si elle était là, à côté de lui.

Ses roses.
Une pour chaque homme de sa vie.
Son père.
Suicide par pendaison.
Son mari et son fils.
Tués par un chauffard ivre.
Bill.
Petit frère qu’elle rêvait d’avoir.
Et lui, Tom.

Qu’est-il pour elle ?
Elle a déjà connu l’amour avec un grand A.
Elle a déjà eu une famille.
Elle a déjà vécu en couple.
Son homme ?
Son jouet ?
Sa moitié ?

Pour la première fois depuis que le groupe s’est formé, il a écrit une chanson.
Seul.
Sans les mots de Bill.
Sans les notes des autres.
Avec ses mots à lui.
Avec ses notes à lui.
Il leur a fait écouter.
Ils ont aimé.
Ont commencé à féliciter Bill.
Avant de se rendre compte qu’il n’y était pour rien.
Et de se sentir bêtes pour ne pas l’avoir cru capable d’écrire lui aussi.

C’est la dernière chanson de chaque concert.
Pour qu’il ne l’oublie pas.
Pour que tous sachent.
Pour qu’elle soit près de lui …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 2nd December 2007, 12:45 am

Ils sont sympas d’être sympas avec moi mais là ça fait beaucoup !
Depuis que je suis arrivée, ils me bichonnent.
Trop.
Ça cache quelque chose.
Et il faut que je sache quoi.

_ Mathew ?
Lui, il va me parler.
Tout me dire.
Parce qu’il est incapable de me mentir.
_ Qu’est-ce qu’il y a ?
Il ne me répond pas.
Il cherche quelque chose à dire.
Et je sais que ce ne sera pas la vérité.
_ Ben …
_ Accouche ! Tu m’énerves là !
Il me supplie du regard de ne pas insister.
Je vais le tuer s’il ne dit rien !
_ Comment dire ?
_ Ben, le plus simplement possible, ce sera déjà un bon début, non ?
Il hésite.
Et là je me rends compte que tout le monde me regarde à la dérobée.
Comme si je ne les voyais pas.
_ QUOI ! Qu’est-ce que vous avez tous ce matin ?

Un bruit.
Léger.
Mais il m’a dérangé.
Parce qu’il m’a rappelé quelque chose.
Une habitude que j’ai en arrivant sur le plateau.
Tous les matins.
_ Mat …
_ Écoute, Murielle …
_ Tais-toi !
Je cherche autour de moi.
Il n’y en a pas un seul.
D’ordinaire, ils sont disséminés un peu partout.
Et là, je n’en vois aucun.
Ils savent que je sais qu’il manque quelque chose.
Ils deviennent nerveux.
Ils savent qu’il ne faut pas pousser trop loin.
Ils font comme si de rien n’était et reprennent leurs activités.
Mais j’ai entendu le bruit.
Et je vais trouver !

Je fais style « J’ai rêvé » et je prends le planning de la journée que me tend Mathew.
Je fais semblant de le lire.
Et j’écoute.
Et je furète des yeux.
Et je l’entends à nouveau.
Mais cette fois je ne le montre pas.
Encore une fois.
_ Marie ! Amène-moi ça, s’il te plaît !
Ils s’immobilisent tous.
Je vois de la peur dans leur regard.
Mais à quoi jouent-ils ?

Elle marche vers moi, toute penaude.
Les autres lui jettent des regards de crainte.
Qu’a donc ce journal de si particulier pour qu’ils ne veuillent pas que je le lise ?
_ Mat ! Rends-le moi !
Le saligaud, il me l’a piqué des mains dès que Marie me l’a donné.
Et il le cache derrière son dos.
À quoi joue-t-il lui aussi ?
_ Ou tu me le donnes. Ou je sors en acheter un autre.
Il réfléchit.
Il sait que je peux et vais le faire.
Alors il choisit la bonne solution.

_ Bon … Qu’est-ce qu’il y a dans ce journal qu’il faut me cacher ?
Je le feuillette page à page.
Ils murmurent entre eux.
Rien dans l’actualité mondiale.
Ni locale.
Rien en sport.
Ou mode.
Rien en …

Si !
Je laisse le journal tomber de mes mains.
J’ai juste le temps d’attraper une chaise et de m’écrouler dessus.
Ils accourent tous autour de moi.
S’inquiètent.
Moi, je reste là.
Mon regard se vide.
Mes oreilles se bouchent.
Je vois des ombres.
J’entends des sons étouffés.

Je pars.
Ailleurs.
Là où je ne souffre pas.
Là où on se retrouve à chaque fois …
Il a déjà fait son sac, pris sa douche, s’est habillé et attend dans le hall de l’hôtel.
C’était leur dernière date en Europe.
Et demain ils seront aux Etats-Unis.
Dans le même pays qu’elle.
Encore un mois et demi à attendre et ils seront ensemble.
Pour une semaine.
Avant qu’elle ne retourne en tournage.
Avant qu’il ne retourne en studio.
Il a sa place pour leur concert de San Francisco dans sa poche depuis le début de la tournée.
Elle ne le quitte pas comme si elle pouvait la remplacer.

_ Tom ? Ouaaah … t’es tombé du lit ou quoi ce matin ?
_ Ah ah ah … Pas toi, par contre !
Gustav le regarde bizarrement.
Depuis qu’il a revu cette femme, Tom a changé.
Il est le premier à être prêt, le premier à aller se coucher, le premier à râler s‘ils ont cinq minutes de retard …
Même sa mère ne le reconnaît plus.
Il faut dire qu’un Tom amoureux ça vaut toutes les merveilles du monde !
Ils n’arrêtent pas de le charrier, Bill en premier.

Lui aussi va mieux d’ailleurs.
Il ne se dispute plus (ou presque plus) avec Tom.
Ils sont redevenus complices.
Et c’est bien.
Georg le soupçonne même d’avoir rencontré quelqu’un.
Gustav lui soutient que non.
Mais Georg lui a mis un doute :
_ Demande-lui qui est Nini …
Nini ? C’est quoi ça ? Une marque de chocolat ?

_ Et Tom ! Tu pourrais pas arrêter de penser à Mu de temps en temps ?
Tom regarde Bill étonné : qu’est-ce qu’il lui chante là ?
_ J’aimerais bien dormir, moi, la nuit !
Ils le regardent tous, sans comprendre.
Gustav et Georg s’attendent encore à une vanne.
Mais laquelle ?
_ Parce que les images porno que tu m’envoies dans la tête, ça perturbe mon sommeil !
Ok. Encore une vanne sur son couple.
_ Tu peux parler, toi ! lui répond Tom. Comment va … Nini ?
Bill fait des yeux de merlan frit, ouvre la bouche mais aucun son ne sort, regarde Tom – son portable – Tom – son portable …
_ T’inquiète : j’ai encore rien dit !
_ Tom !

Et les voilà partis en course poursuite.
Tom se marrant comme un dératé.
Bill lui courant après en lui hurlant de lui dire comment il sait.
Gustav courant après Bill en lui demandant qui est Nini.
Et Georg qui, plié en deux, compte les tours de hall qu’ils font.
Ils sont de retour.
Comme à leur débuts.
Comme ils l’étaient toujours.
Mais plus depuis quelques temps.
_ C’est bon les gars, on se calme ! rugit David.
Et les voilà stoppant net devant lui, se rentrant les uns dans les autres, s’écroulant par terre, écrasant leurs valises.
David secoue la tête de désespoir : ils sont et resteront de grands enfants, amoureux ou pas.
_ Allez … On y va : le bus nous attend.
Je suis encore sur ma chaise.
J’ai encore mes « abeilles » qui s’agitent autour de moi.
Mon regard est fixe.
Ma respiration égale.
Je me souviens de ce que j’ai lu.
Enfin, le titre de l’article en tout cas.
Parce qu’après c’est le trou noir.
« Faudra que je le lise mieux » me dis-je.

Je ne savais pas qu’on pouvait revoir toute sa vie en quelques secondes.
Je pensais que c’était juste avant de mourir.
Mais là, je ne suis pas morte.
Alors quoi ?
Je suis l’exception qui confirme la règle ?
Peut-être …

Première fois que j’ai nagé dans la mer.
Mon père me tient sous les bras.
J’ai à peine un an …

Premier sang.
Le doigt de mon frère.
Je le lui ai coincé dans la chaîne du karting.
Et j’ai tourné la pédale … sans faire exprès …

Premier amour.
Hardos. Cheveux châtains bouclés. Yeux verts. Guitariste.
Mais trop timide, je n’ai pas tenté ma chance …

Première bière.
En Irlande. Une Guinness.
Et toutes celles qui ont suivi …

Première moto.
Un virage. Du verglas.
Un mois d’hosto et une jambe plâtrée …

Première fois.
Avec Fabio.
Le paradis …

Premier cercueil.
Mon père.
Une corde autour du cou dans notre garage …

Premiers cris.
Pour Léo.
Contractions à te tuer …

Première gloire.
Gipsy.
Mais sans moi …

Première baffe.
Maintenant.
Mathew.

_ Ne … le … re … fais … pas !
Il arrête sa main à quelques millimètres de mon visage.
_ Une semaine d’arrêt de tournage … à partir de maintenant !
_ Mais Mu, tu ne peux pas …
_ SI ! Et je le fais !
_ Mais …
_ Mais quoi ! Tu veux m’en empêcher peut-être ?
Il fait non de la tête.
Il sait que si quelqu’un essaye de m’arrêter, ce ne sera pas moi qui aura mal.
C’est écrit dans mon regard.
Celui qui te tue sur place.
Celui que te met au défi de faire le contraire de ce que je dis.
Celui qui signifie ta mort si tu résistes.

Deux heures plus tard, je suis à l’aéroport.
Prête.
Dans une heure ils seront enfin dans l’avion.
C’est marrant mais depuis quelques temps, l’avion ne lui fait plus peur.
Parce qu’il sait enfin à quoi il peut lui servir.
Autre qu’à le faire voyager.
Autre qu’à le trimballer d’un point du monde à un autre.
Autre qu’à lui faire perdre son temps.

Plus il en prend, plus ça la rapproche d’elle.
Allemagne.
France.
Angleterre.
Italie.
Etats-Unis …

Il ferme les yeux.
Et repense à leur relation.
À la façon dont tout a commencé.

C’est de sa faute à elle.
Avec son film.
Avec leur chanson.

C’est de sa faute à elle.
Avec ses remarques.
Avec son tatouage.

C’est de sa faute à elle.
Avec sa moto.
Avec sa bouche.

C’est de sa faute à elle.
Avec Hong Kong.
Avec le balcon.

C’est de sa faute à elle.
Avec Bill.
Avec cette pétasse blonde.

C’est de sa faute à elle.
Avec leur nouvel album.
Avec Hambourg.

C’est de sa faute à elle.
Avec leur tournée.
Avec son film.

Il sombre dans le sommeil.
Et l’y retrouve.
Plus belle que jamais.
Plus amoureux qu’il ne l’a jamais été …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 2nd December 2007, 12:45 am

Deux jours …
Deux jours que c’est arrivé et je ne le sais qu’aujourd’hui !
Ça m’énerve.
Ça me désole.
Mais comment ai-je pu passer à côté de ça ?!
Et cet avion qui n’avance pas !
Enfin, si mais pas assez vite !
« Rendez-moi le concorde ! »

À peine arrivée, je hèle un taxi et m’y engouffre.
Je pensais faire un crochet par chez eux.
Mais ils n’y seront pas.
Alors je dépose mes affaires à l’hôtel.
Et je vais attendre.
Le bon moment.
Le bon jour pour y aller.

Ça me fait bizarre de savoir ça.
Je ne sais pas comment réagir.
Tant de choses se bousculent dans ma tête.
Je ne prends même pas le temps de les analyser, d’y jeter un œil.
Tout est embrouillé.

Que dois-je ressentir ?
Colère ?
Douleur ?
Peur ?
Haine ?
Meurtre ?
Indifférence ?
Inquiétude ?
Incertitude ?
Confiance ?
Amour …

Ils m’ont apporté tant de choses, fait vivre tant de sentiments.
Et c’est déjà fini.
D’une façon tellement improbable que je ne peux l’accepter.
Pourquoi eux ?
Pourquoi moi ?
Pourquoi lui ?

Ces fichues groupies …
Toujours à roder.
Toujours à les épier.
Toujours à raconter.
Toujours à s’imaginer.
Toujours à les attendre.
Toujours à en demander plus.

Ça ne finira donc jamais ?!
Pour tous les groupes de musique, ou toutes les stars de cinéma, ou tous les écrivains, ou tous les n’importe quoi, il y avait, il y a et il y aura toujours des gens capables du pire et du meilleur pour les approcher, pour leur parler, pour les rencontrer, pour les admirer, pour les aimer …

Ils sont des gens normaux avant tout.
Avec leurs soucis, leurs peurs, leurs doutes.
Avec leur amour.

Et moi, je suis au milieu de tout ça.
Et eux, ils sont au milieu de tout ça.
Et lui est au milieu de tout ça.
Ça ne finira donc jamais ?
Ils sont tous là.
À leur parler.
À les regarder.
À attendre des réponses qui ne viendront pas.

De toute façon, ils n’ont pas envie de leur parler.
De les regarder.
De leur répondre.

Ils sont bien là où ils sont.
Même s’ils se sentent un peu seuls.
Georg et Gustav sont là aussi.
Impassibles.
Solides.
Ensemble.

Que vont-il faire maintenant ?
Ils aimeraient partir mais ils ne le peuvent pas.
Ils aimeraient leur dire que tout va bien mais ils ne le peuvent pas.
Ils aimeraient les serrer dans leurs bras mais ils ne le peuvent pas.
Ils aimeraient s’échapper pour aller voir leurs amours mais ils ne le peuvent pas.
Alors ils attendent.
Parce qu’ils savent qu’elles viendront à eux et qu’alors tout ira bien.
Tout ira mieux.

Pourtant, un grand vide s’est installé.
Et ils savent que la vie ne pourra plus le remplir.
Alors ils espèrent.
Mais quoi ?

Que peuvent-ils faire de plus ?
Rien.
Seulement attendre qu’elles viennent.

A leur manière ils les remercient tous d’être là, d’être venus les voir.
Qui aurait pu croire qu’une telle chose puisse arriver ?
Aussi soudainement.
Aussi brutalement.
Ils leur communiquent leur amour, leur tendresse par vagues.
Certains le comprennent et l’acceptent.
D’autres non.

Ils ont juste de la peine pour les deux G.
Que vont-ils devenir maintenant ?
Comment vont-ils pouvoir les aider ?
Si seulement ils pouvaient leur dire …
une dernière fois …

Alors ils font un effort.
Surhumain.
_ Georg …
_ Quoi, Gus ?
_ Tu sens ?
Georg fronce les sourcils. Et attend.
Il doute.
Puis soudain il sent.
Sur sa peau.
Dans son cœur.
Ils sont là.
Ils seront toujours là.
Même s’ils vont devoir affronter la vie …
seuls …

Ça fait des heures que j’attends.
Mais je peux encore attendre.
Parce que je dois les voir.
Leur parler.
Une dernière fois.

J’ai assisté à tout.
De loin.

Tous ces gens qui sont venus les voir.
Qui ont essayé de leur parler.
Mais qui n’y arrivent pas.

Toutes ces filles qui ont crié et pleuré.
Comme si elles pouvaient faire plus.
Et qui ne pourront pas s’approcher d’eux avant longtemps.
Et qui ne pourront plus s’approcher d’eux pour toujours.

Toutes ces larmes qui ont coulé.
Et qui coulent encore.
Et qui couleront longtemps après.

Comment peuvent-ils croire qu’ils vont revenir en arrière ?
Qu’ils en ont le pouvoir ?
La volonté ?

Moi, je peux comprendre.
Je peux sentir.
Ressentir.
Parce que j’ai déjà vécu ça.
Et parce que je sais ce que l’avenir me réserve.
Et parce que je vais le leur dire et qu’après ça ira mieux.

Les gens commencent à partir.
À leur ficher la paix.
Il ne reste plus que les proches.
J’en fais partie.
Et en même temps, non.
Alors j’attends.
Mon tour.

Il n’en reste plus que trois.
Les deux G.
Et une fille.
Je la connais pas.
Mais elle est bouleversée.
Les deux G la soutiennent.
Elle parle à Bill.
Mais il ne lui répond pas.

Je souris.
Parce qu’il avait enfin trouvé quelqu’un.
Parce qu’il avait enfin enfermé ses démons dans une boîte.
Et que c’est elle qui en avait la clé.
Sans le savoir.
Elle s’en va.
Perdue dans sa vie.

Georg.
Gustav.
Ils ont là.
Impassibles.
Solides.
Ensemble.
Ils s’en sortiront.
Je les aiderai.
Ils m’ont aperçu tout à l’heure.
M’ont souri.
Ont compris que mon tour viendrait.

L’atmosphère change.
J’ai la chair de poule.
Pourtant on est en mai.
Il fait doux.

Et là je sens.
Je sens que je dois y aller.
Avant de ne plus en avoir la force.
Avant de les quitter pour toujours …

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Re: Durch den Monsun - à jamais ... (en cours)

Post by Admin on 2nd December 2007, 12:46 am

Bonjour mes anges.
Je crois que je ne vais pas tenir le coup.
_ Pour une fois je vais pouvoir vous parler sans que ça tourne au drame.
Ça fait longtemps que je n’ai pas fait ça.
Dix ans en fait.
_ Vous me manquez … déjà …
Une larme coule sur ma joue.
Suivie par d’autres.
_ Je …

Mes yeux se ferment.
Les voir dans cet état m’est insupportable.
Pourtant il faut que je tienne le coup.
Pour leur annoncer la nouvelle.

Je me revois deux jours avant quand j’ai atterri à Hambourg.
C’était affiché partout.
Toutes les unes de magazines ou de journaux montraient la photo.
Cette photo.
Et toutes ces filles qui pleuraient.
Elles ne les connaissaient que par photos interposées et là, on avait l’impression que c’était un membre de leur famille qui était parti.
Si seulement elles savaient …

J’en ai acheté un.
Pour savoir.
Et quand j’ai su, j’ai regretté.
Parce que j’aurais voulu toutes les tuer, ces filles.
Parce que c’était à cause d’elles que c’était arrivé.
Parce qu’à cause d’elles, je ne pourrais pas vivre pleinement avec lui.
Parce que je vais encore une fois me retrouver seule.
Avec ma vie.
Avec mon cœur.
Avec mes …

_ De toute façon, vous n’êtes pas morts.
Je revois la photo.
Leur bus.
Dans un fossé.
Une voiture encastrée dans l’avant.
Des groupies.
Elles voulaient les suivre à l’aéroport.
Deux rescapés : les deux G.
Deux victimes : les jumeaux.
Elles leur ont coupé le chemin.
Parce qu’une voiture arrivait sur la voie d’en face.
Le chauffeur a freiné.
Et a perdu le contrôle du bus.

BANG !!

Finie la vie
Bonjour la mort.
Il paraît qu’ils n’ont pas souffert.
Malheureusement pour eux, ils étaient du côté « écrasé » du bus.
Contrairement aux deux G.
Lucky boys !

Je dépose une rose blanche sur leur tombe.
Même dans la mort ils seront ensemble.
J’embrasse leur stèle.
La caresse avant de leur dire :
_ Au revoir mes anges.

Je recule d’un pas.
Je ne pleure plus.
Je dois être forte maintenant.
_ Vous n’êtes pas morts, mes anges.
Je passe une main sur mon ventre rond.
_ Vous êtes là maintenant. Tous les deux.
Depuis quatre mois.
_ À bientôt, mes anges !

Et je pars sans me retourner.
Un sourire aux lèvres.
Bientôt ils seront de retour avec moi.
Et peu m’importe lequel des deux est le père.
Parce qu’ils le sont tous les deux.

Pour l’éternité.

À jamais …


DIE ENDE

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Post by Admin on 2nd December 2007, 12:49 am


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